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Film "Joker" de Todd Phillips DVD Warner Bros 2019/2020

Publié le par Annie et Kristel

Et si pour une fois, les spectateurs se glissaient dans la peau du méchant ? C'est ce que propose "Joker", le film événement que nous attendions de voir avec curiosité. Car "Joker", l'un des ennemis jurés de Batman, à la fois terrifiant et paradoxalement si vulnérable, était au départ simplement un homme brisé, qui aurait pu avoir un destin bien différent. Après tout, pour affronter son adversaire, il faut d'abord apprendre à connaître ses failles...

L'histoire : Arthur Fleck (Joaquin Phoenix), comédien de stand-up en galère, est agressé alors qu'il déambule dans les rues de Gotham, déguisé en clown afin de subvenir à ses besoins ainsi qu'à ceux de sa mère malade (l'impeccable Frances Conroy de "Six Feet Under" et "American Horror Story"). Méprisé, bafoué et tourné en ridicule, il sombre peu à peu dans la folie jusqu'à devenir "Joker", le Joker, un dangereux tueur psychopathe. Mais qui est-il réellement ? Quelles sont ses motivations ? Pourquoi agit-il ainsi ?

 Le long-métrage devenu culte répond à ces questions en nous dépeignant ce personnage avant qu'il ne devienne le criminel que tout le monde connaît. Au début de "Joker", on découvre cet homme dans son quotidien aussi morne que sa ville, Gotham, d'abord en homme-sandwich puis en comique pour enfants malades. Mais tout au fond de lui, son rêve le plus fou est de monter sur les planchers sous les applaudissements d'un public conquis.

Arthur voudrait être un véritable humoriste. Pas facile quand on est atteint du syndrome pseudo-bulbaire qui l'empêche de contenir son rire et gâche ses interventions comiques. Au fur et à mesure, cette hilarité incontrôlée devient de plus en plus démoniaque. A la place d'une belle carrière dans le stand-up, Arthur gravit les échelons du crime et de la folie. "Joker" est né...

Todd Phillips nous révèle à sa manière, par un film qui ne s'inscrit dans aucune continuité par rapport aux autres éléments de la franchise "Batman" de DC Comics, les origines de ce super vilain, qui a suscité bien des fantasmes au cours de ces dernières années à travers les comics, séries et films. Raconter les fêlures du clown à l'éternel sourire et à l'inquiétant rire devenu sa signature, exigeait un contexte et le réalisateur a choisi de le mettre en scène dans un Gotham réaliste et dans une époque précise, le début des années 1980. Pas étonnant qu'Arthur se retrouve à Arkham au milieu du film. Mais l'asile d'aliénés des comics "Batman", connu pour son architecture gothique, ressemble ici à un hôpital rongé par les coupes budgétaires. Les scènes dans les couloirs ont d'ailleurs été tournées au sein d'un authentique établissement de santé situé dans le Bronx. Alors qu'il enchaîne les déboires professionnels, les pages de ses cahiers qu'il utilise pour écrire ses sketchs se remplissent de pensées de plus en plus noires, à l'image de Gotham qui broie les plus faibles, en écho à la vision que se fait Arthur du monde extérieur.

Violence, misère, contexte familial compliqué, Arthur évolue au milieu d'une série de circonstances atténuantes. Loin de tout justifier, cet environnement délétère nous fait entrer dans la tête du personnage, accéder à ses pensées et comprendre comment il en est arrivé là.

 Une mère malade, manipulatrice, mythomane, violente, l'absence d'image paternelle, l'ombre de la famille Wayne et en particulier d'un certain Bruce qui plane déjà au dessus de lui, une vie sentimentale inexistante malgré son amour non partagé pour sa voisine seront des facteurs déclencheurs de sa démence.

Ses séances avec une psychologue municipale lui permettant de tempérer ses angoisses et de continuer son lourd traitement médical, seront hélas interrompues, faute de budget, ce qui précipitera sa descente aux enfers. Côté travail, ce n'est pas mieux : des emplois ingrats aggravés par sa pathologie (son impossibilité à contenir son rire), d'où de constantes agressions et humiliations qui finiront par le faire renvoyer. Pour couronner le tout, un célèbre présentateur de talk-shows qu'admire sa mère (magnifiquement interprété par le grand Robert De Niro) se rapproche d'Arthur pour de mauvaises raisons, et en paiera le prix dans sa propre émission.

Evoluant entre réalité, hallucinations et frustration, Joaquin Phoenix est époustouflant dans le rôle d'Arthur. Il parvient à nous faire éprouver de l'empathie et de la compassion pour un personnage complexe mais également dévoué et plein de bonnes intentions. Après Jack Nicholson, le regretté Heath Ledger, Jared Leto et Cameron Monaghan (de la série "Gotham"), les précédents interprètes du Joker, Joaquin Phoenix s'est complètement investi dans son incarnation d'Arthur Fleck, allant jusqu'à perdre de nombreux kilos. Sa maigreur effarante contribue à adhérer au mal-être d'Arthur. Un acteur caméléon qui n'hésite pas à prendre régulièrement des risques, à la façon de Christian Bale, l'un des Batman, justement. L'Oscar du meilleur acteur remporté par Joaquin Phoenix en 2020 pour cette interprétation est amplement mérité.

Todd Phillips a réussi le pari audacieux, sans effets spéciaux, de nous faire partager l'intimité, non pas d'un super-héros, mais d'un futur tueur machiavélique en nous rappelant que les méchants les plus terrifiants sont ceux qui nous sont les plus proches. Car n'oublions pas que malgré la détresse qui se lit sur le visage d'Arthur, il deviendra le symbole du mal absolu...

Film "Joker" de Todd Phillips DVD Warner Bros 2019/2020

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Livre "Mon voisin invisible" de Shealynn Royan Amazon 2017

Publié le par Annie et Kristel

La véritable beauté ne se voit qu'avec le cœur...

Afin d'échapper un peu à ce climat anxiogène, nous nous sommes plongées dans la lecture de "Mon voisin invisible" de Shealynn Royan, remède idéal contre la morosité ambiante.

L'histoire racontée par Roxane : je m'appelle Roxane, j'ai 26 ans, 2 meilleures amies, 1 chat et... 1 voisin invisible. Je sais, ce n'est pas banal. Jusqu'à présent, je dois vous avouer que ça m'était égal de n'avoir jamais vu l'homme qui vit de l'autre côté de mon palier. Mais depuis ma rupture et cette soirée où Léa, Manon et moi avons parié sur le mystère que représente mon voisin, je me pose de plus en plus de questions à son sujet. Pourquoi ne l'ai-je encore jamais croisé ? Est-il comme je me l'imagine ?

Présenté comme une comédie romantique, "Mon voisin invisible" en a tous les ingrédients mais recèle bien des surprises. En effet, Shealynn Royan, auteure indépendante aux univers aussi riches que variés, a su éviter les clichés inhérents à certaines romances en nous proposant de suivre Roxane, une héroïne attachante, sensible, à l'écoute des autres et notamment de ses deux exubérantes amies Léa et Manon, sans oublier Grisouille, son adorable chat gris, comme vous l'aurez deviné. Malgré des relations familiales tendues, en particulier avec sa mère, Roxane a réussi à acquérir son indépendance grâce à son emploi dans une agence de voyages et à trouver un certain équilibre dans un quotidien bien ordonné, tout en rêvant d'un tour du monde à deux. Mais sa récente rupture avec son petit ami lui fait prendre conscience que pour trouver l'amour, le physique est secondaire et qu'il faut plutôt apprendre à se connaître et à s'accepter mutuellement, parfois avant même de se voir. Bientôt, avec Léa et Manon, la question autour de l'identité de son mystérieux voisin (un secret bien gardé jusqu'au dénouement), qui avait commencé comme une simple plaisanterie, va tourner à l'obsession. Seuls indices : son patronyme et son paillasson représentant une tête de chat. Un chassé-croisé va alors s'instaurer dans les rues de Rennes, alliant réseaux sociaux, SMS, musique, bonne humeur, humour mais aussi gravité sans jamais tomber dans la facilité ni dans le schéma du prince et de la bergère ou de façon plus actuelle, de la star qui craque pour son assistante.

Un roman Feel Good qui donne du rose à l'âme, la couleur préférée de Roxane, une jeune femme résolument bien ancrée dans l'air du temps...

Livre "Mon voisin invisible" de Shealynn Royan Amazon 2017

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Film "Pleasantville" de Gary Ross DVD Metropolitan/TF1 Vidéo 1998/1999

Publié le par Annie et Kristel

Qui n'a jamais rêvé de vivre "dans" son émission préférée ?

Durant cette période de confinement où il est plus important que jamais de se distraire et de garder le moral, quoi de mieux qu'un petit retour en arrière avec "Pleasantville", un film méconnu propice à la nostalgie des 50's.

L'histoire : dans les années 90, David (Tobey Maguire), un adolescent naïf et rêveur, s'évade du quotidien grâce à "Pleasantville", une sitcom en noir et blanc des années 50. Là-bas, la vie y est parfaite : tout est bonheur, calme et simplicité. David admire particulièrement une famille idéale dont il connaît les habitudes par cœur : un père compréhensif, une mère élégante et cordon bleu, des enfants modèles. Un havre de paix.

En revanche, sa soeur jumelle Jennifer (Reese Witherspoon) est tout son contraire, impertinente et complètement intégrée dans son époque. Un soir, un étrange réparateur de télévision leur donne une télécommande qui les propulse dans cette existence idyllique. Les voilà obligés de vivre à "Pleasantville" en noir et blanc, dans un monde d'une autre époque, une quatrième dimension.

Cependant, Jenny, toujours aussi rebelle, n'entend pas se soumettre à cette tranquillité, dans ce décor sans saisons où les personnages ne connaissent ni les sentiments, ni le sexe et encore moins les livres. Bientôt, la présence de David et Jennifer provoque au sein de Pleasantville d'étranges phénomènes, notamment caractérisés par l'apparition progressive de la couleur et de l'éveil des sens.

"Pleasantville", premier film du réalisateur Gary Ross, est une véritable fable moderne, qui possède de nombreux atouts : des effets spéciaux éblouissants, une technique inventive par le biais d'une habile utilisation de la couleur et du noir et blanc tout à fait remarquable qui lui a valu de nombreux prix et nominations, dont trois aux Oscars en 1999.

Sous l'aspect d'une comédie pour teenagers, se cache en réalité une satire qui appelle à la tolérance et au droit à la différence dans cet univers homogénéisé qu'est "Pleasantville". Le charme rétro des années 50, la musique de Randy Newman, tout comme le mélange d'humour et de poésie confèrent à cette histoire originale, intelligente et imaginative un instant rare de cinéma.

Ajoutez à cela des acteurs confirmés: Tobey Maguire (bien avant "Spider-Man"), Reese Witherspoon, Joan Allen, Jeff Daniels, William H. Macy et les regrettés J.T. Walsh, Paul Walker (inoubliable dans la saga "Fast And Furious"), tous deux disparus bien trop tôt.

Ci-dessus : Paul Walker et Reese Witherspoon dans une des séquences du film.

"Pleasantville", alliant passé et présent, s'avère être un grand moment du 7ème art...

Film "Pleasantville" de Gary Ross DVD Metropolitan/TF1 Vidéo 1998/1999

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Livre "La folle vie de Lili" de Liliane Rovere Editions Robert Laffont 2019

Publié le par Annie et Kristel

"Dix pour cent", vous connaissez ? L'excellente série imaginée par Dominique Besnehard, lui-même ancien agent de stars, narrant le quotidien inspiré de son expérience d'une agence artistique d'acteurs, dont fait partie Arlette et son chien Jean Gabin. Mais qui se cache derrière ce personnage truculent au franc-parler typiquement parisien ? Réponse: Liliane Rovere, qui se livre entièrement dans son autobiographie "La folle vie de Lili" parue aux Editions Robert Laffont.

Présentation : née à Paris en 1933, Liliane Rovere a connu une vie digne d'un roman. Son enfance sous l'occupation, le viol qu'elle a subi, sa passion du théâtre et surtout du jazz, son idylle passionnée avec le grand musicien Chet Baker, son mariage mouvementé avec Bibi, le bonheur d'être maman avec sa fille Tina. Une actrice discrète et prolifique à la carrière bien remplie, comptant à son actif plus de 50 films, sans oublier des rôles à la télévision et sur les planches.

L'autobiographie n'est pas un exercice facile, parfois racoleuse ou bien trop éloignée de la réalité. Heureusement, ce n'est pas toujours le cas. Pour en avoir lu beaucoup, nous pouvons aisément vous confirmer que "La folle vie de Lili" fait exception à la règle. Liliane Rovere est une femme au caractère bien trempé. Son écriture l'est tout autant, franche, directe, spontanée, tout en gardant une part de pudeur et d'innocence, comme cette petite fille qu'elle était et qui a su affronter les épreuves, les décennies avec aisance, persévérance, courage. Son amour absolu pour le jazz, ses rencontres avec des noms illustres de cette mouvance musicale dont Chet Baker qui comptera beaucoup pour elle et ses connaissances en la matière forcent l'admiration, mais pourraient en revanche rebuter les néophytes tant la liste est longue. Pour notre part, nous trouvons cela remarquable d'être animée d'une telle flamme. Le théâtre, dont Liliane parle avec fougue, fait également partie de son univers, tout comme l'écriture de pièces dans un style plutôt avant-gardiste, indépendant, qui lui ont valu quelques déceptions mais paradoxalement un succès d'estime. Le cinéma lui a aussi ouvert ses portes. En dépit de violences conjugales dont elle a finalement su se défaire après des années d'emprise, Liliane a eu la joie d'accueillir le soleil de sa vie, la petite Tina. Toujours prête à accepter un rôle, sa ténacité lui a permis de connaître enfin le succès qu'elle mérite grâce à la série "Dix pour cent". Un succès tardif, certes, mais qui lui vaut désormais de nombreuses propositions parmi lesquelles (on ne rit pas-Liliane sait faire preuve d'autodérision) "La minute vieille" sur Arte, la pastille humoristique de Fabrice Maruca, et "Family business", l'une des nouvelles séries de Netflix avec Gérard Darmon et Jonathan Cohen, où elle campe une dealeuse de cannabis.

Alors, plongez sans hésiter dans la vie de la pétillante et généreuse Lili, qui vous entraînera dans un tourbillon d'émotions.

Livre "La folle vie de Lili" de Liliane Rovere Editions Robert Laffont 2019

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Clip "Physical" de Dua Lipa 2020

Publié le par Annie et Kristel

Actuellement, nous traversons toutes et tous une période très difficile provoquée par la propagation du Covid-19. Par mesure de précaution et surtout de protection, nous devons rester à la maison. Afin de se changer les idées et sortir de cette inquiétude omniprésente, rien de mieux que la musique, toujours là pour nous accompagner dans les bons et les mauvais moments. Ainsi, nous avons choisi le clip "Physical" de Dua Lipa, entraînant et coloré.

Pour info, si vous ne la connaissez pas encore, Dua Lipa est une auteure-compositrice-interprète britannique d'origine albanaise (son prénom Dua signifie "Amour" en albanais) dont la carrière a véritablement débuté en 2015 avec son entrée au sein de la major Warner. Dans la foulée, elle publie son 1er single "New Love" suivi de son album éponyme comprenant sur toute la durée de son exploitation de nombreux hits parmi lesquels "New Rules", "One Kiss" feat Calvin Harris, "IDGAF" dont le clip a été réalisé par Stromae, "Scared To Be Lonely" feat le DJ Martin Garrix, "No Lie" feat Sean Paul. Début 2019, Dua sort un nouveau son, "Swan Song", tiré de la BOF du film de SF "Alita: Battle Angel", avant de se concentrer sur son 2ème album "Future Nostalgia", prévue le 3 avril prochain.

Après le tube disco-rétro "Don't Start Now", Dua Lipa continue de nous faire danser avec le nostalgique "Physical" (hommage au single du même nom d'Olivia Newton-John de 1981), nouvel extrait issu de "Future Nostalgia". La princesse de la pop signe ici l'un des retours les plus attendus de 2020.

Egalement inspirée par Madonna, Gwen Stefani ou Outkast pour ce nouveau projet au succès déjà assuré, Dua Lipa entre dans une phase 80's très en vogue actuellement pour notre plus grand plaisir, proches des derniers sons de The Weekend. "Physical" est assurément le titre-phare de "Future Nostalgia", évoquant la passion et l'exaltation amoureuse, single en collaboration (à la production et l'écriture) avec Clarence Coffee Jr, Jason Evigan (Maroon 5, David Guetta), Koz et Sarah Hudson.

La chanteuse enflamme le dancefloor dans ce clip tonique, flashy, fashion, mêlant prises de vues réelles et animées, chorégraphies dans un tourbillon de couleurs entre love story avec l'un de ses danseurs, visuel tournoyant et lumineux que l'on doit à Lope Serrano pour Nicolás Mendes du collectif CANADA (Katy Perry, Tame Impala, Phoenix) basé à Barcelone et Londres.

Le clip "Physical" est basé sur "Order And Cleanhness" (1981), un schéma conceptuel des artistes suisses Peter Fischli et David Weiss. Au delà de son esthétisme s'y trouvent des éléments universels mentionnés ou représentés : humains, émotions, animaux, matières, tout ce qui constitue notre vie. Lope Serrano les a associé aux couleurs primaires existantes dans "Physical", ce qui peut être interprété comme un message de tolérance. L'oiseau animé de certaines scènes symboliserait quand à lui l'amour ou le sexe, et la dernière scène représente selon Lope Serrano l'orgasme, "le noyau de la carte", "le centre d'existence".

A noter que pour les besoins de "Physical", la marque Pepe Jeans, dont Dua Lipa est l'une des égéries depuis 2019, a créé une gamme spéciale de jeans multicolores, que l'artiste porte durant la vidéo, tout comme des débardeurs conçus par Helmut Lang et lors de la scène finale, une robe noire signée Yves Saint Laurent.

Une petite bulle de rêve, de danse en technicolor, idéale pour se détendre et voyager dans un autre univers.

4 minutes de pur bonheur...

Prenez soin de vous et de vos proches en musique.

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Clips "What A Man Gotta Do" des Jonas Brothers 2020

Publié le par Annie et Kristel

Les Jonas Brothers sont de retour cette année avec un single ainsi qu'un clip amusant et complètement déjanté, "What A Man Gotta Do", qui devrait ravir à coup sûr tous les cinéphiles.

Nick, Joe et Kevin Jonas sont revenus sur le devant de la scène avec leur album "Happiness Begins" (et leur tournée éponyme), portés par les tubes "Sucker", "Cool" et "Only Human". A présent, les trois frères, plus en forme que jamais, nous propose leur nouveau son clippé, "What A Man Gotta Do", composé par Ryan Tedder (leader du groupe One Republic) et David Stewart.

La particularité de la vidéo signée par le talentueux Joseph Kahn est son casting constitué, comme pour "Sucker", des épouses Jonas, à savoir Priyanka Chopra Jonas (récemment apparue dans la série "Quantico"), Sophie Turner (Sansa Stark dans "Game Of Thrones") et Danielle Jonas. Elles les accompagnent dans un hommage au 7ème art en y reprenant des scènes cultes de films emblématiques. Une explication s'impose pour les néophytes afin de savourer pleinement ces clins d'œil :

Nick endosse le rôle de Tom Cruise dans le film "Risky Business (de Paul Brickman, avec Rebecca De Mornay, 1983), en chemise blanche et lunettes noires, pour séduire Priyanka, déjà sous le charme.

Joe, à la manière de John Travolta, foule la piste de danse façon "Grease" (de Randal Kleiser, dans lequel nous retrouvons également Olivia Newton-John, 1978), aux côtés de deux Sophie, l'une blonde angélique, l'autre redoutable brune.

Kevin, Roméo des temps modernes, boombox à l'appui, tente de séduire Danielle en se postant devant sa maison, tout droit inspiré du long-métrage "Un monde pour nous..." (de Cameron Crowe, avec John Cusack, Ione Skye et Lili Taylor, 1989).

A noter également l'apparition discrète du trop rare Matthew Modine (à gauche, au premier plan de la photo ci-dessous).

Enfin, sachez qu'une version alternative, moins élaborée, de "What A Man Gotta Do" (Vegas Ride), mettant en scène les Jonas Bros à Las Vegas, existe aussi. Bien qu'elle ne soit pas notre préférée, nous avons choisi de vous la faire également partager afin que vous puissiez comparer les deux facettes de ce titre, véritable condensé de bonne humeur, qui nous permet d'oublier pendant quelques minutes une actualité bien trop sombre.

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Série "Peaky Blinders" Saison 5 Blu-ray Arte Editions 2019

Publié le par Annie et Kristel

Zoom sur la série emblématique "Peaky Blinders"...

"Peaky Blinders" est une série britannique incontournable, déjà culte, diffusée sur la BBC, Arte, et également disponible sur Netflix. Elle revient pour une 5ème saison encore plus puissante et percutante que les précédentes, raison pour laquelle nous avons décidé de vous la faire découvrir, si vous ne la connaissez pas déjà.

L'histoire: en 1919, la famille Shelby et son gang des Peaky Blinders (surnommés ainsi parce qu'ils ont des lames de rasoir cousues dans leurs casquettes), font régner la loi et la terreur à Birmingham. Pour lutter contre ces criminels, Winston Churchill décide d'envoyer un officier aux méthodes brutales.

Pour l'anecdote, sachez que la fameuse bande des Peaky Blinders a réellement existé. Mais l'époque de leurs méfaits a été changée, passant de 1890 à 1920, afin de situer l'action dans l'époque incertaine de l'entre-deux-guerres. Les véritables Peaky Blinders ont disparu en 1910, détrônés par un gang rival, les Birmingham Boys.

Dans cette 5ème saison, un bond dans le temps nous accueille pour un retour aux sources de la série. Au cœur de l'intrigue, le krach boursier de 1929 qui va changer la vie de la famille Shelby, plongeant le monde et notamment l'Angleterre dans la tourmente. Le business des Peaky Blinders s'en ressent, mais ces derniers comptent sur la panique générale pour en tirer de nouveaux profits. Tommy Shelby, désormais député du Labour, est approché par Oswald Mosley, un ambitieux et charismatique politicien, qui cache de biens sombres secrets. Tommy va devoir prendre des décisions importantes pour son clan et son pays.

"Peaky Blinders" de Steven Knight, est une série âpre, violente, et paradoxalement intelligente, brillante, que nous suivons depuis sa création, avec des saisons au rythme soutenu, irrégulier, mais avec une qualité toujours au rendez-vous, ponctuées par des moments forts. l'Angleterre des années folles y est dépeinte avec justesse, incluant les conditions ouvrières difficiles de l'époque, l'économie parallèle orchestrée par les gangs, les traumatismes des soldats revenus de la guerre des tranchées. L'envie de se sortir de la pauvreté et de la fatalité par n'importe quel moyen, même illégal, est omniprésente.

Une volonté farouche crédibilisée par le formidable casting de "Peaky Blinders", Cillian Murphy ("Dunkerque", "Inception") en tête, magistral dans la peau de Tommy Shelby, le rôle de sa vie. A ses côtés, nous retrouvons Helen McCrory ("Skyfall", épouse de Damian Lewis, inoubliable Brody de "Homeland" à la ville), Paul Anderson ("The Revenant") mais aussi Anya Taylor-Joy ("The Witch"), Aiden Gillen de "Game Of Thrones", et surtout Sam Claflin, ici dans cette 5ème saison, machiavélique à souhait en affaires comme avec les femmes, danseuses de surcroît, bien loin de ses rôles dans "Hunger Games" ou l'émouvant "Avant Toi".

"Peaky Blinders", série plutôt confidentielle au sujet délicat et politiquement incorrect, a réussi l'exploit de devenir populaire et d'accueillir régulièrement des invités de marque à l'image de Tom Hardy (10 épisodes entre les saisons 2 et 4) et Adrian Brody (6 épisodes dans la saison 4).

"Peaky Blinders" nous a conquises au fil des saisons par sa capacité à nous surprendre, se renouveler, à nous tenir en haleine, et c'est à cela qu'on reconnaît une grande série. La preuve : même Brad Pitt, grand fan, a contacté la production pour participer à la future saison 6.

A suivre...

Série "Peaky Blinders" Saison 5 Blu-ray Arte Editions 2019

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Clip "Castles" de Freya Ridings 2019/2020

Publié le par Annie et Kristel

Attention talent !!!

Cela faisait longtemps que nous n'avions pas publié une chronique dans le cadre de notre rubrique "Attention talent". C'est aujourd'hui chose faite avec la révélation Freya Ridings et son single clippé "Castles" que vous pourrez découvrir à la fin de cet article.

Freya Ridings, fille de l'acteur Richard Ridings, est une jeune auteure-compositrice-interprète anglaise, dont la voix est souvent comparée à celle de Florence Welsh, chanteuse de Florence And The Machine, et d'Hannah Reid, leader du groupe London Grammar. Durant son enfance, Freya Ridings a souffert de dyslexie et d'isolement. Mais la musique est entrée dans sa vie, devenant son refuge, lui permettant d'exprimer et d'extérioriser son mal-être. Freya commence alors à jouer de la guitare et du piano, composant ses propres chansons dès l'âge de 9 ans. Elle monte sur scène pour la première fois à 11 ans. C'est le déclic : elle fera de la musique son métier. Freya intègre ainsi à 16 ans l'école du spectacle Brit School, d'où elle ressort diplômée, plus déterminée que jamais à vivre de son art. 

Sa carrière ne débutera réellement qu'en 2017 avec le single "Blackout", suivie d'une reprise de "Maps" du groupe Yeah Yeah Yeahs. En parallèle, elle assure les premières parties de Tears For Fears, Tash Sultana et Lewis Capaldi, avant de voler de ses propres ailes avec un premier album enregistré en public, "Live At St Pancras Old Church". Un choix audacieux. Dans la foulée, paraît la chanson "Lost Without You" qui va lui ouvrir les portes du succès, mais seulement l'année suivante grâce à l'utilisation du titre dans l'émission "Love Island" sur ITV2, la révélant au grand public. Largement diffusé sur les ondes britanniques, "Lost Without You" y devient disque platine, avant d'en dépasser les frontières.

Un deuxième album, "Live At Omeara", toujours enregistré en public, voit le jour en 2018. L'année suivante, Freya Ridings sort un nouveau single à l'accueil mitigé, "You Mean The World To Me", pourtant produit par Greg Kurstin, clippé par Lena Headey (Cersei Lannister dans "Game Of Thrones"), dans lequel apparaît Maisie Williams (Arya Stark, également dans "Game Of Thrones").

Il faudra attendre "Castles" en mai 2019 (que nous venons seulement de découvrir), un single certifié disque d'or en Angleterre et en Australie, pour que la carrière de Freya décolle réellement, lui permettant de publier son premier album studio éponyme. Dès sa première diffusion, "Castles" nous a conquises par un son et un clip simples mais efficaces, mettant en valeur la voix de la jolie et talentueuse Freya Ridings. 

Malgré un texte et un univers plutôt mélancoliques ("Castles" évoquant une rupture), Freya Ridings sait paradoxalement en puiser une force positive et solaire qu'elle nous transmet sans aucune difficulté. Une beauté rousse dont on retrouve également l'enthousiasme sur scène, en véritable communion avec son public, partageant ses joies, ses peines par le biais de la musique, sa musique, tout simplement. Le rêve de sa vie...

A noter que Freya Ridings est nominée aux Brit Awards 2020 qui se dérouleront le 18 février prochain dans la catégorie Meilleur artiste solo féminine britannique.

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Livre "Mes 7 ex: Juliette" de S.N. Lemoing Litl'Book Editions 2019

Publié le par Annie et Kristel

Sous le charme...

L'histoire : Juliette n'a pas de chance en amour. Elle voit le temps passer et s'inquiète pour son avenir sentimental. Quand son tour viendra-t-il ? Pourquoi ne trouve-t-elle pas la bonne personne aussi facilement et rapidement que d'autres ? Elle a pourtant tout pour elle : jolie, gentille, fiable, travailleuse. Mais il semblerait que cela ne suffise pas. Un soir, en discutant avec ses deux meilleures amies, Charlène et Sophie, celles-ci lui proposent une idée folle, loin de tout ce qu'elle aurait pu imaginer jusque là: et si elle recontactait ses sept ex afin de comprendre ce qui n'a pas fonctionné avec eux ? Qui sait si l'alchimie ne pourrait pas opérer une seconde fois ? Ces retrouvailles vont s'avérer beaucoup plus compliquées que prévu, entre déceptions, fausses promesses et trahisons...

Bruno, le premier de la liste, incapable d'éprouver des sentiments. Thomas, le musicien, avec qui Juliette aurait pu vivre une belle histoire si il n'était pas aussi indécis. Carl qui semble hermétique à tout rapprochement. Maxence et ses (trop) nombreux atouts physiques. Guillaume le pervers narcissique, qui cache aisément son côté sombre. Patrick, gentil mais... Et Achille, le rendez-vous manqué. Qui de ces sept "prétendants" parviendra à (re)conquérir le cœur de Juliette ? Sept Roméo ? Non, pas vraiment. Juste des hommes avec leurs qualités et leurs défauts, comme tout être humain, mais avec un réel manque de communication et une certaine peur de l'engagement.

Sept histoires aux contextes bien différents, c'est ce que propose ce roman au sujet assez sérieux, finalement. La quête de l'amour est plus que jamais d'actualité et s'avère difficile, en dépit des nouvelles technologies, des sites de rencontres et des réseaux sociaux évoqués dans "Mes 7 ex", pourtant censés tous nous rapprocher. Il n'en est rien, ou si peu. Aucun mal à s'identifier à Juliette, une jeune femme dynamique, sympathique, pas frivole (pour une fois, cela fait du bien !), qui veut, comme nous tous, simplement aimer et être aimée. Mais contrairement à ce que les médias veulent nous faire croire, ce n'est pas toujours aussi simple, au risque de se sentir à part, pas dans la norme, de culpabiliser inutilement alors qu'il faut seulement être patient et persévérant. 

Un message d'espoir que souhaite nous faire passer la prolifique auteure S.N. Lemoing et qui y parvient aisément de façon touchante, avec des moments cocasses pour dédramatiser des situations réalistes et délicates. Un véritable coup de cœur...

Merci à S.N. Lemoing pour sa confiance.

Livre "Mes 7 ex: Juliette" de S.N. Lemoing Litl'Book Editions 2019

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Film "Yesterday" de Danny Boyle DVD Universal 2019

Publié le par Annie et Kristel

Plutôt Beatles ou Rolling Stones ? Difficile de répondre à cette question, excepté dans le film "Yesterday" où tout le monde a mystérieusement oublié l'existence des Beatles, sauf Jack.

L'histoire : hier, les Beatles étaient connus de tous, mais aujourd'hui, seul Jack Malik (Himesh Patel) se souvient de leurs chansons. Avant, cet auteur-compositeur-interprète galérait, avec des rêves de succès tardant à se réaliser. Pourtant, Ellie (Lily James), son amie d'enfance, originaire comme lui du petit village de Lowestoft dans le Suffolk (Angleterre), croyait en lui et l'encourageait de tout son cœur à continuer. A la suite d'un accident avec un bus survenu pendant une étrange panne d'électricité, Jack se réveille dans un monde où les Beatles n'ont jamais existé, ce qui va lui inspirer une idée un peu folle et lui ouvrir les portes de la gloire, le confrontant également à un cas de conscience.

D'emblée, "Yesterday" nous a attiré par le pari original et audacieux de nous proposer une existence sans les Beatles, mais aussi sans Coca-Cola®, cigarettes, ni Harry Potter et encore moins le groupe Oasis.

Comme vous le savez déjà, la musique fait partie de notre vie sous toutes ses formes, y compris par le biais cinématographique. Bonne nouvelle, nous vivons actuellement une période où les biopics musicaux et leurs dérivés ont le vent en poupe, à l'image de "Bohemian Rapsody" (consacré à Freddy Mercury et le groupe Queen), "Rocket Man" (Elton John), mais aussi "A Star Is Born" (avec Lady Gaga et Bradley Cooper) ainsi que "Music Of My Life" (sur les chansons de Bruce Springsteen, dont nous vous avions déjà parlé sur notre blog), tous d'incontestables réussites.

Le réalisateur oscarisé Danny Boyle (pour "Slumdog Millionnaire" en 2009, "Trainspotting") et le scénariste Richard Curtis ("4 mariages et 1 enterrement", "Love Actually" et "Coup de foudre à Notting Hill") associent leur savoir-faire pour nous concocter un Feel Good Movie musical, qui permet de retrouver les plus belles chansons des Beatles, comme un retour jubilatoire sur leur carrière, magnifiquement interprétées par l'acteur Himesh Patel, littéralement habité par son rôle, personnage auquel on s'identifie aisément. La preuve, quand Jack réalise que ses propres chansons ne plaisent pas et qu'il décide de s'approprier le répertoire des Beatles, dont il connaît les textes pratiquement par coeur, nous comprenons aisément son désarroi de musicien, puis, alors que la gloire lui sourit, ses interrogations : doit-il continuer de tricher ou écouter son coeur et redevenir intègre ?

Côté casting, outre le brillant Himesh Patel dans le rôle de Jack (révélé par la série "EastEnders", puis apparu dans le film "The Aeronauts" et bientôt à l'affiche du long-métrage événement de Christopher Nolan, "Tenet"), notons l'apparition remarquée en guest star un peu décalée du musicien Ed Sheeran, ange gardien de Jack, un des premiers à lui donner sa chance, qui nous dévoile ici une facette méconnue de son talent pour la comédie so british. N'oublions pas Lily James (ayant débuté dans la série "Downtown Abbey", vue dans "Cendrillon" de Kenneth Branagh et "Baby Driver"), parfaite de sensibilité, incarnant Ellie, la meilleure amie romantique du héros, qui aimerait être bien plus que cela.

Seul petit bémol : nous aurions aimé voir davantage la "Fan Attitude" de Jack pour les Beatles avant le blackout mondial et son accident. Mais cela ne gâche en rien notre plaisir.

"Yesterday" reste un excellent film, qui donne la pêche, idéal pour se divertir, apportant un regard lucide sur la célébrité et l'importance des priorités de la vie, ses véritables valeurs. A quand une version Rolling Stones ?

Film "Yesterday" de Danny Boyle DVD Universal 2019

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