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Articles avec #chroniques films & courts-metrages tag

Film "Killing Bono" de Nick Hamm DVD Pyramide Video 2011

Publié le par Annie et Kristel

Dublin 1976. Les frères McCormick voulaient être plus célèbres que Bono. Découvrez leur étonnant parcours avec "Killing Bono", une comédie Pop-Rock de Nick Hamm, inspirée de faits réels.

L'histoire : Neil McCormick n'en doute pas, une vie de star l'attend. Avec son frère Ivan, il fonde Shook Up !, le plus grand groupe de rock du monde. Au même moment, Paul, leur camarade de classe, créé sa propre formation, U2, et se fait désormais appeler Bono. Mais Neil est persuadé que Paul n'a pas l'étoffe d'un grand, et que dans son ascension vers la gloire, Shook Up ! laissera U2 loin derrière lui.

Ci-dessus : le groupe U2 dans le film "Killing Bono"

Qui ne connaît pas "In The Name Of Love", "Sunday Bloody Sunday", "With Or Without You", "One", et bien d'autres titres de U2 qui ont fait leur renommée grâce à des textes inspirés, engagés, au son si caractéristique de la guitare de The Edge, comme un cheval au galop, ainsi qu'au charisme du leader, Bono. Ce film est justement l'occasion de vous faire découvrir les débuts de ce groupe devenu mythique, qui remplissait encore récemment les stades par leur simple nom. Attention, "Killing Bono" n'est cependant pas un biopic consacré à U2. Les véritables héros sont en fait les frères McCormick, le scénario, écrit en étroite collaboration avec des proches du band U2, s'inspirant de l'autobiographie "I Was Bono's doppelganger" signée Neil McCormick. D'ailleurs, le nom du long-métrage est une référence à une plaisanterie entre Neil et Bono, ce dernier affirmant être le double maléfique de Neil, un doppelganger, donc, qu'il devait tuer pour récupérer sa vie. 

Ci-dessus : les frères McCormick dans "Killing Bono"

Situé entre 1976 et 1987, "Killing Bono" dresse le portrait de musiciens aux grandes ambitions mais qui vont très vite déchanter, tout en restant fidèles à leurs convictions. Rythmée par une BOF énergique à la hauteur du sujet comportant de véritables chansons de Shook Up ! retravaillées à la demande du réalisateur afin d'être moins 80's, plus actuelles, tout en conservant leur style entre Elvis Costello et Dollar, le film, contrairement à ce que laisse penser son titre, est une comédie douce-amère, alternant scènes drôles, parfois volontairement exagérées, et certaines plus touchantes. L'acharnement d'Ivan et surtout de Neil, leur obstination, animés par l'énergie du désespoir, éclipsent quasiment U2, qui semble presque fade à côté d'eux. Il faut dire que l'interprétation des acteurs y est pour beaucoup : Ben Barnes, loin du Prince Caspian dans la saga "Le Monde de Narnia" et actuellement dans la série "The Punisher", est époustouflant dans le rôle de Neil, loser magnifique, tout comme Robert Sheehan, découvert dans la série "Misfits", qui campe son frère Ivan.

Ci-dessus : Ben Barnes (Neil McCormick)

Krysten Ritter, vue dans les excellentes séries "Breaking Bad" et "Jessica Jones" dans laquelle elle tient le rôle principal, tire également son épingle du jeu grâce au personnage de Gloria. Martin McCann s'avère quand à lui convaincant en énigmatique Bono.

Ci-dessus : Ben Barnes (Neil McCormick) et Krysten Ritter (Gloria)

Enfin, n'oublions pas le grand Pete Postlethwaite, parti bien trop tôt, dont "Killing Bono" a été le dernier long-métrage. Celui-ci devait d'ailleurs à l'origine avoir un plus grand rôle, mais en raison de sa maladie, le réalisateur Nick Hamm a décidé de lui en écrire un nouveau, celui, très surprenant, de l'excentrique Karl.

Ci-dessus : Ben Barnes (Neil), Pete Postlethwaite (Karl) et Robert Sheehan (Ivan)

Pour la petite histoire, Bono a surtout apprécié le début du film qui évoquait leur jeunesse commune. Quand on y pense, Shook Up ! a joué de malchance, notamment lors de leur première prestation dans une grande salle de Londres, programmé le même jour que le Live Aid, concert de charité historique.

Bien sûr, au final, Neil n'est pas devenu la légende du rock qu'il escomptait, mais un critique musical réputé du journal anglais "The Daily Telegraph", également auteur de la biographie du groupe "U2 par U2", ce qui est déjà en soi une belle revanche. De son côté, Ivan considère que tout s'est passé exactement comme dans le long-métrage. Lors de l'avant-première à Dublin, Neil lui a chuchoté à l'oreille : "Tu vois, on y est arrivé. Ça nous a juste pris un peu plus de temps que je ne le pensais."

"Killing Bono", ou rebaptisé "Killing Myself" par Bono, un film intimiste, qui vous fera voyager sur les terres d'Irlande, baignées par la musique de U2 et de Shook Up !, bien sûr...

Film 'Killing Bono" de Nick Hamm DVD Pyramide Video 2011

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Film "Ça Chapitre 2" de Andy Muschietti DVD Warner Home Video 2019

Publié le par Annie et Kristel

Souvenez-vous de notre chronique consacrée au premier volet de "Ça", dans laquelle nous vous exprimions notre impatience de découvrir la suite. C'est aujourd'hui chose faite pour un résultat à la hauteur de nos espérances.

L'histoire : 27 ans après la victoire du Club des ratés sur Grippe-Sou ou Pennywise (parmi ses nombreux surnoms), le redoutable clown est de retour. Désormais adultes, les membres du groupe ont presque tous quitté la petite ville de Derry et tenté de fuir leurs mauvais souvenirs. Cependant, lorsque de nouvelles disparitions sont signalées, Mike, le seul à être demeuré sur place, demande à ses amis de le rejoindre. Traumatisés par leur expérience du passé, ils doivent faire face à leurs peurs les plus profondes pour détruire définitivement Ça et la menace permanente qu'il représente.

"Ça Chapitre 2" clôture en beauté l'aventure Pennywise, même si les avis sont partagés entre les spectateurs et les journalistes. Là où certains apprécient à juste titre de retrouver un univers proche des romans signés du maître de l'horreur Stephen King, un monstre plus présent, des effets spéciaux maîtrisés sans surenchère, d'autres lui reprochent sa durée qui étire l'action et prend le temps de montrer l'évolution des personnages. Pas facile de reprendre l'histoire 27 ans plus tard avec des enfants devenus adultes. Une étape véritablement délicate, pas forcément au goût de tous.

Pourtant, toujours réalisé par Andrés Muschietti (devenu Andy) avec la collaboration de sa sœur Barbara, tous deux admirateurs de Stephen King (dont ils vont aussi produire l'adaptation d'un autre de ses ouvrages, "Chantier"), "Ça Chapitre 2" propose une suite aussi réussie que le premier volet en faisant allusion aux événements précédents de façon chronologique et structurée, tout en insistant sur la manière dont l'attachant Club des ratés les ont vécu, entre souvenirs, angoisses, courage d'affronter ses craintes pour mieux les vaincre, ensemble, que l'on soit petit ou grand, car devoir anéantir Grippe-Sou n'est pas plus facile dans les deux cas.

Le film est porté par un casting de choix : Jessica Chastain qui retrouve Andy Muschietti après "Mama" en 2013, James McAvoy de "The X Men", Jay Ryan de la série "Beauty And The Beast", l'acteur-réalisateur Xavier Dolan, et bien sûr Bill Skarsgård, remarquable en Pennywise, plus effrayant que jamais, également présent dans la 1ère saison de la série "Castle Rock", inspirée de... Stephen King, of course.

Justement, notons l'apparition surprise de Stephen King himself dans le rôle d'un vendeur d'objets d'occasion. Preuve que "Ça Chapitre 2" a été validé par son créateur, celui-ci n'apparaissant que dans des adaptations de ses œuvres qu'il juge à la hauteur où de séries qu'il aime comme son cameo dans "Sons Of Anarchy".

Il se murmure même qu'un troisième volet de "Ça" serait en projet, avec Andy Muschietti à la réalisation et Bill Skarsgård, toujours dans le rôle de Grippe-Sou, qui reviendrait sur les origines du monstre, indépendant de la saga de Stephen King.

Ça n'a peut-être pas encore dit son dernier mot...

Film "Ça Chapitre 2" de Andy Muschietti DVD Warner Home Video 2019

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Film "Joker" de Todd Phillips DVD Warner Bros 2019/2020

Publié le par Annie et Kristel

Et si pour une fois, les spectateurs se glissaient dans la peau du méchant ? C'est ce que propose "Joker", le film événement que nous attendions de voir avec curiosité. Car "Joker", l'un des ennemis jurés de Batman, à la fois terrifiant et paradoxalement si vulnérable, était au départ simplement un homme brisé, qui aurait pu avoir un destin bien différent. Après tout, pour affronter son adversaire, il faut d'abord apprendre à connaître ses failles...

L'histoire : Arthur Fleck (Joaquin Phoenix), comédien de stand-up en galère, est agressé alors qu'il déambule dans les rues de Gotham, déguisé en clown afin de subvenir à ses besoins ainsi qu'à ceux de sa mère malade (l'impeccable Frances Conroy de "Six Feet Under" et "American Horror Story"). Méprisé, bafoué et tourné en ridicule, il sombre peu à peu dans la folie jusqu'à devenir "Joker", le Joker, un dangereux tueur psychopathe. Mais qui est-il réellement ? Quelles sont ses motivations ? Pourquoi agit-il ainsi ?

 Le long-métrage devenu culte répond à ces questions en nous dépeignant ce personnage avant qu'il ne devienne le criminel que tout le monde connaît. Au début de "Joker", on découvre cet homme dans son quotidien aussi morne que sa ville, Gotham, d'abord en homme-sandwich puis en comique pour enfants malades. Mais tout au fond de lui, son rêve le plus fou est de monter sur les planchers sous les applaudissements d'un public conquis.

Arthur voudrait être un véritable humoriste. Pas facile quand on est atteint du syndrome pseudo-bulbaire qui l'empêche de contenir son rire et gâche ses interventions comiques. Au fur et à mesure, cette hilarité incontrôlée devient de plus en plus démoniaque. A la place d'une belle carrière dans le stand-up, Arthur gravit les échelons du crime et de la folie. "Joker" est né...

Todd Phillips nous révèle à sa manière, par un film qui ne s'inscrit dans aucune continuité par rapport aux autres éléments de la franchise "Batman" de DC Comics, les origines de ce super vilain, qui a suscité bien des fantasmes au cours de ces dernières années à travers les comics, séries et films. Raconter les fêlures du clown à l'éternel sourire et à l'inquiétant rire devenu sa signature, exigeait un contexte et le réalisateur a choisi de le mettre en scène dans un Gotham réaliste et dans une époque précise, le début des années 1980. Pas étonnant qu'Arthur se retrouve à Arkham au milieu du film. Mais l'asile d'aliénés des comics "Batman", connu pour son architecture gothique, ressemble ici à un hôpital rongé par les coupes budgétaires. Les scènes dans les couloirs ont d'ailleurs été tournées au sein d'un authentique établissement de santé situé dans le Bronx. Alors qu'il enchaîne les déboires professionnels, les pages de ses cahiers qu'il utilise pour écrire ses sketchs se remplissent de pensées de plus en plus noires, à l'image de Gotham qui broie les plus faibles, en écho à la vision que se fait Arthur du monde extérieur.

Violence, misère, contexte familial compliqué, Arthur évolue au milieu d'une série de circonstances atténuantes. Loin de tout justifier, cet environnement délétère nous fait entrer dans la tête du personnage, accéder à ses pensées et comprendre comment il en est arrivé là.

 Une mère malade, manipulatrice, mythomane, violente, l'absence d'image paternelle, l'ombre de la famille Wayne et en particulier d'un certain Bruce qui plane déjà au dessus de lui, une vie sentimentale inexistante malgré son amour non partagé pour sa voisine seront des facteurs déclencheurs de sa démence.

Ses séances avec une psychologue municipale lui permettant de tempérer ses angoisses et de continuer son lourd traitement médical, seront hélas interrompues, faute de budget, ce qui précipitera sa descente aux enfers. Côté travail, ce n'est pas mieux : des emplois ingrats aggravés par sa pathologie (son impossibilité à contenir son rire), d'où de constantes agressions et humiliations qui finiront par le faire renvoyer. Pour couronner le tout, un célèbre présentateur de talk-shows qu'admire sa mère (magnifiquement interprété par le grand Robert De Niro) se rapproche d'Arthur pour de mauvaises raisons, et en paiera le prix dans sa propre émission.

Evoluant entre réalité, hallucinations et frustration, Joaquin Phoenix est époustouflant dans le rôle d'Arthur. Il parvient à nous faire éprouver de l'empathie et de la compassion pour un personnage complexe mais également dévoué et plein de bonnes intentions. Après Jack Nicholson, le regretté Heath Ledger, Jared Leto et Cameron Monaghan (de la série "Gotham"), les précédents interprètes du Joker, Joaquin Phoenix s'est complètement investi dans son incarnation d'Arthur Fleck, allant jusqu'à perdre de nombreux kilos. Sa maigreur effarante contribue à adhérer au mal-être d'Arthur. Un acteur caméléon qui n'hésite pas à prendre régulièrement des risques, à la façon de Christian Bale, l'un des Batman, justement. L'Oscar du meilleur acteur remporté par Joaquin Phoenix en 2020 pour cette interprétation est amplement mérité.

Todd Phillips a réussi le pari audacieux, sans effets spéciaux, de nous faire partager l'intimité, non pas d'un super-héros, mais d'un futur tueur machiavélique en nous rappelant que les méchants les plus terrifiants sont ceux qui nous sont les plus proches. Car n'oublions pas que malgré la détresse qui se lit sur le visage d'Arthur, il deviendra le symbole du mal absolu...

Film "Joker" de Todd Phillips DVD Warner Bros 2019/2020

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Film "Pleasantville" de Gary Ross DVD Metropolitan/TF1 Vidéo 1998/1999

Publié le par Annie et Kristel

Qui n'a jamais rêvé de vivre "dans" son émission préférée ?

Durant cette période de confinement où il est plus important que jamais de se distraire et de garder le moral, quoi de mieux qu'un petit retour en arrière avec "Pleasantville", un film méconnu propice à la nostalgie des 50's.

L'histoire : dans les années 90, David (Tobey Maguire), un adolescent naïf et rêveur, s'évade du quotidien grâce à "Pleasantville", une sitcom en noir et blanc des années 50. Là-bas, la vie y est parfaite : tout est bonheur, calme et simplicité. David admire particulièrement une famille idéale dont il connaît les habitudes par cœur : un père compréhensif, une mère élégante et cordon bleu, des enfants modèles. Un havre de paix.

En revanche, sa soeur jumelle Jennifer (Reese Witherspoon) est tout son contraire, impertinente et complètement intégrée dans son époque. Un soir, un étrange réparateur de télévision leur donne une télécommande qui les propulse dans cette existence idyllique. Les voilà obligés de vivre à "Pleasantville" en noir et blanc, dans un monde d'une autre époque, une quatrième dimension.

Cependant, Jenny, toujours aussi rebelle, n'entend pas se soumettre à cette tranquillité, dans ce décor sans saisons où les personnages ne connaissent ni les sentiments, ni le sexe et encore moins les livres. Bientôt, la présence de David et Jennifer provoque au sein de Pleasantville d'étranges phénomènes, notamment caractérisés par l'apparition progressive de la couleur et de l'éveil des sens.

"Pleasantville", premier film du réalisateur Gary Ross, est une véritable fable moderne, qui possède de nombreux atouts : des effets spéciaux éblouissants, une technique inventive par le biais d'une habile utilisation de la couleur et du noir et blanc tout à fait remarquable qui lui a valu de nombreux prix et nominations, dont trois aux Oscars en 1999.

Sous l'aspect d'une comédie pour teenagers, se cache en réalité une satire qui appelle à la tolérance et au droit à la différence dans cet univers homogénéisé qu'est "Pleasantville". Le charme rétro des années 50, la musique de Randy Newman, tout comme le mélange d'humour et de poésie confèrent à cette histoire originale, intelligente et imaginative un instant rare de cinéma.

Ajoutez à cela des acteurs confirmés: Tobey Maguire (bien avant "Spider-Man"), Reese Witherspoon, Joan Allen, Jeff Daniels, William H. Macy et les regrettés J.T. Walsh, Paul Walker (inoubliable dans la saga "Fast And Furious"), tous deux disparus bien trop tôt.

Ci-dessus : Paul Walker et Reese Witherspoon dans une des séquences du film.

"Pleasantville", alliant passé et présent, s'avère être un grand moment du 7ème art...

Film "Pleasantville" de Gary Ross DVD Metropolitan/TF1 Vidéo 1998/1999

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Film "Yesterday" de Danny Boyle DVD Universal 2019

Publié le par Annie et Kristel

Plutôt Beatles ou Rolling Stones ? Difficile de répondre à cette question, excepté dans le film "Yesterday" où tout le monde a mystérieusement oublié l'existence des Beatles, sauf Jack.

L'histoire : hier, les Beatles étaient connus de tous, mais aujourd'hui, seul Jack Malik (Himesh Patel) se souvient de leurs chansons. Avant, cet auteur-compositeur-interprète galérait, avec des rêves de succès tardant à se réaliser. Pourtant, Ellie (Lily James), son amie d'enfance, originaire comme lui du petit village de Lowestoft dans le Suffolk (Angleterre), croyait en lui et l'encourageait de tout son cœur à continuer. A la suite d'un accident avec un bus survenu pendant une étrange panne d'électricité, Jack se réveille dans un monde où les Beatles n'ont jamais existé, ce qui va lui inspirer une idée un peu folle et lui ouvrir les portes de la gloire, le confrontant également à un cas de conscience.

D'emblée, "Yesterday" nous a attiré par le pari original et audacieux de nous proposer une existence sans les Beatles, mais aussi sans Coca-Cola®, cigarettes, ni Harry Potter et encore moins le groupe Oasis.

Comme vous le savez déjà, la musique fait partie de notre vie sous toutes ses formes, y compris par le biais cinématographique. Bonne nouvelle, nous vivons actuellement une période où les biopics musicaux et leurs dérivés ont le vent en poupe, à l'image de "Bohemian Rapsody" (consacré à Freddy Mercury et le groupe Queen), "Rocket Man" (Elton John), mais aussi "A Star Is Born" (avec Lady Gaga et Bradley Cooper) ainsi que "Music Of My Life" (sur les chansons de Bruce Springsteen, dont nous vous avions déjà parlé sur notre blog), tous d'incontestables réussites.

Le réalisateur oscarisé Danny Boyle (pour "Slumdog Millionnaire" en 2009, "Trainspotting") et le scénariste Richard Curtis ("4 mariages et 1 enterrement", "Love Actually" et "Coup de foudre à Notting Hill") associent leur savoir-faire pour nous concocter un Feel Good Movie musical, qui permet de retrouver les plus belles chansons des Beatles, comme un retour jubilatoire sur leur carrière, magnifiquement interprétées par l'acteur Himesh Patel, littéralement habité par son rôle, personnage auquel on s'identifie aisément. La preuve, quand Jack réalise que ses propres chansons ne plaisent pas et qu'il décide de s'approprier le répertoire des Beatles, dont il connaît les textes pratiquement par coeur, nous comprenons aisément son désarroi de musicien, puis, alors que la gloire lui sourit, ses interrogations : doit-il continuer de tricher ou écouter son coeur et redevenir intègre ?

Côté casting, outre le brillant Himesh Patel dans le rôle de Jack (révélé par la série "EastEnders", puis apparu dans le film "The Aeronauts" et bientôt à l'affiche du long-métrage événement de Christopher Nolan, "Tenet"), notons l'apparition remarquée en guest star un peu décalée du musicien Ed Sheeran, ange gardien de Jack, un des premiers à lui donner sa chance, qui nous dévoile ici une facette méconnue de son talent pour la comédie so british. N'oublions pas Lily James (ayant débuté dans la série "Downtown Abbey", vue dans "Cendrillon" de Kenneth Branagh et "Baby Driver"), parfaite de sensibilité, incarnant Ellie, la meilleure amie romantique du héros, qui aimerait être bien plus que cela.

Seul petit bémol : nous aurions aimé voir davantage la "Fan Attitude" de Jack pour les Beatles avant le blackout mondial et son accident. Mais cela ne gâche en rien notre plaisir.

"Yesterday" reste un excellent film, qui donne la pêche, idéal pour se divertir, apportant un regard lucide sur la célébrité et l'importance des priorités de la vie, ses véritables valeurs. A quand une version Rolling Stones ?

Film "Yesterday" de Danny Boyle DVD Universal 2019

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Film "Tolkien" de Dome Karukoski DVD 20th Century Fox 2019

Publié le par Annie et Kristel

Pour bien commencer l'année 2020 que nous vous souhaitons douce et heureuse, nous avons choisi de chroniquer le film "Tolkien". En effet, nous connaissons tous l'univers si particulier du "Hobbit" et donc du "Seigneur des anneaux", créé par John Ronald Reuel Tolkien ou plutôt J.R.R.Tolkien, mais moins l'homme qui se cache derrière l'auteur de ce monde imaginaire inspiré des mythologies germanique et celtique. Ce biopic est l'occasion de revenir sur cette partie méconnue de la vie de Tolkien, privilégiant sa jeunesse et ses années d'apprentissage.

L'histoire : né en Afrique du Sud mais résidant en Angleterre, J.R.R.Tolkien perd très tôt son père puis sa mère. Son tuteur l'envoie avec son frère vivre dans une pension de famille où il rencontre une orpheline, Edith Bratt, dont il tombe amoureux. Il intègre l'école King Edward's à Birmingham où il impressionne ses camarades en récitant à la perfection "Les contes de Canterbury". Tolkien fonde avec trois d'entre eux un groupe littéraire dont les membres sont liés par une profonde amitié.

Il part ensuite à Oxford et est contraint par son tuteur d'arrêter de fréquenter Edith qui se fiance à un autre homme. Ils se revoient juste avant le départ de John pour le front de l'Ouest, la première guerre mondiale venant d'éclater. 

Deux de ses amis meurent pendant la bataille de la Somme durant laquelle il est lui-même blessé. De retour du front, John épouse Edith. Plus tard, il convainc la mère d'un de ses défunts amis de publier à titre posthume les poèmes écrits par son fils. Le film s'achève avec Tolkien écrivant la première phrase de "Bilbo le Hobbit".

C'est avec intérêt et curiosité que nous nous sommes immergées dans "Tolkien". Comme nous vous l'avons dit en début d'article, "Bilbo le Hobbit" et "Le seigneur des anneaux" sont des œuvres majeures, sources de la fantasy actuelle, faisant presque oublier le parcours de Tolkien, auteur à l'imagination foisonnante, porté par sa passion de l'écriture mais aussi des mots sous toutes ses formes, philologue érudit ayant une connaissance approfondie de langues anciennes. C'est d'ailleurs grâce à ce savoir qu'il parviendra à instaurer son propre langage dans "Le Seigneur des anneaux" notamment, un atout indéniable enrichissant la mythologie de sa saga, remettant ainsi au goût du jour la fantasy. Tolkien a ainsi inspiré des générations d'écrivains. 

Pourtant, les choses avaient mal commencé pour lui: la perte de ses parents, des élèves à priori hostiles avant de devenir ses meilleurs amis, des frères d'armes, l'élue de son cœur qu'il croit perdre, et surtout cette terrible guerre qui ravage et détruit tout ce qu'il a eu tant de mal à construire, entre confiance en soi, persévérance et fragilité. "Tolkien" rend hommage et justice au père du "Hobbit" et du "Seigneur des anneaux" en nous faisant part de la genèse de sa création, pour comprendre comment celle-ci a pris vie, grâce au formidable pouvoir de son imagination dans laquelle il a très tôt trouvé refuge, puisé des contes que lui lisaient sa mère. L'atout de ce film est son casting composé de Nicholas Hoult ("X-Men", le méconnu "Warm Bodies") dans le rôle-titre de Tolkien, tout en sobriété et sensibilité, et la délicate Lily Collins ("The Mortal Instruments", qui a réussi à s'imposer par son talent et non comme étant la fille de Phil) dans celui d'Edith, la femme de sa vie, toujours là pour lui, ainsi que Derek Jacobi (inoubliable "Cadfael" dans la série éponyme).

Bien sûr,  en dépit de toutes ses qualités, "Tolkien" présente quelques longueurs ayant suscité lors de sa sortie en salles des avis mitigés, voire négatifs, lui reprochant également à tort une trop grande neutralité dans le traitement de ce biopic, mais c'est paradoxalement son rythme atypique qui permet de brosser le portrait de ce grand auteur tout en conservant cette aura mystérieuse qui le caractérise.

Film "Tolkien" de Dome Karukoski DVD 20th Century Fox 2019

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Film "Mutafukaz" de Shōjirō Nishimi et Guillaume "Run" Renard Ankama/AB Vidéo DVD 2018/2019

Publié le par Annie et Kristel

Pour notre première chronique de film d'animation, nous avons bien sûr choisi "Mutafukaz" avec pour casting vocal Orelsan (dont le clip "Fantômes" issu de la réédition de son dernier album "Epilogue" vient tout juste d'être mis en ligne sur YouTube), Gringe et Redouanne Harjane dans les rôles respectifs d'Angelino, Vinz et Willy.

L'histoire : Angelino est un jeune homme perdu vivant à Dark Meat City, une cruelle mégalopole écrasée par le soleil bien trop présent de la Californie. Le jour, il livre des pizzas et la nuit, il squatte une misérable chambre d'hôtel avec son coloc Vinz et une armée de cafards qui se sont pris d'amitié pour lui (et oui, c'est possible). Un accident de scooter va bouleverser sa vie en lui faisant croiser la divine Luna, une fille aux cheveux noir de jais qui hantera son esprit. C'est alors que notre héros commence à souffrir de maux de tête et d'étranges hallucinations. Hallucinations, vous dites ? A moins que la vérité soit plus nuancée. De mystérieux hommes en noir le poursuivent, qui permettent à Angelino de comprendre qu'il est leur cible. Mais pourquoi lui ? Sa rencontre avec Luna est-elle vraiment le fruit du hasard ? Quel est le secret des origines d'Angelino ?

Photos ci-dessus de gauche à droite : Shōjirō Nishimi et Guillaume "Run" Renard

Produit par Ankama Animations, "Mutafukaz", l'adaptation de la BD éponyme de Guillaume "Run" Renard, sort des sentiers battus, à mi-chemin entre le manga, l'univers hip-hop US, la culture pop et geek, tout en empruntant beaucoup aux codes des comics, nous faisant oublier qu'il s'agit d'un film d'animation (pour adultes) grâce à un rythme speed où les rebondissements s'enchaînent en faisant également la part belle à l'onirisme, le droit à la différence, et surtout l'écologie. Une véritable leçon d'humanité entre gravité, humour noir et violence savamment dosés. Dès sa création, "Mutafukaz" a été pensé comme un projet international, co-produit en France et au Japon. Avant même sa sortie officielle, le film a voyagé, passant par des festivals dans le monde entier, notamment aux USA où il a choqué quelques spectateurs. N'oublions pas que "Mutafukaz" signifie "Mother Fucker" "Nique ta mère" en francais, ce qui explique qu'il y ait été rebaptisé "MFKZ". Malgré des problèmes de distribution ayant retardé son exploitation cinématographique, le film a finalement réussi à s'imposer et à s'exporter grâce à sa qualité visuelle et cinématographique.

Ci-dessus de gauche à droite : les personnages de "Mutafukaz" Willy, Vinz et Angelino

Porté par la musique de The Toxic Avenger et la participation de Matt Bastard, leader du groupe Skip The Use (sur un titre de la BOF "Grave Of Broken Dreams"), "Mutafukaz" doit aussi énormément au doublage qui donne littéralement vie aux personnages et à leur formidable amitié. La bande de potes formée par Orelsan qu'on ne présente plus (et qui avait déjà doublé l'anime "One Punch Man"), Gringe, à la fois acteur et rappeur (dont l'excellent album "Enfant Lune" vient d'être certifié disque d'or-chronique disponible sur notre blog), et l'humoriste aux multiples facettes Redouanne Harjane (M, meilleur acteur aux Venice Days), est parvenue à nous faire apprécier ces êtres hors du commun : le sensible Angelino qui s'avère plus puissant et redoutable qu'il ne le pense, Vinz à la tête de mort perpétuellement en feu, son meilleur ami toujours là pour l'aider, contrairement à l'amusant et zozotant Willy, plein de bonnes intentions mais pas très courageux. Impossible en les retrouvant tous les trois de ne pas penser à "Comment c'est loin", film chroniqué sur notre blog (Vinz disant à Angelino "Comment j'ai faim", une des répliques de "Comment c'est loin") ou aux Casseurs Flowters (leurs personnages dans la série "Bloqués" et la tête enflammée de Vinz qui n'est pas sans rappeler leur clip "Fais les backs").

Ci-dessus de gauche à droite : Redouanne Harjane, Orelsan et Gringe

A noter également que Féodor Atkine à la riche carrière (la voix française de "Docteur House", c'était lui) et Guillaume "Run" Renard himself viennent compléter ce doublage haut de gamme dans les rôles du méchant Mister K et du commentateur de catch, Mommie et Papy Reggaeton.

"Mutafukaz" a remporté le prix du Jury Jeunes de la région Grand Est et celui de la Meilleure musique originale au festival international du film fantastique de Gérardmer. Des détails qui ne trompent pas pour ce long-métrage que nous vous recommandons.

Film "Mutafukaz" de Shōjirō Nishimi et Guillaume "Run" Renard Ankama/AB Vidéo DVD 2018/2019

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Film "Music of my life" de Gurinder Chadha 2019

Publié le par Annie et Kristel

La musique de ma vie...

Le 19 juin dernier, en pleine canicule, un SMS nous est parvenu d'Elliott Murphy (auteur/compositeur/interprète et également écrivain/poète), une de nos connaissances, nous informant de sa participation (bien que ne jouant pas dans le film) ce même soir à l'avant-première du long-métrage "Blinded By The Light" de la réalisatrice Gurinder Chadha ("Joue-la comme Beckham") rebaptisé contre toute logique en France "Music Of My Life". Co-organisés par le magazine "Rolling Stone" (version française) et le groupe UGC, cet événement a permis à Elliott Murphy et son fidèle guitariste Olivier Durand d'interpréter dans un cinéma parisien des titres phares de Bruce Springsteen, alias le Boss. Elliott Murphy et Bruce Springsteen: deux potes ayant débuté en même temps, mais dont les carrières ont pris des directions différentes, Elliott ayant préféré poser ses valises en France. Voilà ce qui résume ce lien quasiment fraternel entre les deux musiciens. Le public était sous le charme, également conquis par le film "Music Of My Life" (standing ovation et applaudissements à l'appui), un irrésistible Feel Good Movie autour de l'univers de Bruce Springsteen, justement.

(Crédit photo : Rolling Stone magazine France)

L'histoire : peut-on trouver un sens à sa vie grâce à la musique ? Bien sûr, en particulier lorsqu'il s'agit du légendaire Bruce Springsteen. C'est ce qui va arriver en 1987 à Javed, un jeune homme d'origine pakistanaise passionné par l'écriture, qui, vivant à Luton, petite ville anglaise au difficile climat social, va voir sa morne existence bouleversée quand un ami, Roops, lui fait découvrir Bruce Springsteen. Là, avec ces cassettes, le déclic se produit, la magie opère, en particulier avec "The River". Javed s'identifie immédiatement aux textes qui retranscrivent exactement tout ce qu'il ressent : le racisme dont il est victime, ses déboires sentimentaux, un avenir incertain et une famille trop présente, dominée par un père très conservateur, qui veut lui imposer un destin tout tracé. 

Ces chansons et sa passion pour l'écriture, devenues un refuge, vont l'aider à s'accomplir, trouver sa place et sa propre voie. Javed va même partir sur les traces du Boss. 

Inspiré d'une histoire vraie, celle du journaliste et écrivain Sarfraz Manzoor et de son ami Amolak (Roops dans le film), auteur du livre "Greetings From Bury Park: a memoir", "Music Of My Life" est un long-métrage positif, offrant un message d'espoir, principalement basé sur les titres de Bruce Springsteen, dont les inoubliables "Dancer In The Dark" et "Promised Land", ayant permis au héros de "suivre ses rêves et de devenir écrivain", dixit le vrai Javed (Sarfraz Manzoor), interprété tout en subtilité par le talentueux Viveik Kalra, dont c'est le premier rôle au cinéma, et certainement pas le dernier. 

 (Photo représentant Sarfraz Manzoor et Amolak en périple aux États-Unis sur les pas de leur idole, Bruce Springsteen)

RDV le 11 septembre 2019 pour découvrir "Music Of My Life" en salles.

Film "Music Of My Life" de Gurinder Chadha (2019) avec Viveik Kalra, Kulvinder Ghir, Meera Ganatra

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Film "The Greatest Showman" de Michael Gracey Fox 2017/2018

Publié le par Annie et Kristel

Aujourd'hui, nous allons vous parler de "The Greatest Showman", un film musical que nous avons beaucoup apprécié et que vous avez peut-être déjà vu, mais qui mérite qu'on s'y attarde davantage.

"The Greatest Showman", premier long-métrage du réalisateur de publicités Michael Gracey, s'inspire de la création du cirque Barnum, unique en son genre, une histoire vraie revisitée dans un tourbillon de lumières, de couleurs et de musique.

L'histoire: dans les années 1870 à New York, l'homme d'affaires Phineas Taylor Barnum (Hugh Jackman) souhaite développer une activité de divertissement afin d'embellir le quotidien de sa famille. Alors que son musée de cire est en faillite, il décide de créer le Freak Show, un spectacle composé de comédiens aux caractéristiques et capacités particulières (femme à barbe, personne de petite taille). Phineas Taylor Barnum invente ainsi ce qui deviendra le fameux cirque Barnum, conformément à ce qu'il souhaitait, entrer dans l'histoire. Apprécié par certains, critiqué par d'autres, le spectacle est controversé. Afin d'améliorer son image et guidé par son ambition, il s'associe avec Philip Carlyle (Zac Efron), un jeune dramaturge influent qui va lui permettre de se faire connaître bien au delà du continent américain...

Côté distribution, outre Michelle Williams n'ayant plus rien à prouver, Zac Efron loin de "High School Musical", qui confirme ici une fois de plus ses talents d'acteur/chanteur grâce au couple qu'il forme à l'écran avec la révélation Zendaya, également actrice/chanteuse, nous retrouvons dans le rôle principal l'excellent Hugh Jackman, bien loin de Wolverine, "The Greatest Showman" lui permettant de renouer avec sa passion pour le chant, la danse, dans lesquels il est parfaitement à l'aise, à l'image de sa performance passée dans "Les Misérables" et ses nombreuses prestations scéniques. Hugh Jackman est d'ailleurs l'un des producteurs de "The Greatest Showman". Contrairement à ce qu'on pourrait penser de par l'époque à laquelle se situe l'action du film, la musique est très actuelle, ce qui peut dérouter les puristes. Mais elle n'en demeure pas moins efficace et entraînante.

Cette comédie musicale flamboyante, digne des meilleurs shows de Broadway, est un concentré de bonne humeur loin de toute mièvrerie, autour du rêve américain, de l'acceptation de soi et surtout du droit à la différence. "The Greatest Showman" a remporté à juste titre de nombreux prix et nominations. Fort de ce succès mondial, le réalisateur Michael Gracey a annoncé le développement d'une suite, une excellente nouvelle.

Toutes les chansons sont bien sûr interprétées par les acteurs, alternant poésie, émotion, rêve, disponibles sur la bande-originale du film. Mais saviez-vous qu'il existait une deuxième BOF intitulée "The Greatest Showman Reimagined" qui propose les mêmes titres réinventés par d'autres artistes tels que Panic At The Disco, Pink et sa fille, Kelly Clarkson, Kesha, Missy Elliott, Craig David et le meilleur pour la fin, la reprise de James Arthur en duo avec Anne-Marie du superbe "Rewrite The Stars", interprétée à l'origine par Zac Efron et Zendaya. Afin d'avoir des étoiles dans les yeux, plongez dans ce magnifique clip disponible à la fin de cet article.

 

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Film "Le jour où je l'ai rencontrée" de Gavin Wiesen DVD 20TH Century Fox 2011/2012

Publié le par Annie et Kristel

Le week-end approchant à grands pas, nous avons eu envie de vous faire découvrir le premier film de Gavin Wiesen, "Le jour où je l'ai rencontrée". Bien qu'il date déjà de 2011, ce long-métrage sélectionné au festival de Sundance reste intemporel par son côté intimiste, non commercial et sa fraîcheur.

L'histoire : George (Freddie Highmore), un lycéen intelligent mais introverti, passionné par les arts plastiques, sa façon d'exprimer ses sentiments, manque de motivation pour continuer ses études, compromettant ainsi son avenir. En effet, l'université risque de lui fermer ses portes. Mais le destin va mettre sur son chemin deux personnes qui vont bouleverser son existence. La toute première, Sally (Emma Roberts) une jeune fille pleine de vie étudiant dans le même lycée que George, cache sa mélancolie derrière sa popularité et son statut de reine de beauté. Tout le contraire de notre héros. Et pourtant, l'amour va les réunir. Dustin, un artiste peintre, va de son côté encourager George dans la voie du dessin. L'heure est aux choix. Quand l'amour vient frapper à votre porte, faut-il tout sacrifier pour lui ou à l'opposé trouver un compromis ?

S'inscrivant dans la lignée des films indépendants américains, "Le jour où je l'ai rencontrée" évoque de façon crédible les tourments de l'adolescence, le premier amour, les difficultés à devenir adulte avec ses bons et ses mauvais côtés, en prenant des décisions parfois douloureuses.

A fleur de peau dans le rôle du tourmenté George, Freddie Highmore a fait du chemin depuis "Charlie et la chocolaterie" et "Arthur et les Minimoys". Il s'est brillamment illustré dans la série "Bates Motel" en interprétant l'inquiétant Norman Bates. On peut actuellement le retrouver dans une autre série, "The Good doctor" de David Shore, créateur de "House" (toutes deux diffusées en France sur TF1) dans le rôle de Shaun Murphy, un médecin atteint d'autisme, qui rencontre des difficultés pour s'intégrer. Face à lui, Emma Roberts, qui apporte son côté pétillant et sa détermination à Sally, a réussi à prouver qu'elle était bien plus que la fille d'Eric et la nièce de Julia, grâce à la diversité et la richesse de ses rôles. Le couple qu'ils forment à l'écran est attendrissant.

Comme nous, laissez-vous séduire par cette comédie romantique indé...

Film "Le jour où je l'ai rencontrée" de Gavin Wiesen DVD 20TH Century Fox 2011/2012

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