Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

chroniques films & courts-metrages

Film "Tolkien" de Dome Karukoski DVD 20th Century Fox 2019

Publié le par Annie et Kristel

Pour bien commencer l'année 2020 que nous vous souhaitons douce et heureuse, nous avons choisi de chroniquer le film "Tolkien". En effet, nous connaissons tous l'univers si particulier du "Hobbit" et donc du "Seigneur des anneaux", créé par John Ronald Reuel Tolkien ou plutôt J.R.R.Tolkien, mais moins l'homme qui se cache derrière l'auteur de ce monde imaginaire inspiré des mythologies germanique et celtique. Ce biopic est l'occasion de revenir sur cette partie méconnue de la vie de Tolkien, privilégiant sa jeunesse et ses années d'apprentissage.

L'histoire : né en Afrique du Sud mais résidant en Angleterre, J.R.R.Tolkien perd très tôt son père puis sa mère. Son tuteur l'envoie avec son frère vivre dans une pension de famille où il rencontre une orpheline, Edith Bratt, dont il tombe amoureux. Il intègre l'école King Edward's à Birmingham où il impressionne ses camarades en récitant à la perfection "Les contes de Canterbury". Tolkien fonde avec trois d'entre eux un groupe littéraire dont les membres sont liés par une profonde amitié.

Il part ensuite à Oxford et est contraint par son tuteur d'arrêter de fréquenter Edith qui se fiance à un autre homme. Ils se revoient juste avant le départ de John pour le front de l'Ouest, la première guerre mondiale venant d'éclater. 

Deux de ses amis meurent pendant la bataille de la Somme durant laquelle il est lui-même blessé. De retour du front, John épouse Edith. Plus tard, il convainc la mère d'un de ses défunts amis de publier à titre posthume les poèmes écrits par son fils. Le film s'achève avec Tolkien écrivant la première phrase de "Bilbo le Hobbit".

C'est avec intérêt et curiosité que nous nous sommes immergées dans "Tolkien". Comme nous vous l'avons dit en début d'article, "Bilbo le Hobbit" et "Le seigneur des anneaux" sont des œuvres majeures, sources de la fantasy actuelle, faisant presque oublier le parcours de Tolkien, auteur à l'imagination foisonnante, porté par sa passion de l'écriture mais aussi des mots sous toutes ses formes, philologue érudit ayant une connaissance approfondie de langues anciennes. C'est d'ailleurs grâce à ce savoir qu'il parviendra à instaurer son propre langage dans "Le Seigneur des anneaux" notamment, un atout indéniable enrichissant la mythologie de sa saga, remettant ainsi au goût du jour la fantasy. Tolkien a ainsi inspiré des générations d'écrivains. 

Pourtant, les choses avaient mal commencé pour lui: la perte de ses parents, des élèves à priori hostiles avant de devenir ses meilleurs amis, des frères d'armes, l'élue de son cœur qu'il croit perdre, et surtout cette terrible guerre qui ravage et détruit tout ce qu'il a eu tant de mal à construire, entre confiance en soi, persévérance et fragilité. "Tolkien" rend hommage et justice au père du "Hobbit" et du "Seigneur des anneaux" en nous faisant part de la genèse de sa création, pour comprendre comment celle-ci a pris vie, grâce au formidable pouvoir de son imagination dans laquelle il a très tôt trouvé refuge, puisé des contes que lui lisaient sa mère. L'atout de ce film est son casting composé de Nicholas Hoult ("X-Men", le méconnu "Warm Bodies") dans le rôle-titre de Tolkien, tout en sobriété et sensibilité, et la délicate Lily Collins ("The Mortal Instruments", qui a réussi à s'imposer par son talent et non comme étant la fille de Phil) dans celui d'Edith, la femme de sa vie, toujours là pour lui, ainsi que Derek Jacobi (inoubliable "Cadfael" dans la série éponyme).

Bien sûr,  en dépit de toutes ses qualités, "Tolkien" présente quelques longueurs ayant suscité lors de sa sortie en salles des avis mitigés, voire négatifs, lui reprochant également à tort une trop grande neutralité dans le traitement de ce biopic, mais c'est paradoxalement son rythme atypique qui permet de brosser le portrait de ce grand auteur tout en conservant cette aura mystérieuse qui le caractérise.

Film "Tolkien" de Dome Karukoski DVD 20th Century Fox 2019

Voir les commentaires

Film "Mutafukaz" de Shōjirō Nishimi et Guillaume "Run" Renard Ankama/AB Vidéo DVD 2018/2019

Publié le par Annie et Kristel

Pour notre première chronique de film d'animation, nous avons bien sûr choisi "Mutafukaz" avec pour casting vocal Orelsan (dont le clip "Fantômes" issu de la réédition de son dernier album "Epilogue" vient tout juste d'être mis en ligne sur YouTube), Gringe et Redouanne Harjane dans les rôles respectifs d'Angelino, Vinz et Willy.

L'histoire : Angelino est un jeune homme perdu vivant à Dark Meat City, une cruelle mégalopole écrasée par le soleil bien trop présent de la Californie. Le jour, il livre des pizzas et la nuit, il squatte une misérable chambre d'hôtel avec son coloc Vinz et une armée de cafards qui se sont pris d'amitié pour lui (et oui, c'est possible). Un accident de scooter va bouleverser sa vie en lui faisant croiser la divine Luna, une fille aux cheveux noir de jais qui hantera son esprit. C'est alors que notre héros commence à souffrir de maux de tête et d'étranges hallucinations. Hallucinations, vous dites ? A moins que la vérité soit plus nuancée. De mystérieux hommes en noir le poursuivent, qui permettent à Angelino de comprendre qu'il est leur cible. Mais pourquoi lui ? Sa rencontre avec Luna est-elle vraiment le fruit du hasard ? Quel est le secret des origines d'Angelino ?

Photos ci-dessus de gauche à droite : Shōjirō Nishimi et Guillaume "Run" Renard

Produit par Ankama Animations, "Mutafukaz", l'adaptation de la BD éponyme de Guillaume "Run" Renard, sort des sentiers battus, à mi-chemin entre le manga, l'univers hip-hop US, la culture pop et geek, tout en empruntant beaucoup aux codes des comics, nous faisant oublier qu'il s'agit d'un film d'animation (pour adultes) grâce à un rythme speed où les rebondissements s'enchaînent en faisant également la part belle à l'onirisme, le droit à la différence, et surtout l'écologie. Une véritable leçon d'humanité entre gravité, humour noir et violence savamment dosés. Dès sa création, "Mutafukaz" a été pensé comme un projet international, co-produit en France et au Japon. Avant même sa sortie officielle, le film a voyagé, passant par des festivals dans le monde entier, notamment aux USA où il a choqué quelques spectateurs. N'oublions pas que "Mutafukaz" signifie "Mother Fucker" "Nique ta mère" en francais, ce qui explique qu'il y ait été rebaptisé "MFKZ". Malgré des problèmes de distribution ayant retardé son exploitation cinématographique, le film a finalement réussi à s'imposer et à s'exporter grâce à sa qualité visuelle et cinématographique.

Ci-dessus de gauche à droite : les personnages de "Mutafukaz" Willy, Vinz et Angelino

Porté par la musique de The Toxic Avenger et la participation de Matt Bastard, leader du groupe Skip The Use (sur un titre de la BOF "Grave Of Broken Dreams"), "Mutafukaz" doit aussi énormément au doublage qui donne littéralement vie aux personnages et à leur formidable amitié. La bande de potes formée par Orelsan qu'on ne présente plus (et qui avait déjà doublé l'anime "One Punch Man"), Gringe, à la fois acteur et rappeur (dont l'excellent album "Enfant Lune" vient d'être certifié disque d'or-chronique disponible sur notre blog), et l'humoriste aux multiples facettes Redouanne Harjane (M, meilleur acteur aux Venice Days), est parvenue à nous faire apprécier ces êtres hors du commun : le sensible Angelino qui s'avère plus puissant et redoutable qu'il ne le pense, Vinz à la tête de mort perpétuellement en feu, son meilleur ami toujours là pour l'aider, contrairement à l'amusant et zozotant Willy, plein de bonnes intentions mais pas très courageux. Impossible en les retrouvant tous les trois de ne pas penser à "Comment c'est loin", film chroniqué sur notre blog (Vinz disant à Angelino "Comment j'ai faim", une des répliques de "Comment c'est loin") ou aux Casseurs Flowters (leurs personnages dans la série "Bloqués" et la tête enflammée de Vinz qui n'est pas sans rappeler leur clip "Fais les backs").

Ci-dessus de gauche à droite : Redouanne Harjane, Orelsan et Gringe

A noter également que Féodor Atkine à la riche carrière (la voix française de "Docteur House", c'était lui) et Guillaume "Run" Renard himself viennent compléter ce doublage haut de gamme dans les rôles du méchant Mister K et du commentateur de catch, Mommie et Papy Reggaeton.

"Mutafukaz" a remporté le prix du Jury Jeunes de la région Grand Est et celui de la Meilleure musique originale au festival international du film fantastique de Gérardmer. Des détails qui ne trompent pas pour ce long-métrage que nous vous recommandons.

Film "Mutafukaz" de Shōjirō Nishimi et Guillaume "Run" Renard Ankama/AB Vidéo DVD 2018/2019

Voir les commentaires

Film "Music of my life" de Gurinder Chadha 2019

Publié le par Annie et Kristel

La musique de ma vie...

Le 19 juin dernier, en pleine canicule, un SMS nous est parvenu d'Elliott Murphy (auteur/compositeur/interprète et également écrivain/poète), une de nos connaissances, nous informant de sa participation (bien que ne jouant pas dans le film) ce même soir à l'avant-première du long-métrage "Blinded By The Light" de la réalisatrice Gurinder Chadha ("Joue-la comme Beckham") rebaptisé contre toute logique en France "Music Of My Life". Co-organisés par le magazine "Rolling Stone" (version française) et le groupe UGC, cet événement a permis à Elliott Murphy et son fidèle guitariste Olivier Durand d'interpréter dans un cinéma parisien des titres phares de Bruce Springsteen, alias le Boss. Elliott Murphy et Bruce Springsteen: deux potes ayant débuté en même temps, mais dont les carrières ont pris des directions différentes, Elliott ayant préféré poser ses valises en France. Voilà ce qui résume ce lien quasiment fraternel entre les deux musiciens. Le public était sous le charme, également conquis par le film "Music Of My Life" (standing ovation et applaudissements à l'appui), un irrésistible Feel Good Movie autour de l'univers de Bruce Springsteen, justement.

(Crédit photo : Rolling Stone magazine France)

L'histoire : peut-on trouver un sens à sa vie grâce à la musique ? Bien sûr, en particulier lorsqu'il s'agit du légendaire Bruce Springsteen. C'est ce qui va arriver en 1987 à Javed, un jeune homme d'origine pakistanaise passionné par l'écriture, qui, vivant à Luton, petite ville anglaise au difficile climat social, va voir sa morne existence bouleversée quand un ami, Roops, lui fait découvrir Bruce Springsteen. Là, avec ces cassettes, le déclic se produit, la magie opère, en particulier avec "The River". Javed s'identifie immédiatement aux textes qui retranscrivent exactement tout ce qu'il ressent : le racisme dont il est victime, ses déboires sentimentaux, un avenir incertain et une famille trop présente, dominée par un père très conservateur, qui veut lui imposer un destin tout tracé. 

Ces chansons et sa passion pour l'écriture, devenues un refuge, vont l'aider à s'accomplir, trouver sa place et sa propre voie. Javed va même partir sur les traces du Boss. 

Inspiré d'une histoire vraie, celle du journaliste et écrivain Sarfraz Manzoor et de son ami Amolak (Roops dans le film), auteur du livre "Greetings From Bury Park: a memoir", "Music Of My Life" est un long-métrage positif, offrant un message d'espoir, principalement basé sur les titres de Bruce Springsteen, dont les inoubliables "Dancer In The Dark" et "Promised Land", ayant permis au héros de "suivre ses rêves et de devenir écrivain", dixit le vrai Javed (Sarfraz Manzoor), interprété tout en subtilité par le talentueux Viveik Kalra, dont c'est le premier rôle au cinéma, et certainement pas le dernier. 

(Photo représentant Sarfraz Manzoor et Amolak en périple aux États-Unis sur les pas de leur idole, Bruce Springsteen)

RDV le 11 septembre 2019 pour découvrir "Music Of My Life" en salles.

Film "Music Of My Life" de Gurinder Chadha (2019) avec Viveik Kalra, Kulvinder Ghir, Meera Ganatra

Voir les commentaires

Film "The Greatest Showman" de Michael Gracey Fox 2017/2018

Publié le par Annie et Kristel

Aujourd'hui, nous allons vous parler de "The Greatest Showman", un film musical que nous avons beaucoup apprécié et que vous avez peut-être déjà vu, mais qui mérite qu'on s'y attarde davantage.

"The Greatest Showman", premier long-métrage du réalisateur de publicités Michael Gracey, s'inspire de la création du cirque Barnum, unique en son genre, une histoire vraie revisitée dans un tourbillon de lumières, de couleurs et de musique.

L'histoire: dans les années 1870 à New York, l'homme d'affaires Phineas Taylor Barnum (Hugh Jackman) souhaite développer une activité de divertissement afin d'embellir le quotidien de sa famille. Alors que son musée de cire est en faillite, il décide de créer le Freak Show, un spectacle composé de comédiens aux caractéristiques et capacités particulières (femme à barbe, personne de petite taille). Phineas Taylor Barnum invente ainsi ce qui deviendra le fameux cirque Barnum, conformément à ce qu'il souhaitait, entrer dans l'histoire. Apprécié par certains, critiqué par d'autres, le spectacle est controversé. Afin d'améliorer son image et guidé par son ambition, il s'associe avec Philip Carlyle (Zac Efron), un jeune dramaturge influent qui va lui permettre de se faire connaître bien au delà du continent américain...

Côté distribution, outre Michelle Williams n'ayant plus rien à prouver, Zac Efron loin de "High School Musical", qui confirme ici une fois de plus ses talents d'acteur/chanteur grâce au couple qu'il forme à l'écran avec la révélation Zendaya, également actrice/chanteuse, nous retrouvons dans le rôle principal l'excellent Hugh Jackman, bien loin de Wolverine, "The Greatest Showman" lui permettant de renouer avec sa passion pour le chant, la danse, dans lesquels il est parfaitement à l'aise, à l'image de sa performance passée dans "Les Misérables" et ses nombreuses prestations scéniques. Hugh Jackman est d'ailleurs l'un des producteurs de "The Greatest Showman". Contrairement à ce qu'on pourrait penser de par l'époque à laquelle se situe l'action du film, la musique est très actuelle, ce qui peut dérouter les puristes. Mais elle n'en demeure pas moins efficace et entraînante.

Cette comédie musicale flamboyante, digne des meilleurs shows de Broadway, est un concentré de bonne humeur loin de toute mièvrerie, autour du rêve américain, de l'acceptation de soi et surtout du droit à la différence. "The Greatest Showman" a remporté à juste titre de nombreux prix et nominations. Fort de ce succès mondial, le réalisateur Michael Gracey a annoncé le développement d'une suite, une excellente nouvelle.

Toutes les chansons sont bien sûr interprétées par les acteurs, alternant poésie, émotion, rêve, disponibles sur la bande-originale du film. Mais saviez-vous qu'il existait une deuxième BOF intitulée "The Greatest Showman Reimagined" qui propose les mêmes titres réinventés par d'autres artistes tels que Panic At The Disco, Pink et sa fille, Kelly Clarkson, Kesha, Missy Elliott, Craig David et le meilleur pour la fin, la reprise de James Arthur en duo avec Anne-Marie du superbe "Rewrite The Stars", interprétée à l'origine par Zac Efron et Zendaya. Afin d'avoir des étoiles dans les yeux, plongez dans ce magnifique clip disponible à la fin de cet article.

 

Voir les commentaires

Film "Le jour où je l'ai rencontrée" de Gavin Wiesen DVD 20TH Century Fox 2011/2012

Publié le par Annie et Kristel

Le week-end approchant à grands pas, nous avons eu envie de vous faire découvrir le premier film de Gavin Wiesen, "Le jour où je l'ai rencontrée". Bien qu'il date déjà de 2011, ce long-métrage sélectionné au festival de Sundance reste intemporel par son côté intimiste, non commercial et sa fraîcheur.

L'histoire : George (Freddie Highmore), un lycéen intelligent mais introverti, passionné par les arts plastiques, sa façon d'exprimer ses sentiments, manque de motivation pour continuer ses études, compromettant ainsi son avenir. En effet, l'université risque de lui fermer ses portes. Mais le destin va mettre sur son chemin deux personnes qui vont bouleverser son existence. La toute première, Sally (Emma Roberts) une jeune fille pleine de vie étudiant dans le même lycée que George, cache sa mélancolie derrière sa popularité et son statut de reine de beauté. Tout le contraire de notre héros. Et pourtant, l'amour va les réunir. Dustin, un artiste peintre, va de son côté encourager George dans la voie du dessin. L'heure est aux choix. Quand l'amour vient frapper à votre porte, faut-il tout sacrifier pour lui ou à l'opposé trouver un compromis ?

S'inscrivant dans la lignée des films indépendants américains, "Le jour où je l'ai rencontrée" évoque de façon crédible les tourments de l'adolescence, le premier amour, les difficultés à devenir adulte avec ses bons et ses mauvais côtés, en prenant des décisions parfois douloureuses.

A fleur de peau dans le rôle du tourmenté George, Freddie Highmore a fait du chemin depuis "Charlie et la chocolaterie" et "Arthur et les Minimoys". Il s'est brillamment illustré dans la série "Bates Motel" en interprétant l'inquiétant Norman Bates. On peut actuellement le retrouver dans une autre série, "The Good doctor" de David Shore, créateur de "House" (toutes deux diffusées en France sur TF1) dans le rôle de Shaun Murphy, un médecin atteint d'autisme, qui rencontre des difficultés pour s'intégrer. Face à lui, Emma Roberts, qui apporte son côté pétillant et sa détermination à Sally, a réussi à prouver qu'elle était bien plus que la fille d'Eric et la nièce de Julia, grâce à la diversité et la richesse de ses rôles. Le couple qu'ils forment à l'écran est attendrissant.

Comme nous, laissez-vous séduire par cette irrésistible comédie romantique...

Film "Le jour où je l'ai rencontrée" de Gavin Wiesen DVD 20TH Century Fox 2011/2012

Voir les commentaires

Film "La prophétie de l'horloge" d'Eli Roth DVD Universal/Amblin 2018

Publié le par Annie et Kristel

Entrez dans un lieu hors du temps, dans la pure tradition des grands classiques du studio de Steven Spielberg, Amblin. Une aventure frissonnante dans un cadre complètement inattendu. 

Il faut se méfier de certaines pendules. Comme celle que cache dans sa maison, une vieille demeure dont les murs résonnent d'un mystérieux tic-tac, le magicien Jonathan Barnavelt (Jack Black) qui a pour particularité de provoquer l'apocalypse. A l'origine, son propriétaire était un sorcier diabolique (Kyle MacLachlan) qui n'aurait pas hésiter à l'utiliser. Mais bientôt, Lewis (Owen Vaccaro), 10 ans, orphelin et neveu de Jonathan chez qui il vit, l'actionne par inadvertance, réveillant les morts dans une ville en apparence tranquille et déclenchant ainsi une série de catastrophes...

"La prophétie de l'horloge" est l'adaptation du roman "La pendule d'Halloween" de John Bellairs publié en France chez Castelmore, premier volume d'une trilogie autour d'un monde magique, bien avant "Harry Potter". Même si la réalisation est signée Eli Roth, connu pour ses films d'horreur ("Hostel", "Death Wish") sur un scénario d'Eric Kripke, le créateur de l'excellente série "Supernatural", ce film est tout public, plus proche de "Chair de poule", où officiait déjà le talentueux Jack Black.

Avec un casting soigné où nous retrouvons également la grande Cate Blanchett (doublement récompensée aux Oscars pour ses rôles dans le biopic "The Aviator" en 2009 et "Blue Jasmine" en 2013), Kyle MacLachlan, l'inoubliable Dale Cooper de "Twin Peaks", et la révélation Owen Vaccaro, ce long-métrage nous entraîne dans un univers fantastique empreint d'action, d'humour (le duo Jack Black et Cate Blanchett fonctionne à merveille, à la fois caustique et attachant), où plane l'ombre de méchantes sorcières et mages dont le seul but est de faire le mal.

Un agréable divertissement pour toute la famille, où la magie prend vie derrière chaque porte...

Film "La prophétie de l'horloge" d'Eli Roth DVD Universal/Amblin 2018

Voir les commentaires

Film "Gone Girl" de David Fincher DVD 20TH Century Fox 2014/2015

Publié le par Annie et Kristel

A l'occasion de la diffusion ce soir à 21h00 sur France 2 du film "Gone Girl" de David Fincher également disponible en DVD, nous avons eu envie de vous faire partager notre ressenti à son sujet.

L'histoire : le jour de leur 5ème anniversaire de mariage, Nick Dunne (Ben Affleck) découvre que sa ravissante épouse Amy (Rosamund Pike) a disparu. Sous la pression de la police et de la frénésie médiatique, la version idyllique du couple dépeinte par Nick commence à s'effondrer. Bientôt, ses mensonges et son comportement suspect éveillent la même interrogation dans l'esprit de tous: Nick a-t-il tué sa femme ?

Adapté du livre " Les apparences" de l'auteure à succès Gillian Flynn, ce thriller du machiavélique réalisateur David Fincher ("Seven", "The Game") racontant le parcours d'une épouse prétendument disparue et de son mari que tout accuse, comporte de nombreux rebondissements et habiles retournements de situation malgré quelques longueurs. "Gone Girl" est un excellent long-métrage avec Ben Affleck, brillant dans un rôle inhabituellement antipathique, Rosamund Pike impeccable en femme aux deux visages et Neil Patrick Harris de la série "How I Met Your Mother". Nous ne vous en dirons pas plus sur ce couple parfait en apparence, comme le nom du roman l'indique, le plaisir résidant dans la découverte des secrets se cachant au cœur de cette union...

Film "Gone Girl" de David Fincher DVD 20TH Century Fox 2014/2015

Voir les commentaires

Film "Pulp Fiction" de Quentin Tarantino 1994 Fan Art mais pas que

Publié le par Annie et Kristel

Fan Art mais pas que...

Même si ce film devenu culte date de 1994, nous n'avons pas pu résister à l'envie de vous faire partager nos découvertes concernant l'affiche de "Pulp Fiction" mettant en valeur Uma Thurman alias Mia Wallace. Réalisé par Quentin Tarantino ("Reservoir Dogs", "Kill Bill" toujours avec Uma Thurman pour ne citer que ces films), ce long-métrage porte sa signature assez sombre et violente, un humour très noir, où l'on retrouve également John Travolta, Samuel L. Jackson.

Grâce à la magie d'Internet, nous avons pu trouver des photos rares issues de la séance de pose à l'origine de l'affiche, censurée à l'époque en raison de la loi Evin. Au revoir la cigarette, mais pas de problème pour le pistolet. Nous avons cependant décidé de ne publier que les clichés avant les retouches pour rester fidèles à l'esprit de "Pulp Fiction" et bien sûr de Quentin Tarantino.

A noter aussi parmi nos trouvailles un étrange Fan Art revisitant intégralement cette fameuse affiche avec des couleurs différentes, maquillage, t-shirt jusqu'aux chaussures devenues comme par enchantement des Louboutin.

"Pulp Fiction", un film signé Quentin Tarantino qui a marqué son époque grâce à des scènes emblématiques ainsi qu'une ambiance particulière et rétro...

Voir les commentaires

Film "The Words" de Brian Klugman et Lee Sternthal DVD FIP 2015

Publié le par Annie et Kristel

Aujourd'hui, nous avons eu envie de vous parler d'un long-métrage injustement passé inaperçu lors de sa sortie dans les salles obscures en 2012, puis exploité tardivement en DVD et Blu-ray (en 2015), mais dont le sujet est toujours d'actualité.

Pour ceux qui ne le connaissent pas, "The Words" (Les mots) avec Bradley Cooper (récemment vu dans "A Star is born" aux côtés de Lady Gaga, film qu'il a également réalisé) et sa compagne de l'époque Zoë Saldana ("Avatar", "Les gardiens de la galaxie"), suit le parcours de Rory, un jeune écrivain rejeté par les maisons d'édition, qui découvre un jour un manuscrit caché dans un porte-documents offert par son épouse Dora, chiné chez un brocanteur lors de leur voyage de noces à Paris. Intrigué, il le lit, et sous le charme, décide de le proposer à un éditeur en se faisant passer pour l'auteur. Ainsi, il connaîtra un immense succès, mais sa rencontre avec l'homme à l'origine de ce manuscrit va bouleverser sa vie en le mettant face à lui-même et ses responsabilités.

Le film retranscrit parfaitement le processus de création d'un auteur mais surtout la difficulté de se faire publier, les lettres de refus, la déception qui s'ensuit et la colère de voir son travail dénigré, ce qui peut expliquer mais pas excuser le choix contestable de Rory et son usurpation d'œuvre, une forme d'identité littéraire volée. C'est aussi l'histoire d'un livre dans un livre car parallèlement, un autre romancier narre le parcours de Rory qui s'est approprié ce roman et les conséquences sur son existence, ressort scénaristique embrouillé et alambiqué, seul point faible que l'on pourrait reprocher à "The Words", par ailleurs magnifiquement interprété par Bradley Cooper et Zoë Saldana, bien sûr, mais aussi Jeremy Irons, Dennis Quaid, Olivia Wilde (révélée au grand public dans la série à succès "Dr House"), Ben Barnes, John Hannah et Nora Arnezeder.

Détail amusant : après avoir joué un écrivain malchanceux dans "Limitless", Bradley Cooper reprend brillamment la plume dans "The Words" grâce au personnage de Rory.

Un long-métrage au sujet original et sensible qui plaira à tous les amoureux des mots...

Film "The Words" de Brian Klugman et Lee Sternthal DVD FIP (First International Production) 2015

Voir les commentaires

Film "Le redoutable" de Michel Hazanavicius DVD 2017-2018 Studiocanal

Publié le par Annie et Kristel

Souvenez-vous...

Il y a quelques mois, nous vous avions parlé des deux romans de la regrettée Anne Wiazemsky "Une année studieuse" et "Un an après" où elle revenait notamment sur son histoire d'amour avec Jean-Luc Godard. "Le redoutable" est donc l'adaptation du deuxième livre autour de ce thème "Un an après". Nous étions impatientes de découvrir le film de Michel Hazanavicius, un réalisateur qui défie les codes cinématographiques, avec le célèbre "The artist", qui a rencontré le succès international que tout le monde connaît en rendant hommage au cinéma muet. Une véritable prouesse technique en noir et blanc, conforme au cinéma de cette époque, avec son acteur fétiche Jean Dujardin (OSS 117, justement), oscarisé pour ce rôle, et bien sûr la talentueuse Bérénice Béjo, compagne à la ville de Michel Hazanavicius.

Le projet s'annonçait donc intéressant, à un an des 50 ans de Mai 68, un tournant pour l'histoire de la France, au cœur même de ce long-métrage, tout comme l'a été le roman "Le redoutable". Il dépeint l'intense relation entre le grand réalisateur Jean-Luc Godard et la presque débutante Anne Wiazemsky, peut-être finalement un peu trop jeune pour lui, ce dernier se conduisant plus comme un père reprimandant sa fille qu'un conjoint. Au fil du temps, il deviendra exigeant, capricieux, possessif, jaloux mais paradoxalement aussi tendre, amusant. Il finira néanmoins par détruire l'amour sincère d'une jeune femme forcée de s'éloigner pour échapper à son emprise. Au delà de l'histoire d'amour très présente, le conflit de Mai 68 l'est tout autant, et va jouer un rôle toxique dans leur couple. En effet, Jean-Luc (nous nous permettons d'être familières) s'engagera à corps perdu dans cette lutte qui ne le concerne pas vraiment, plus révolutionnaire que les révolutionnaires. Il va, à cause de cela, faire des choix hasardeux et tenir des propos irrespectueux, méprisants, y compris sur son travail de réalisateur, qu'il va dénigrer. Il ira trop loin. C'est finalement la tentative de suicide de Jean-Luc qui sonnera le glas de leur mariage.

Jean-Luc est également bien trop souvent rattrapé par l'ombre de Godard. Même lors de manifestations, des participants l'abordent pour lui dire à quel point ils apprécient ses films, ce qu'il ne semble pas comprendre. Il ne saisit pas l'ampleur, l'impact qu'il a transmis dans ses œuvres à l'image d'A bout de souffle, Pierrot le fou, le Mépris et surtout la Chinoise, qui n'a pas rencontré le succès qu'il attendait. Jean-Luc est à la fois sûr de lui, à la limite de l'égocentrisme et fragile, doutant de tout, de tout le monde à commencer par lui-même, ce qui est probablement sa plus grande faiblesse.

Mais "Le redoutable" est à la base une comédie. Michel Hazanavicius a voulu proposer un film de Godard vu par Michel Hazanavicius. Et oui, c'est surprenant. Bien sûr, le livre est respecté, la reconstitution de cette époque minutieuse. Mais il se permet quelques écarts, comme la demande en mariage plutôt farfelue, les inombrables paires de lunettes cassées, des inscriptions sur les murs de Paris destinées aux spectateurs tout comme certains dialogues face caméra, des répliques et situations cocasses comme lorsque Jean-Luc déclare qu'il n'est pas Godard mais un acteur l'imitant pas trop bien, ainsi que la scène où les deux acteurs principaux apparaissent nus en expliquant ne pas comprendre pourquoi les acteurs tournent nus (oui oui, répétitions nécessaires !) sauf lorsque le scénario le demande ou dans le cas de films X. Un moment vraiment très drôle.

Louis Garrel, fils de Philippe, est époustouflant dans le rôle de Jean-Luc Godard, dont il s'est complètement imprégné, allant jusqu'à reprendre son zozotement et à se raser une partie de la tête pour lui ressembler davantage. Face à lui, Stacy Martin, dont c'est le premier grand rôle, apporte toute sa fraîcheur à Anne Wiazemsky, quoique de façon un peu trop discrète et effacée. Bérénice Béjo compte parmi les amis fidèles du couple, sans oublier l'apparition inattendue du truculent Jean-Pierre Mocky, fidèle à lui-même.

C'est toujours un peu déstabilisant de découvrir une adaptation d'un roman qu'on a aimé, mais celle-ci est vraiment réussie, loin des autres biopics plus traditionnels et moins fantasques. Un véritable hommage au cinéma, et à celui de Jean-Luc Godard en particulier.

Film "Le redoutable" de Michel Hazanavicius DVD 2017-2018 Studiocanal

Film "Le redoutable" de Michel Hazanavicius DVD 2017-2018 Studiocanal

Voir les commentaires

<< < 1 2 3 4 > >>