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Clip "Isolation" de Jeff Beck et Johnny Depp 2019/2020

Publié le par Annie et Kristel

Etre confiné n'est pas facile. Bien sûr, on peut toujours lire, regarder des films, séries, écouter de la musique, visionner des clips, afin de se détendre. C'est ce que nous avons fait durant cette grave crise sanitaire et YouTube nous a réservé une belle surprise. Le grand Jeff Beck s'est associé à son ami de longue date, l'acteur-réalisateur-musicien Johnny Depp pour une reprise de circonstance, "Isolation" de John Lennon.

Une ballade piano-voix à la fois tendre et fiévreuse sur la solitude et l'isolement, issue du premier album solo de John Lennon (ex-Beatles mais pas que), "Plastic Ono Band" de 1970. La reprise a quand elle pris vie l'année dernière lors de sessions d'enregistrements entre Jeff Beck à la guitare et l'acteur aux multiples facettes Johnny Depp pour la partie vocale.

Le duo avait déjà interprété "Isolation" sur scène à plusieurs reprises, notamment en septembre 2019 au Texas lors du Crossroads Guitar Festival organisé par un autre illustre guitariste, Eric Clapton, prestation que vous pourrez retrouver dans le clip live officiel, récemment mis en ligne, disponible à la fin de cet article. Il a été précédé, comme c'est le souvent le cas, d'une version lyrics.

Cette réinterprétation plus bluesy que l'originale permet à Jeff Beck de retravailler avec ses musiciens, le batteur Vinnie Colaiuta et la bassiste Rhonda Smith. Initialement, Jeff Beck et Johnny Depp n'avaient pas prévu de sortir la chanson si rapidement, mais cette période difficile et surtout le confinement les a fait changer d'avis. C'était le bon moment pour la (re)découvrir, dixit Jeff Beck. Johnny Depp a ajouté à ce sujet que la poésie de John Lennon avec des paroles comme "On est effrayés par tout le monde, effrayés par le soleil" leur a semblé très profonde et étrangement d'actualité, trouvant, comme pour les Rolling Stones avec "Living In A Ghost Town" dont nous vous avions déjà parlé sur notre blog, un écho particulier.

"Isolation" évoque bien sûr l'isolement, la peur ainsi que les menaces existentielles pour nos vies et notre avenir. Comment ne pas penser au Coronavirus ? Dans "Isolation", Johnny Depp (qui a également fondé le groupe Hollywood Vampires aux côtés d'Alice Cooper et Joe Perry d'Aerosmith), s'approprie avec élégance, douceur et sensualité les mots de John Lennon, ponctués par les riffs de guitare fantastiques, vertigineux, enflammés et percutants de Jeff Beck, ancien guitariste des légendaires Yardbirds (avec justement Eric Clapton et Jimmy Page). Frissons garantis...

Ci-dessus : pochette du premier album solo de John Lennon "Plastic Ono Band" de 1970

Et ce n'est pas tout : d'autres chansons du duo sont annoncées sans en connaître tous les détails. En attendant, trouvons un peu de réconfort et de solidarité avec "Isolation", cover du classique de John Lennon.

Afin que vous puissiez comparer les deux versions, nous vous proposons également de retrouver à la fin ce cette chronique le titre original. 

Un magnifique moment de complicité musicale qui rend hommage au talent de John Lennon tout en s'inscrivant au coeur de l'actualité...

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Livre "Five Feet Apart" de Rachael Lippincott avec Mikki Daughtry et Tobias Iaconis Albin Michel 2018/2019

Publié le par Annie et Kristel

Peut-on vraiment aimer quelqu'un sans jamais l'approcher ?

Cela faisait plusieurs mois que nous souhaitions chroniquer le livre "Five Feet Apart" qui parle de la mucoviscidose, une maladie grave touchant les plus jeunes. Mais le Covid-19 est arrivé, et nous avons préféré reporter notre article en raison du contexte ainsi que de la ressemblance entre les précautions prises dans le roman et nos gestes barrières actuels. Cependant, "Five Feet Apart" est avant tout un formidable message d'espoir et d'amour pour tous qu'il aurait été dommage de ne pas partager.

L'histoire : depuis son plus jeune âge, Stella a l'habitude de tout contrôler. En particulier à l'hôpital où ses poumons défaillants l'envoient régulièrement. Traitement, régime, suivi médical, rien n'échappe à son organisation. Tout l'inverse de Will qui n'attend qu'une chose : avoir dix-huit ans, quitter cet établissement et enfin vivre libre. Ils n'ont rien en commun en dehors de leur maladie, celle-là même qui leur impose une distance de deux mètres à tout instant.

"Five Feet Apart" est en réalité la novellisation du film "A deux mètres de toi" avec Cole Sprouse ("Riverdale"), un style littéraire davantage répandu aux USA qu'en France. Cette jolie histoire d'amour entre Stella et Will, deux adolescents atteints de la mucoviscidose, aurait pu être triste, déprimante, mais leur force de caractère et leur détermination l'emportent, comme leur maturité, leur combat au quotidien pour rester en vie. Nos découvrons les contraintes qu'impose la mucoviscidose, que même la greffe de poumons ne peut vraiment sauver, si ce n'est pour gagner quelques années, une victoire certes petite mais non négligeable. La maladie ne les empêche pas d'avoir des projets, des rêves artistiques, tout en étant créatifs et ultra-connectés, à l'image de Stella et ses vidéos sur YouTube. L'amour ainsi que l'humour sont bien présents malgré la perte d'êtres chers. Mais leur attirance mutuelle et leur complicité sont entravées par un autre problème : Will, en plus de la mucoviscidose, a contracté le B. cepacia, une bactérie qui met fin à tout espoir de guérison, donc de greffe, et de rapprochement avec les autres malades, y compris Stella. En effet, il doit respecter une distance d'au moins deux mètres, tout contact étant interdit, même un simple baiser. Pas évident de laisser s'épanouir leur amour naissant en étant armés de masques et de gants. Voilà leur existence au jour le jour. Un effet miroir troublant avec nos mesures de prévention contre le Coronavirus, un ennemi invisible mais néanmoins présent, qui touche de façon presque similaire le système respiratoire, comme les malades de la mucoviscidose auxquels nous pensons.

Un livre qui incite à la réflexion, sensible, émouvant, intelligent, réaliste, alternant avec talent les points de vue de Stella et Will, nos deux héros, pour une belle leçon de courage...

Livre "Five Feet Apart" de Rachael Lippincott avec Mikki Daughtry et Tobias Iaconis Albin Michel 2018/2019

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Clip "Living In A Ghost Town" The Rolling Stones 2020

Publié le par Annie et Kristel

Enfin, les Rolling Stones sont de retour avec "Living In A Ghost Town", littéralement vivre dans une ville fantôme, leur premier titre inédit depuis 8 ans, tout à fait d'actualité en cette période de confinement mondial. Rendez-vous à la fin de notre chronique pour en découvrir le clip.

Les Rolling Stones reviennent en force avec une chanson surprenante, "Living In A Ghost Town", leur premier son inédit depuis "Doom And Gloom" et "One More Shot", tous deux inclus dans la compilation "Grrr !" datant de 2012, "A Bigger Bang", sorti en 2005, étant pour sa part leur véritable dernier album, excluant les concepts, reprises, etc. Autant dire que ce single est un événement musical dont on retrouve l'énergie rock, blues et intemporel de Mick Jagger, Keith Richards, Ronnie Wood et Charlie Watts. 

Etrangement prémonitoire, cette chanson de 4 minutes sur un lieu animé déserté du jour au lendemain, a pourtant été écrite par Mick Jagger et Keith Richards il y a un an en 10 minutes, même si le texte a depuis été en partie modifié afin de correspondre à l'air du temps, y trouvant là un écho particulier, glaçant. Les paroles évoquent ainsi le chaos, la destruction, la solitude mais surtout l'isolement, "coincés dans un monde sans fin", dixit Mick, le charismatique leader de la formation et vraie bête de scène (pour tous ceux qui ont eu la chance d'applaudir sa prestation en live, ils sauront de quoi nous parlons). Avant le confinement, les Rolling Stones étaient en train d'enregistrer de nouvelles compositions en studio mais quand le virus est apparu, Mick et Keith ont pensé que "Living In A Ghost Town" toucherait davantage leur public. Keith Richards, le guitariste, a déclaré que c'était curieux de la voir soudainement prendre vie. Le morceau fait partie d'un futur album à paraître prochainement, du moins nous l'espérons. A noter que certaines parties vocales de Mick Jagger concernant "Living In A Ghost Town" ont été enregistrées alors qu'il se trouvait déjà en confinement dans son château en Touraine.

 Le clip, réalisé par Joe Connor avec un objectif fisheye, nous emmène dans les rues vides, dépeuplées de 7 villes : Cape Town, Kyoto, Londres, Los Angeles, Margate, Oslo et Toronto. Une vision angoissante, presque post-apocalyptique mais néanmoins réaliste de ces quartiers endormis qui n'attendent plus que le retour de leurs habitants mêlés aux touristes pour recommencer à vivre, contrastant avec des sessions studio du groupe en plein enregistrement.

Question actualité, les Stones ont participé le samedi 18 avril dernier au grand concert virtuel "One World" réunissant de nombreux artistes confinés, mis en place par l'organisation Global Citizen en collaboration avec Lady Gaga, pour récolter des fonds afin de soutenir les soignants mobilisés face à la pandémie. Les quatre musiciens ont joué depuis leurs salons respectifs le fameux "You Can't Always Get What You Want". Mention spéciale à Charlie Watts et sa batterie invisible !

Les Rolling Stones ont pratiquement passé les deux dernières décennies sur les routes mais le Coronavirus a malheureusement interrompu leurs projets. Ils devaient donner 15 concerts aux États-Unis à partir du 8 mai mais tous ont été suspendus. Dès la fin du confinement, ils espèrent pouvoir assurer les shows de leur tournée américaine.

Une chose est sûre : l'étoile Rolling Stones brille toujours dans le ciel de la musique, au firmament.

It's only rock'n'roll but we like it... 

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Film "Joker" de Todd Phillips DVD Warner Bros 2019/2020

Publié le par Annie et Kristel

Et si pour une fois, les spectateurs se glissaient dans la peau du méchant ? C'est ce que propose "Joker", le film événement que nous attendions de voir avec curiosité. Car "Joker", l'un des ennemis jurés de Batman, à la fois terrifiant et paradoxalement si vulnérable, était au départ simplement un homme brisé, qui aurait pu avoir un destin bien différent. Après tout, pour affronter son adversaire, il faut d'abord apprendre à connaître ses failles...

L'histoire : Arthur Fleck (Joaquin Phoenix), comédien de stand-up en galère, est agressé alors qu'il déambule dans les rues de Gotham, déguisé en clown afin de subvenir à ses besoins ainsi qu'à ceux de sa mère malade (l'impeccable Frances Conroy de "Six Feet Under" et "American Horror Story"). Méprisé, bafoué et tourné en ridicule, il sombre peu à peu dans la folie jusqu'à devenir "Joker", le Joker, un dangereux tueur psychopathe. Mais qui est-il réellement ? Quelles sont ses motivations ? Pourquoi agit-il ainsi ?

 Le long-métrage devenu culte répond à ces questions en nous dépeignant ce personnage avant qu'il ne devienne le criminel que tout le monde connaît. Au début de "Joker", on découvre cet homme dans son quotidien aussi morne que sa ville, Gotham, d'abord en homme-sandwich puis en comique pour enfants malades. Mais tout au fond de lui, son rêve le plus fou est de monter sur les planchers sous les applaudissements d'un public conquis.

Arthur voudrait être un véritable humoriste. Pas facile quand on est atteint du syndrome pseudo-bulbaire qui l'empêche de contenir son rire et gâche ses interventions comiques. Au fur et à mesure, cette hilarité incontrôlée devient de plus en plus démoniaque. A la place d'une belle carrière dans le stand-up, Arthur gravit les échelons du crime et de la folie. "Joker" est né...

Todd Phillips nous révèle à sa manière, par un film qui ne s'inscrit dans aucune continuité par rapport aux autres éléments de la franchise "Batman" de DC Comics, les origines de ce super vilain, qui a suscité bien des fantasmes au cours de ces dernières années à travers les comics, séries et films. Raconter les fêlures du clown à l'éternel sourire et à l'inquiétant rire devenu sa signature, exigeait un contexte et le réalisateur a choisi de le mettre en scène dans un Gotham réaliste et dans une époque précise, le début des années 1980. Pas étonnant qu'Arthur se retrouve à Arkham au milieu du film. Mais l'asile d'aliénés des comics "Batman", connu pour son architecture gothique, ressemble ici à un hôpital rongé par les coupes budgétaires. Les scènes dans les couloirs ont d'ailleurs été tournées au sein d'un authentique établissement de santé situé dans le Bronx. Alors qu'il enchaîne les déboires professionnels, les pages de ses cahiers qu'il utilise pour écrire ses sketchs se remplissent de pensées de plus en plus noires, à l'image de Gotham qui broie les plus faibles, en écho à la vision que se fait Arthur du monde extérieur.

Violence, misère, contexte familial compliqué, Arthur évolue au milieu d'une série de circonstances atténuantes. Loin de tout justifier, cet environnement délétère nous fait entrer dans la tête du personnage, accéder à ses pensées et comprendre comment il en est arrivé là.

 Une mère malade, manipulatrice, mythomane, violente, l'absence d'image paternelle, l'ombre de la famille Wayne et en particulier d'un certain Bruce qui plane déjà au dessus de lui, une vie sentimentale inexistante malgré son amour non partagé pour sa voisine seront des facteurs déclencheurs de sa démence.

Ses séances avec une psychologue municipale lui permettant de tempérer ses angoisses et de continuer son lourd traitement médical, seront hélas interrompues, faute de budget, ce qui précipitera sa descente aux enfers. Côté travail, ce n'est pas mieux : des emplois ingrats aggravés par sa pathologie (son impossibilité à contenir son rire), d'où de constantes agressions et humiliations qui finiront par le faire renvoyer. Pour couronner le tout, un célèbre présentateur de talk-shows qu'admire sa mère (magnifiquement interprété par le grand Robert De Niro) se rapproche d'Arthur pour de mauvaises raisons, et en paiera le prix dans sa propre émission.

Evoluant entre réalité, hallucinations et frustration, Joaquin Phoenix est époustouflant dans le rôle d'Arthur. Il parvient à nous faire éprouver de l'empathie et de la compassion pour un personnage complexe mais également dévoué et plein de bonnes intentions. Après Jack Nicholson, le regretté Heath Ledger, Jared Leto et Cameron Monaghan (de la série "Gotham"), les précédents interprètes du Joker, Joaquin Phoenix s'est complètement investi dans son incarnation d'Arthur Fleck, allant jusqu'à perdre de nombreux kilos. Sa maigreur effarante contribue à adhérer au mal-être d'Arthur. Un acteur caméléon qui n'hésite pas à prendre régulièrement des risques, à la façon de Christian Bale, l'un des Batman, justement. L'Oscar du meilleur acteur remporté par Joaquin Phoenix en 2020 pour cette interprétation est amplement mérité.

Todd Phillips a réussi le pari audacieux, sans effets spéciaux, de nous faire partager l'intimité, non pas d'un super-héros, mais d'un futur tueur machiavélique en nous rappelant que les méchants les plus terrifiants sont ceux qui nous sont les plus proches. Car n'oublions pas que malgré la détresse qui se lit sur le visage d'Arthur, il deviendra le symbole du mal absolu...

Film "Joker" de Todd Phillips DVD Warner Bros 2019/2020

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Livre "Mon voisin invisible" de Shealynn Royan Amazon 2017

Publié le par Annie et Kristel

La véritable beauté ne se voit qu'avec le cœur...

Afin d'échapper un peu à ce climat anxiogène, nous nous sommes plongées dans la lecture de "Mon voisin invisible" de Shealynn Royan, remède idéal contre la morosité ambiante.

L'histoire racontée par Roxane : je m'appelle Roxane, j'ai 26 ans, 2 meilleures amies, 1 chat et... 1 voisin invisible. Je sais, ce n'est pas banal. Jusqu'à présent, je dois vous avouer que ça m'était égal de n'avoir jamais vu l'homme qui vit de l'autre côté de mon palier. Mais depuis ma rupture et cette soirée où Léa, Manon et moi avons parié sur le mystère que représente mon voisin, je me pose de plus en plus de questions à son sujet. Pourquoi ne l'ai-je encore jamais croisé ? Est-il comme je me l'imagine ?

Présenté comme une comédie romantique, "Mon voisin invisible" en a tous les ingrédients mais recèle bien des surprises. En effet, Shealynn Royan, auteure indépendante aux univers aussi riches que variés, a su éviter les clichés inhérents à certaines romances en nous proposant de suivre Roxane, une héroïne attachante, sensible, à l'écoute des autres et notamment de ses deux exubérantes amies Léa et Manon, sans oublier Grisouille, son adorable chat gris, comme vous l'aurez deviné. Malgré des relations familiales tendues, en particulier avec sa mère, Roxane a réussi à acquérir son indépendance grâce à son emploi dans une agence de voyages et à trouver un certain équilibre dans un quotidien bien ordonné, tout en rêvant d'un tour du monde à deux. Mais sa récente rupture avec son petit ami lui fait prendre conscience que pour trouver l'amour, le physique est secondaire et qu'il faut plutôt apprendre à se connaître et à s'accepter mutuellement, parfois avant même de se voir. Bientôt, avec Léa et Manon, la question autour de l'identité de son mystérieux voisin (un secret bien gardé jusqu'au dénouement), qui avait commencé comme une simple plaisanterie, va tourner à l'obsession. Seuls indices : son patronyme et son paillasson représentant une tête de chat. Un chassé-croisé va alors s'instaurer dans les rues de Rennes, alliant réseaux sociaux, SMS, musique, bonne humeur, humour mais aussi gravité sans jamais tomber dans la facilité ni dans le schéma du prince et de la bergère ou de façon plus actuelle, de la star qui craque pour son assistante.

Un roman Feel Good qui donne du rose à l'âme, la couleur préférée de Roxane, une jeune femme résolument bien ancrée dans l'air du temps...

Livre "Mon voisin invisible" de Shealynn Royan Amazon 2017

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Film "Pleasantville" de Gary Ross DVD Metropolitan/TF1 Vidéo 1998/1999

Publié le par Annie et Kristel

Qui n'a jamais rêvé de vivre "dans" son émission préférée ?

Durant cette période de confinement où il est plus important que jamais de se distraire et de garder le moral, quoi de mieux qu'un petit retour en arrière avec "Pleasantville", un film méconnu propice à la nostalgie des 50's.

L'histoire : dans les années 90, David (Tobey Maguire), un adolescent naïf et rêveur, s'évade du quotidien grâce à "Pleasantville", une sitcom en noir et blanc des années 50. Là-bas, la vie y est parfaite : tout est bonheur, calme et simplicité. David admire particulièrement une famille idéale dont il connaît les habitudes par cœur : un père compréhensif, une mère élégante et cordon bleu, des enfants modèles. Un havre de paix.

En revanche, sa soeur jumelle Jennifer (Reese Witherspoon) est tout son contraire, impertinente et complètement intégrée dans son époque. Un soir, un étrange réparateur de télévision leur donne une télécommande qui les propulse dans cette existence idyllique. Les voilà obligés de vivre à "Pleasantville" en noir et blanc, dans un monde d'une autre époque, une quatrième dimension.

Cependant, Jenny, toujours aussi rebelle, n'entend pas se soumettre à cette tranquillité, dans ce décor sans saisons où les personnages ne connaissent ni les sentiments, ni le sexe et encore moins les livres. Bientôt, la présence de David et Jennifer provoque au sein de Pleasantville d'étranges phénomènes, notamment caractérisés par l'apparition progressive de la couleur et de l'éveil des sens.

"Pleasantville", premier film du réalisateur Gary Ross, est une véritable fable moderne, qui possède de nombreux atouts : des effets spéciaux éblouissants, une technique inventive par le biais d'une habile utilisation de la couleur et du noir et blanc tout à fait remarquable qui lui a valu de nombreux prix et nominations, dont trois aux Oscars en 1999.

Sous l'aspect d'une comédie pour teenagers, se cache en réalité une satire qui appelle à la tolérance et au droit à la différence dans cet univers homogénéisé qu'est "Pleasantville". Le charme rétro des années 50, la musique de Randy Newman, tout comme le mélange d'humour et de poésie confèrent à cette histoire originale, intelligente et imaginative un instant rare de cinéma.

Ajoutez à cela des acteurs confirmés: Tobey Maguire (bien avant "Spider-Man"), Reese Witherspoon, Joan Allen, Jeff Daniels, William H. Macy et les regrettés J.T. Walsh, Paul Walker (inoubliable dans la saga "Fast And Furious"), tous deux disparus bien trop tôt.

Ci-dessus : Paul Walker et Reese Witherspoon dans une des séquences du film.

"Pleasantville", alliant passé et présent, s'avère être un grand moment du 7ème art...

Film "Pleasantville" de Gary Ross DVD Metropolitan/TF1 Vidéo 1998/1999

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Livre "La folle vie de Lili" de Liliane Rovere Editions Robert Laffont 2019

Publié le par Annie et Kristel

"Dix pour cent", vous connaissez ? L'excellente série imaginée par Dominique Besnehard, lui-même ancien agent de stars, narrant le quotidien inspiré de son expérience d'une agence artistique d'acteurs, dont fait partie Arlette et son chien Jean Gabin. Mais qui se cache derrière ce personnage truculent au franc-parler typiquement parisien ? Réponse: Liliane Rovere, qui se livre entièrement dans son autobiographie "La folle vie de Lili" parue aux Editions Robert Laffont.

Présentation : née à Paris en 1933, Liliane Rovere a connu une vie digne d'un roman. Son enfance sous l'occupation, le viol qu'elle a subi, sa passion du théâtre et surtout du jazz, son idylle passionnée avec le grand musicien Chet Baker, son mariage mouvementé avec Bibi, le bonheur d'être maman avec sa fille Tina. Une actrice discrète et prolifique à la carrière bien remplie, comptant à son actif plus de 50 films, sans oublier des rôles à la télévision et sur les planches.

L'autobiographie n'est pas un exercice facile, parfois racoleuse ou bien trop éloignée de la réalité. Heureusement, ce n'est pas toujours le cas. Pour en avoir lu beaucoup, nous pouvons aisément vous confirmer que "La folle vie de Lili" fait exception à la règle. Liliane Rovere est une femme au caractère bien trempé. Son écriture l'est tout autant, franche, directe, spontanée, tout en gardant une part de pudeur et d'innocence, comme cette petite fille qu'elle était et qui a su affronter les épreuves, les décennies avec aisance, persévérance, courage. Son amour absolu pour le jazz, ses rencontres avec des noms illustres de cette mouvance musicale dont Chet Baker qui comptera beaucoup pour elle et ses connaissances en la matière forcent l'admiration, mais pourraient en revanche rebuter les néophytes tant la liste est longue. Pour notre part, nous trouvons cela remarquable d'être animée d'une telle flamme. Le théâtre, dont Liliane parle avec fougue, fait également partie de son univers, tout comme l'écriture de pièces dans un style plutôt avant-gardiste, indépendant, qui lui ont valu quelques déceptions mais paradoxalement un succès d'estime. Le cinéma lui a aussi ouvert ses portes. En dépit de violences conjugales dont elle a finalement su se défaire après des années d'emprise, Liliane a eu la joie d'accueillir le soleil de sa vie, la petite Tina. Toujours prête à accepter un rôle, sa ténacité lui a permis de connaître enfin le succès qu'elle mérite grâce à la série "Dix pour cent". Un succès tardif, certes, mais qui lui vaut désormais de nombreuses propositions parmi lesquelles (on ne rit pas-Liliane sait faire preuve d'autodérision) "La minute vieille" sur Arte, la pastille humoristique de Fabrice Maruca, et "Family business", l'une des nouvelles séries de Netflix avec Gérard Darmon et Jonathan Cohen, où elle campe une dealeuse de cannabis.

Alors, plongez sans hésiter dans la vie de la pétillante et généreuse Lili, qui vous entraînera dans un tourbillon d'émotions.

Livre "La folle vie de Lili" de Liliane Rovere Editions Robert Laffont 2019

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Clip "Physical" de Dua Lipa 2020

Publié le par Annie et Kristel

Actuellement, nous traversons toutes et tous une période très difficile provoquée par la propagation du Covid-19. Par mesure de précaution et surtout de protection, nous devons rester à la maison. Afin de se changer les idées et sortir de cette inquiétude omniprésente, rien de mieux que la musique, toujours là pour nous accompagner dans les bons et les mauvais moments. Ainsi, nous avons choisi le clip "Physical" de Dua Lipa, entraînant et coloré.

Pour info, si vous ne la connaissez pas encore, Dua Lipa est une auteure-compositrice-interprète britannique d'origine albanaise (son prénom Dua signifie "Amour" en albanais) dont la carrière a véritablement débuté en 2015 avec son entrée au sein de la major Warner. Dans la foulée, elle publie son 1er single "New Love" suivi de son album éponyme comprenant sur toute la durée de son exploitation de nombreux hits parmi lesquels "New Rules", "One Kiss" feat Calvin Harris, "IDGAF" dont le clip a été réalisé par Stromae, "Scared To Be Lonely" feat le DJ Martin Garrix, "No Lie" feat Sean Paul. Début 2019, Dua sort un nouveau son, "Swan Song", tiré de la BOF du film de SF "Alita: Battle Angel", avant de se concentrer sur son 2ème album "Future Nostalgia", prévue le 3 avril prochain.

Après le tube disco-rétro "Don't Start Now", Dua Lipa continue de nous faire danser avec le nostalgique "Physical" (hommage au single du même nom d'Olivia Newton-John de 1981), nouvel extrait issu de "Future Nostalgia". La princesse de la pop signe ici l'un des retours les plus attendus de 2020.

Egalement inspirée par Madonna, Gwen Stefani ou Outkast pour ce nouveau projet au succès déjà assuré, Dua Lipa entre dans une phase 80's très en vogue actuellement pour notre plus grand plaisir, proches des derniers sons de The Weekend. "Physical" est assurément le titre-phare de "Future Nostalgia", évoquant la passion et l'exaltation amoureuse, single en collaboration (à la production et l'écriture) avec Clarence Coffee Jr, Jason Evigan (Maroon 5, David Guetta), Koz et Sarah Hudson.

La chanteuse enflamme le dancefloor dans ce clip tonique, flashy, fashion, mêlant prises de vues réelles et animées, chorégraphies dans un tourbillon de couleurs entre love story avec l'un de ses danseurs, visuel tournoyant et lumineux que l'on doit à Lope Serrano pour Nicolás Mendes du collectif CANADA (Katy Perry, Tame Impala, Phoenix) basé à Barcelone et Londres.

Le clip "Physical" est basé sur "Order And Cleanhness" (1981), un schéma conceptuel des artistes suisses Peter Fischli et David Weiss. Au delà de son esthétisme s'y trouvent des éléments universels mentionnés ou représentés : humains, émotions, animaux, matières, tout ce qui constitue notre vie. Lope Serrano les a associé aux couleurs primaires existantes dans "Physical", ce qui peut être interprété comme un message de tolérance. L'oiseau animé de certaines scènes symboliserait quand à lui l'amour ou le sexe, et la dernière scène représente selon Lope Serrano l'orgasme, "le noyau de la carte", "le centre d'existence".

A noter que pour les besoins de "Physical", la marque Pepe Jeans, dont Dua Lipa est l'une des égéries depuis 2019, a créé une gamme spéciale de jeans multicolores, que l'artiste porte durant la vidéo, tout comme des débardeurs conçus par Helmut Lang et lors de la scène finale, une robe noire signée Yves Saint Laurent.

Une petite bulle de rêve, de danse en technicolor, idéale pour se détendre et voyager dans un autre univers.

4 minutes de pur bonheur...

Prenez soin de vous et de vos proches en musique.

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Clips "What A Man Gotta Do" des Jonas Brothers 2020

Publié le par Annie et Kristel

Les Jonas Brothers sont de retour cette année avec un single ainsi qu'un clip amusant et complètement déjanté, "What A Man Gotta Do", qui devrait ravir à coup sûr tous les cinéphiles.

Nick, Joe et Kevin Jonas sont revenus sur le devant de la scène avec leur album "Happiness Begins" (et leur tournée éponyme), portés par les tubes "Sucker", "Cool" et "Only Human". A présent, les trois frères, plus en forme que jamais, nous propose leur nouveau son clippé, "What A Man Gotta Do", composé par Ryan Tedder (leader du groupe One Republic) et David Stewart.

La particularité de la vidéo signée par le talentueux Joseph Kahn est son casting constitué, comme pour "Sucker", des épouses Jonas, à savoir Priyanka Chopra Jonas (récemment apparue dans la série "Quantico"), Sophie Turner (Sansa Stark dans "Game Of Thrones") et Danielle Jonas. Elles les accompagnent dans un hommage au 7ème art en y reprenant des scènes cultes de films emblématiques. Une explication s'impose pour les néophytes afin de savourer pleinement ces clins d'œil :

Nick endosse le rôle de Tom Cruise dans le film "Risky Business (de Paul Brickman, avec Rebecca De Mornay, 1983), en chemise blanche et lunettes noires, pour séduire Priyanka, déjà sous le charme.

Joe, à la manière de John Travolta, foule la piste de danse façon "Grease" (de Randal Kleiser, dans lequel nous retrouvons également Olivia Newton-John, 1978), aux côtés de deux Sophie, l'une blonde angélique, l'autre redoutable brune.

Kevin, Roméo des temps modernes, boombox à l'appui, tente de séduire Danielle en se postant devant sa maison, tout droit inspiré du long-métrage "Un monde pour nous..." (de Cameron Crowe, avec John Cusack, Ione Skye et Lili Taylor, 1989).

A noter également l'apparition discrète du trop rare Matthew Modine (à gauche, au premier plan de la photo ci-dessous).

Enfin, sachez qu'une version alternative, moins élaborée, de "What A Man Gotta Do" (Vegas Ride), mettant en scène les Jonas Bros à Las Vegas, existe aussi. Bien qu'elle ne soit pas notre préférée, nous avons choisi de vous la faire également partager afin que vous puissiez comparer les deux facettes de ce titre, véritable condensé de bonne humeur, qui nous permet d'oublier pendant quelques minutes une actualité bien trop sombre.

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Série "Peaky Blinders" Saison 5 Blu-ray Arte Editions 2019

Publié le par Annie et Kristel

Zoom sur la série emblématique "Peaky Blinders"...

"Peaky Blinders" est une série britannique incontournable, déjà culte, diffusée sur la BBC, Arte, et également disponible sur Netflix. Elle revient pour une 5ème saison encore plus puissante et percutante que les précédentes, raison pour laquelle nous avons décidé de vous la faire découvrir, si vous ne la connaissez pas déjà.

L'histoire: en 1919, la famille Shelby et son gang des Peaky Blinders (surnommés ainsi parce qu'ils ont des lames de rasoir cousues dans leurs casquettes), font régner la loi et la terreur à Birmingham. Pour lutter contre ces criminels, Winston Churchill décide d'envoyer un officier aux méthodes brutales.

Pour l'anecdote, sachez que la fameuse bande des Peaky Blinders a réellement existé. Mais l'époque de leurs méfaits a été changée, passant de 1890 à 1920, afin de situer l'action dans l'époque incertaine de l'entre-deux-guerres. Les véritables Peaky Blinders ont disparu en 1910, détrônés par un gang rival, les Birmingham Boys.

Dans cette 5ème saison, un bond dans le temps nous accueille pour un retour aux sources de la série. Au cœur de l'intrigue, le krach boursier de 1929 qui va changer la vie de la famille Shelby, plongeant le monde et notamment l'Angleterre dans la tourmente. Le business des Peaky Blinders s'en ressent, mais ces derniers comptent sur la panique générale pour en tirer de nouveaux profits. Tommy Shelby, désormais député du Labour, est approché par Oswald Mosley, un ambitieux et charismatique politicien, qui cache de biens sombres secrets. Tommy va devoir prendre des décisions importantes pour son clan et son pays.

"Peaky Blinders" de Steven Knight, est une série âpre, violente, et paradoxalement intelligente, brillante, que nous suivons depuis sa création, avec des saisons au rythme soutenu, irrégulier, mais avec une qualité toujours au rendez-vous, ponctuées par des moments forts. l'Angleterre des années folles y est dépeinte avec justesse, incluant les conditions ouvrières difficiles de l'époque, l'économie parallèle orchestrée par les gangs, les traumatismes des soldats revenus de la guerre des tranchées. L'envie de se sortir de la pauvreté et de la fatalité par n'importe quel moyen, même illégal, est omniprésente.

Une volonté farouche crédibilisée par le formidable casting de "Peaky Blinders", Cillian Murphy ("Dunkerque", "Inception") en tête, magistral dans la peau de Tommy Shelby, le rôle de sa vie. A ses côtés, nous retrouvons Helen McCrory ("Skyfall", épouse de Damian Lewis, inoubliable Brody de "Homeland" à la ville), Paul Anderson ("The Revenant") mais aussi Anya Taylor-Joy ("The Witch"), Aiden Gillen de "Game Of Thrones", et surtout Sam Claflin, ici dans cette 5ème saison, machiavélique à souhait en affaires comme avec les femmes, danseuses de surcroît, bien loin de ses rôles dans "Hunger Games" ou l'émouvant "Avant Toi".

"Peaky Blinders", série plutôt confidentielle au sujet délicat et politiquement incorrect, a réussi l'exploit de devenir populaire et d'accueillir régulièrement des invités de marque à l'image de Tom Hardy (10 épisodes entre les saisons 2 et 4) et Adrian Brody (6 épisodes dans la saison 4).

"Peaky Blinders" nous a conquises au fil des saisons par sa capacité à nous surprendre, se renouveler, à nous tenir en haleine, et c'est à cela qu'on reconnaît une grande série. La preuve : même Brad Pitt, grand fan, a contacté la production pour participer à la future saison 6.

A suivre...

Série "Peaky Blinders" Saison 5 Blu-ray Arte Editions 2019

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