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Clip "Enfance 80" de Videoclub 2020

Publié le par Annie et Kristel

Coup de coeur pour le clip "Enfance 80" du duo prometteur Videoclub qui allie nostalgie, tendresse, amour. Un cocktail pastel dont nous avons tous bien besoin en ce moment.

Videoclub se compose de l'actrice et Youtubeuse Adèle Castillon (apparue dans les films "Sous le même toit" de et avec Dominique Farrugia, Gilles Lellouche, Louise Bourgoin, ainsi que dans "L'heure de la sortie" de Sébastien Marnier aux côtés de Laurent Lafitte, Emmanuelle Bercot, sans oublier Gringe dont nous vous parlons régulièrement sur le blog) et de Matthieu Reynaud, dont le père, Régis Reynaud, guitariste et compositeur, est le producteur du tandem d'électro-pop nantais.

 Couple à la ville, Videoclub s'est d'abord fait connaître en 2018 avec un premier single "Amour plastique" mêlant synthés à l'ancienne, romantisme, deux voix s'unissant à merveille, accompagné d'un clip léger et candide au succès inattendu. Le point de départ d'une jolie carrière qui a continué sur sa lancée avec les titres "Roi", "En nuit" (qui nous a permis de faire leur connaissance) ou "Mai", dont la particularité est d'être tous influencés par les 80's, et qui leur a ensuite permis de défendre cet univers si particulier sur scène. Le secret de leur réussite réside dans cette complicité artistique et sentimentale, Adèle Castillon écrivant les paroles et Matthieu Reynaud s'occupant de la composition.

Influencés par le vintage, le cinéma, notamment celui de Jacques Demy, dont ils ont souhaité retranscrire la douceur des sentiments dans les textes, Videoclub revient avec "Enfance 80" (disponible à la fin de cette chronique), véritable machine à remonter le temps, ode nostalgique, sorti en plein confinement.

Une période qui s'est avérée anxiogène mais paradoxalement créative, Adèle et Matthieu ayant mis à profit ce temps pour peaufiner leur premier album, produit par Petit lion production, attendu courant 2020. "Enfance 80" en est un nouvel extrait dans la lignée du style cher à Videoclub, qui lui convient si bien, au goût acidulé d'un bonbon, celui du passé. Si la crise sanitaire a freiné les tournages, de nombreux musiciens ont trouvé la solution en proposant des vidéos participatives avec leurs fans. Videoclub a de son côté choisi de faire appel à L'incroyable studio pour réaliser un clip entièrement en animation sur une conception graphique signée Anne Marmion. Une incursion délicieusement régressive dans l'époque des lecteurs de cassettes, entre rollers, bal de promo, jeux vidéos pixellisés, portée par les alter ego virtuels d'Adèle et Matthieu, aussi amoureux que dans la vie.

 Un petit moment de bonheur visuel et musical, que nous avons eu envie de partager avec vous...

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Album "After Hours" de The Weeknd XO/Republic Records 2020

Publié le par Annie et Kristel

L'énigmatique The Weeknd revient avec un nouvel album, "After Hours", dont la sortie est, comme d'habitude, un événement...

Ne vous fiez pas à la pochette sanglante de "After Hours", The Weeknd est en réalité un cœur tendre. Ce 4ème album studio en collaboration avec notamment Max Martin en est la preuve. Inconditionnelles d'Abel Tesfaye (le véritable patronyme de The Weeknd) depuis longtemps (citons parmi nos titres préférés le romantique "Love Me Harder" avec Ariana Grande, l'enflammé "Can't Feel My Face", le sensuel "I Feet It Coming" feat Daft Punk et le futuriste "Starboy"), nous attendions avec impatience de découvrir son nouvel opus, sorti envers et contre tout en plein confinement, même si nous en connaissions déjà "Heartless" et l'incontournable tube "Blinding Lights", tous deux certifiés singles de platine et clippés dans le même esprit. Hélas, en raison de la pandémie, nous n'avons pas pu nous le procurer tout de suite, préférant nous tourner vers la version physique. C'est la raison pour laquelle nous avons tant tardé à vous proposer cette chronique.

Avec "After Hours", The Weeknd nous gratifie d'un packaging minimaliste, sans tracklist (mais nous en publions une quand même rien que pour vous ci-dessous), que ce soit au verso de l'album ou même dans son livret qui ne comporte que des photos. Un peu frustrant. Cependant, Abel Tesfaye, qu'on vient aussi de voir dans un épisode de la série animée "American Dad", se rattrape amplement avec 14 titres alternant mélancolie (dans la lignée de son précédent EP "My Dear Melancholy"), nostalgie, mais aussi des sons plus punchy où plane l'ombre des 80's, avec toujours cette voix sensible, fragile, qui transmet tant d'émotion en évoquant ses déceptions sentimentales. Evidemment, il est incontestable que "Blinding Lights", qui rappelle le mythique "Take On Me" du groupe A-Ha, est le morceau emblématique de l'album.

Le clip, disponible à la fin de cette chronique, nous présente le nouveau Abel Tesfaye, plus déjanté que jamais, visiblement en plein trip façon "Las Vegas Parano", abandonnant son look gothique pour une veste écarlate et un visage tuméfié, tout en conduisant une magnifique voiture dans les rues désertées de Las Vegas, "Sin City". Prémonitoire ? Le public ne s'y est pas trompé puisque "Blinding Lights" a battu tous les records de téléchargement, et a bénéficié de l'appui du nouveau sponsor de The Weeknd, la marque Mercedes, qui a utilisé la chanson en guise de trailer lors de leur avant-dernière campagne publicitaire où apparaissait l'artiste. "In Your Eyes", autre son clippé qui ne sera sans doute jamais diffusé à la télévision, confirme que nous sommes bien en pleine fièvre des années 80. Une vidéo dérangeante, dont la dureté des images contraste, comme souvent chez The Weeknd, avec la douceur de la mélodie et du saxophone qui égrène ses notes, dans laquelle une jeune femme fait littéralement perdre la tête d'Abel Tesfaye.

En revanche, contrairement aux clips de "Heartless", "Blinding Lights", "In Your Eyes" et du court-métrage meurtrier "After Hours", qui étaient tous dans une certaine continuité, celui du dernier single "Until I Bleed Out", également disponible à la fin de cet article, s'en démarque de façon plus sobre en mettant en scène le musicien tentant de s'échapper d'une fête aux allures de défaite. La lumière lui apparaît enfin, telle une lueur d'espoir.

Un album intimiste, à l'univers particulier et pas forcément accessible au premier abord, qui ravira sans conteste les aficionados de The Weeknd et les amateurs de nouveaux sons, en attendant de le retrouver lors de son "After Hours Tour"...

Album "After Hours" de The Weeknd XO/Republic Records 2020 

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Film "Ça Chapitre 2" de Andy Muschietti DVD Warner Home Video 2019

Publié le par Annie et Kristel

Souvenez-vous de notre chronique consacrée au premier volet de "Ça", dans laquelle nous vous exprimions notre impatience de découvrir la suite. C'est aujourd'hui chose faite pour un résultat à la hauteur de nos espérances.

L'histoire : 27 ans après la victoire du Club des ratés sur Grippe-Sou ou Pennywise (parmi ses nombreux surnoms), le redoutable clown est de retour. Désormais adultes, les membres du groupe ont presque tous quitté la petite ville de Derry et tenté de fuir leurs mauvais souvenirs. Cependant, lorsque de nouvelles disparitions sont signalées, Mike, le seul à être demeuré sur place, demande à ses amis de le rejoindre. Traumatisés par leur expérience du passé, ils doivent faire face à leurs peurs les plus profondes pour détruire définitivement Ça et la menace permanente qu'il représente.

"Ça Chapitre 2" clôture en beauté l'aventure Pennywise, même si les avis sont partagés entre les spectateurs et les journalistes. Là où certains apprécient à juste titre de retrouver un univers proche des romans signés du maître de l'horreur Stephen King, un monstre plus présent, des effets spéciaux maîtrisés sans surenchère, d'autres lui reprochent sa durée qui étire l'action et prend le temps de montrer l'évolution des personnages. Pas facile de reprendre l'histoire 27 ans plus tard avec des enfants devenus adultes. Une étape véritablement délicate, pas forcément au goût de tous.

Pourtant, toujours réalisé par Andrés Muschietti (devenu Andy) avec la collaboration de sa sœur Barbara, tous deux admirateurs de Stephen King (dont ils vont aussi produire l'adaptation d'un autre de ses ouvrages, "Chantier"), "Ça Chapitre 2" propose une suite aussi réussie que le premier volet en faisant allusion aux événements précédents de façon chronologique et structurée, tout en insistant sur la manière dont l'attachant Club des ratés les ont vécu, entre souvenirs, angoisses, courage d'affronter ses craintes pour mieux les vaincre, ensemble, que l'on soit petit ou grand, car devoir anéantir Grippe-Sou n'est pas plus facile dans les deux cas.

Le film est porté par un casting de choix : Jessica Chastain qui retrouve Andy Muschietti après "Mama" en 2013, James McAvoy de "The X Men", Jay Ryan de la série "Beauty And The Beast", l'acteur-réalisateur Xavier Dolan, et bien sûr Bill Skarsgård, remarquable en Pennywise, plus effrayant que jamais, également présent dans la 1ère saison de la série "Castle Rock", inspirée de... Stephen King, of course.

Justement, notons l'apparition surprise de Stephen King himself dans le rôle d'un vendeur d'objets d'occasion. Preuve que "Ça Chapitre 2" a été validé par son créateur, celui-ci n'apparaissant que dans des adaptations de ses œuvres qu'il juge à la hauteur où de séries qu'il aime comme son cameo dans "Sons Of Anarchy".

Il se murmure même qu'un troisième volet de "Ça" serait en projet, avec Andy Muschietti à la réalisation et Bill Skarsgård, toujours dans le rôle de Grippe-Sou, qui reviendrait sur les origines du monstre, indépendant de la saga de Stephen King.

Ça n'a peut-être pas encore dit son dernier mot...

Film "Ça Chapitre 2" de Andy Muschietti DVD Warner Home Video 2019

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Clip "I Don't Care (Je m'en moque)" Ycare & Axelle Red 2020

Publié le par Annie et Kristel

Qui aurait pu prédire qu'un jour les univers musicaux d'Axelle Red et d'Ycare se rencontreraient ? Et pourtant, après le succès de "D'autres que nous", le duo revient avec un tout nouveau titre "I Don't Care (Je m'en moque)", piquant et enjoué, accompagné d'un clip au visuel tout à fait inattendu, dans le plus pur style de la bande dessinée.

Axelle Red et Ycare ont déjà fait leurs preuves il y a un an avec le single "D'autres que nous" écrit par ce dernier, musicien et ancien candidat du télé-crochet "Nouvelle Star". A la base, Ycare avait sorti la chanson seul tout en espérant trouver la bonne personne avec qui l'interpréter. C'est l'éditeur qu'il a en commun avec Axelle Red qui lui a soufflé le nom de la flamboyante chanteuse. S'en est suivi pour "D'autres que nous" un très beau succès en radio et un véritable coup de foudre artistique qui leur a donné l'idée d'écrire un album à quatre mains et d'autres projets ensemble à commencer par une tournée.

Mais c'était sans compter sur la pandémie mondiale de Coronavirus touchant tous les secteurs d'activité. Cette idée a donc été retardée mais pas annulée, comme le démontre la présence du tandem sur les réseaux sociaux, qui évoque concrètement l'avancée de l'album à venir. Profitant du confinement à Bruxelles, les deux artistes se sont retrouvés pour dessiner les contours de cet opus, avec Ycare pour les mots et Axelle les mettant en musique.

De cette fusion musicale est notamment née la chanson "I Don't Care (Je m'en moque)", un titre pop, lumineux et dansant. Co-écrit avec le talentueux Renaud Rebillaud (Kendji, Gims, Amir), Axelle Red et Ycare présentent une ode aux différences artistiques, amoureuses, humaines, à travers l'histoire d'une femme et d'un homme que tout sépare mais irrésistiblement attirés l'un vers l'autre. Sans oublier, bien sûr, d'habiles punchlines sous forme de traits d'humour percutants.

 Le clip de "I Don't Care (Je m'en moque)", co-réalisé par Ycare, se révèle à l'image des lyrics, inventif, solaire, avec un visuel totalement original, où les deux protagonistes se retrouvent, plus complices que jamais, par le biais de photos retravaillées à la façon d'une planche de bande dessinée dont ils sont les héros.

Une alliance musicale qui nous réserve encore bien des surprises.

Découvrez "I Don't Care (Je m'en moque)", un clip qui se regarde autant qu'il se raconte...

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BD "Capitaine Albator Mémoires de l'Arcadia" Tome 1 de Jérôme Alquié Editions Kana 2019

Publié le par Annie et Kristel

Le pirate de l'espace est de retour en BD...

L'histoire : dans cette aventure inédite du capitaine Albator, une équipe de scientifiques a découvert un mausolée de redoutables Sylvidres et des informations où il est question de manipulations génétiques et d'un pouvoir destructeur terrifiant, qui serait capable de les rendre immortelles ou au contraire de provoquer leur destruction. La grande vague de froid frappant la planète bleue pourrait bien être liée à l'une de ces Sylvidres mutantes. Le capitaine Albator et son équipage parviendront-ils à élucider ce mystère et sauver la terre de ce nouveau péril ?

Albator... Que de tendres souvenirs pour nombre d'entre nous, au même titre que Goldorak, Ulysse 31, Les chevaliers du zodiaque avec le fameux Saint Seiya, etc. Autant d'influences d'enfance pour Jérôme Alquié qui, avec sa passion des mangas animés, a découvert en autodidacte sa vocation de dessinateur. Effectivement, entre deux diffusions, il faisait revivre ses héros préférés qui lui manquaient, avec un trait de crayon devenu au fil des ans de plus en plus précis. C'est donc tout naturellement que Jérôme Alquié, devenu adulte, a décidé de revisiter à sa façon l'histoire du capitaine Albator, un autre manga très populaire dans l'hexagone, ayant nourri son imaginaire de jeune fan.

Intitulée "Capitaine Albator, Mémoires de l'Arcadia Tome 1 : Les doigts glacés de l'oubli", cette relecture mi-bande dessinée, mi-manga, reste proche de la version originale signée Leiji Matsumoto, le créateur, tout en parvenant à s'en démarquer, même si l'hommage et le respect de cette dernière restent très présents. Elle devait normalement être déclinée en trois tomes (que nous souhaitions initialement chroniquer dans leur intégralité), les deux précédents étant déjà sortis, mais la parution du dernier ayant été repoussée à la rentrée 2020 (si tout va bien), c'est pour cette raison que nous avons tardé à vous parler de ce coup de coeur BD. Mais entre retard et Coronavirus, restait l'envie intacte de partager notre enthousiasme avec vous. Nous avons donc choisi de vous présenter le premier tome afin de vous faire (re)plonger dans cet univers si particulier. Albator est un personnage que nous aimons particulièrement, rebelle, mystérieux, insondable, séduisant, voire carrément Bi-Shonen (beau gosse version manga), avec une intrigue SF sous forme de plaidoyer en faveur de la protection environnementale, la tolérance, magnifiée par les superbes dessins de Jérôme Alquié, qui a eu l'aval de son mentor Leiji Matsumoto dans ce projet. Un ouvrage splendide sur tous les plans : qualité du papier, choix des couleurs, visuels élaborés, les graphismes étant cependant légèrement différents et arrondis par rapport à ceux des Japonais, conseil prodigué par le maître Leiji Matsumoto. Chaque page tournée est un émerveillement pour les yeux. 

A noter que Jérôme Alquié a eu le plaisir et l'honneur de rencontrer Leiji Matsumoto lors de la célèbre Japan Expo. Un rêve d'enfant devenu réalité (voir photo ci-dessus des éditions Kana)

Pour tous les nostalgiques des années Club Do mais aussi les néophytes, n'hésitez pas à embarquer à bord de l'Arcadia, le vaisseau du capitaine Albator, le pirate de l'espace...

BD "Capitaine Albator, Mémoires de l'Arcadia" Tome 1 de Jérôme Alquié d'après l'œuvre de Leiji Matsumoto Editions Kana 2019 

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Clip "Me Gusta" de Shakira et Anuel AA 2020

Publié le par Annie et Kristel

Avec "Me Gusta", son nouveau single et clip en duo avec la nouvelle star du reggaeton Anuel AA, Shakira nous entraîne dans un tourbillon de couleurs et de musique festive, pour bien préparer l'été et oublier le temps d'une chanson les problèmes suscités par cette crise sanitaire mondiale.

Avant cela, le 3 février dernier, Shakira s'est produite en compagnie de Jennifer Lopez à la mi-temps du Superbowl, l'une des retransmissions sportives les plus regardées au monde. Un véritable événement télévisuel outre-Atlantique, tant pour les matchs de football US que pour les publicités et les prestations scéniques, qui ont toujours été beaucoup médiatisés au fil des ans. Un show dans toute sa grandeur typiquement américaine. La performance de Shakira et Jennifer Lopez a été historique, car pour la première fois, deux chanteuses latines ont enflammé le Superbowl avec des tubes, des chorégraphies sensuelles, muy caliente, mais aussi un message politique fort, notamment à l'encontre du président Donald Trump, qui ne fait visiblement pas l'unanimité. L'alliance des deux bombas latinas leur a permis de battre des records d'audience lors de cette prestation, sans oublier l'envol des ventes de leurs albums, singles dans les charts, tout comme les vues sur Youtube.

Forte de cette visibilité médiatique, Shakira a annoncé une tournée mondiale en 2021, sans aucune date précise dévoilée pour le moment, ni d'album prévu dans les prochains mois. La seule certitude est la sortie de son nouveau single "Me Gusta" samplant le titre "Sweat (A La La La La Long)" du groupe Inner Circle. Ce son aux sonorités reggaeton a été enregistré avec le rappeur Anuel AA, révélé par le tube "China" feat Ozuna, Daddy Yankee, J. Balvin et Karol G, la girlfriend de Anuel AA.

Trois Shakira en une seule, tantôt geisha, blonde sulfureuse ou femme fatale, son nouveau look, c'est ce que nous propose le clip "Me Gusta", une explosion de couleurs pour exprimer visuellement et dédramatiser un sujet qui ne s'y prête pas, celui d'un couple éloigné par la vie qui tente de raviver la flamme. Un thème assez éloigné de la réalité, les deux artistes étant heureux en ménage. Pour info, Shakira est la compagne du footballeur Gerard Piqué avec qui elle a fondé une jolie petite famille.

Dans "Me Gusta", les scènes se succèdent, entre voyage à bord d'un train serpentant à travers les collines, une cuisine, un salon ou l'intimité d'une chambre. Mais qu'importe les lieux, difficile pour Shakira et Anuel AA de renouer le dialogue. Malgré les sentiments, leur mésentente et leurs différences l'emportent sur la complémentarité. Cependant, en visionnant ce magnifique clip au parfum d'été, nous n'avons eu qu'une seule envie : que ces amoureux se retrouvent enfin. Un happy end que nous espérons, comme toujours.

Faites comme nous : laissez-vous charmer par l'esthétique de ce clip tonique, à l'ambiance faussement désinvolte. 

"Me Gusta" n'attend plus que vous...

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Clip "Isolation" de Jeff Beck et Johnny Depp 2019/2020

Publié le par Annie et Kristel

Etre confiné n'est pas facile. Bien sûr, on peut toujours lire, regarder des films, séries, écouter de la musique, visionner des clips, afin de se détendre. C'est ce que nous avons fait durant cette grave crise sanitaire et YouTube nous a réservé une belle surprise. Le grand Jeff Beck s'est associé à son ami de longue date, l'acteur-réalisateur-musicien Johnny Depp pour une reprise de circonstance, "Isolation" de John Lennon.

Une ballade piano-voix à la fois tendre et fiévreuse sur la solitude et l'isolement, issue du premier album solo de John Lennon (ex-Beatles mais pas que), "Plastic Ono Band" de 1970. La reprise a quand elle pris vie l'année dernière lors de sessions d'enregistrements entre Jeff Beck à la guitare et l'acteur aux multiples facettes Johnny Depp pour la partie vocale.

Le duo avait déjà interprété "Isolation" sur scène à plusieurs reprises, notamment en septembre 2019 au Texas lors du Crossroads Guitar Festival organisé par un autre illustre guitariste, Eric Clapton, prestation que vous pourrez retrouver dans le clip live officiel, récemment mis en ligne, disponible à la fin de cet article. Il a été précédé, comme c'est le souvent le cas, d'une version lyrics.

Cette réinterprétation plus bluesy que l'originale permet à Jeff Beck de retravailler avec ses musiciens, le batteur Vinnie Colaiuta et la bassiste Rhonda Smith. Initialement, Jeff Beck et Johnny Depp n'avaient pas prévu de sortir la chanson si rapidement, mais cette période difficile et surtout le confinement les a fait changer d'avis. C'était le bon moment pour la (re)découvrir, dixit Jeff Beck. Johnny Depp a ajouté à ce sujet que la poésie de John Lennon avec des paroles comme "On est effrayés par tout le monde, effrayés par le soleil" leur a semblé très profonde et étrangement d'actualité, trouvant, comme pour les Rolling Stones avec "Living In A Ghost Town" dont nous vous avions déjà parlé sur notre blog, un écho particulier.

"Isolation" évoque bien sûr l'isolement, la peur ainsi que les menaces existentielles pour nos vies et notre avenir. Comment ne pas penser au Coronavirus ? Dans "Isolation", Johnny Depp (qui a également fondé le groupe Hollywood Vampires aux côtés d'Alice Cooper et Joe Perry d'Aerosmith), s'approprie avec élégance, douceur et sensualité les mots de John Lennon, ponctués par les riffs de guitare fantastiques, vertigineux, enflammés et percutants de Jeff Beck, ancien guitariste des légendaires Yardbirds (avec justement Eric Clapton et Jimmy Page). Frissons garantis...

Ci-dessus : pochette du premier album solo de John Lennon "Plastic Ono Band" de 1970

Et ce n'est pas tout : d'autres chansons du duo sont annoncées sans en connaître tous les détails. En attendant, trouvons un peu de réconfort et de solidarité avec "Isolation", cover du classique de John Lennon.

Afin que vous puissiez comparer les deux versions, nous vous proposons également de retrouver à la fin ce cette chronique le titre original. 

Un magnifique moment de complicité musicale qui rend hommage au talent de John Lennon tout en s'inscrivant au coeur de l'actualité...

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Livre "Five Feet Apart" de Rachael Lippincott avec Mikki Daughtry et Tobias Iaconis Albin Michel 2018/2019

Publié le par Annie et Kristel

Peut-on vraiment aimer quelqu'un sans jamais l'approcher ?

Cela faisait plusieurs mois que nous souhaitions chroniquer le livre "Five Feet Apart" qui parle de la mucoviscidose, une maladie grave touchant les plus jeunes. Mais le Covid-19 est arrivé, et nous avons préféré reporter notre article en raison du contexte ainsi que de la ressemblance entre les précautions prises dans le roman et nos gestes barrières actuels. Cependant, "Five Feet Apart" est avant tout un formidable message d'espoir et d'amour pour tous qu'il aurait été dommage de ne pas partager.

L'histoire : depuis son plus jeune âge, Stella a l'habitude de tout contrôler. En particulier à l'hôpital où ses poumons défaillants l'envoient régulièrement. Traitement, régime, suivi médical, rien n'échappe à son organisation. Tout l'inverse de Will qui n'attend qu'une chose : avoir dix-huit ans, quitter cet établissement et enfin vivre libre. Ils n'ont rien en commun en dehors de leur maladie, celle-là même qui leur impose une distance de deux mètres à tout instant.

"Five Feet Apart" est en réalité la novellisation du film "A deux mètres de toi" avec Cole Sprouse ("Riverdale"), un style littéraire davantage répandu aux USA qu'en France. Cette jolie histoire d'amour entre Stella et Will, deux adolescents atteints de la mucoviscidose, aurait pu être triste, déprimante, mais leur force de caractère et leur détermination l'emportent, comme leur maturité, leur combat au quotidien pour rester en vie. Nos découvrons les contraintes qu'impose la mucoviscidose, que même la greffe de poumons ne peut vraiment sauver, si ce n'est pour gagner quelques années, une victoire certes petite mais non négligeable. La maladie ne les empêche pas d'avoir des projets, des rêves artistiques, tout en étant créatifs et ultra-connectés, à l'image de Stella et ses vidéos sur YouTube. L'amour ainsi que l'humour sont bien présents malgré la perte d'êtres chers. Mais leur attirance mutuelle et leur complicité sont entravées par un autre problème : Will, en plus de la mucoviscidose, a contracté le B. cepacia, une bactérie qui met fin à tout espoir de guérison, donc de greffe, et de rapprochement avec les autres malades, y compris Stella. En effet, il doit respecter une distance d'au moins deux mètres, tout contact étant interdit, même un simple baiser. Pas évident de laisser s'épanouir leur amour naissant en étant armés de masques et de gants. Voilà leur existence au jour le jour. Un effet miroir troublant avec nos mesures de prévention contre le Coronavirus, un ennemi invisible mais néanmoins présent, qui touche de façon presque similaire le système respiratoire, comme les malades de la mucoviscidose auxquels nous pensons.

Un livre qui incite à la réflexion, sensible, émouvant, intelligent, réaliste, alternant avec talent les points de vue de Stella et Will, nos deux héros, pour une belle leçon de courage...

Livre "Five Feet Apart" de Rachael Lippincott avec Mikki Daughtry et Tobias Iaconis Albin Michel 2018/2019

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Clip "Living In A Ghost Town" The Rolling Stones 2020

Publié le par Annie et Kristel

Enfin, les Rolling Stones sont de retour avec "Living In A Ghost Town", littéralement vivre dans une ville fantôme, leur premier titre inédit depuis 8 ans, tout à fait d'actualité en cette période de confinement mondial. Rendez-vous à la fin de notre chronique pour en découvrir le clip.

Les Rolling Stones reviennent en force avec une chanson surprenante, "Living In A Ghost Town", leur premier son inédit depuis "Doom And Gloom" et "One More Shot", tous deux inclus dans la compilation "Grrr !" datant de 2012, "A Bigger Bang", sorti en 2005, étant pour sa part leur véritable dernier album, excluant les concepts, reprises, etc. Autant dire que ce single est un événement musical dont on retrouve l'énergie rock, blues et intemporel de Mick Jagger, Keith Richards, Ronnie Wood et Charlie Watts. 

Etrangement prémonitoire, cette chanson de 4 minutes sur un lieu animé déserté du jour au lendemain, a pourtant été écrite par Mick Jagger et Keith Richards il y a un an en 10 minutes, même si le texte a depuis été en partie modifié afin de correspondre à l'air du temps, y trouvant là un écho particulier, glaçant. Les paroles évoquent ainsi le chaos, la destruction, la solitude mais surtout l'isolement, "coincés dans un monde sans fin", dixit Mick, le charismatique leader de la formation et vraie bête de scène (pour tous ceux qui ont eu la chance d'applaudir sa prestation en live, ils sauront de quoi nous parlons). Avant le confinement, les Rolling Stones étaient en train d'enregistrer de nouvelles compositions en studio mais quand le virus est apparu, Mick et Keith ont pensé que "Living In A Ghost Town" toucherait davantage leur public. Keith Richards, le guitariste, a déclaré que c'était curieux de la voir soudainement prendre vie. Le morceau fait partie d'un futur album à paraître prochainement, du moins nous l'espérons. A noter que certaines parties vocales de Mick Jagger concernant "Living In A Ghost Town" ont été enregistrées alors qu'il se trouvait déjà en confinement dans son château en Touraine.

 Le clip, réalisé par Joe Connor avec un objectif fisheye, nous emmène dans les rues vides, dépeuplées de 7 villes : Cape Town, Kyoto, Londres, Los Angeles, Margate, Oslo et Toronto. Une vision angoissante, presque post-apocalyptique mais néanmoins réaliste de ces quartiers endormis qui n'attendent plus que le retour de leurs habitants mêlés aux touristes pour recommencer à vivre, contrastant avec des sessions studio du groupe en plein enregistrement.

Question actualité, les Stones ont participé le samedi 18 avril dernier au grand concert virtuel "One World" réunissant de nombreux artistes confinés, mis en place par l'organisation Global Citizen en collaboration avec Lady Gaga, pour récolter des fonds afin de soutenir les soignants mobilisés face à la pandémie. Les quatre musiciens ont joué depuis leurs salons respectifs le fameux "You Can't Always Get What You Want". Mention spéciale à Charlie Watts et sa batterie invisible !

Les Rolling Stones ont pratiquement passé les deux dernières décennies sur les routes mais le Coronavirus a malheureusement interrompu leurs projets. Ils devaient donner 15 concerts aux États-Unis à partir du 8 mai mais tous ont été suspendus. Dès la fin du confinement, ils espèrent pouvoir assurer les shows de leur tournée américaine.

Une chose est sûre : l'étoile Rolling Stones brille toujours dans le ciel de la musique, au firmament.

It's only rock'n'roll but we like it... 

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Film "Joker" de Todd Phillips DVD Warner Bros 2019/2020

Publié le par Annie et Kristel

Et si pour une fois, les spectateurs se glissaient dans la peau du méchant ? C'est ce que propose "Joker", le film événement que nous attendions de voir avec curiosité. Car "Joker", l'un des ennemis jurés de Batman, à la fois terrifiant et paradoxalement si vulnérable, était au départ simplement un homme brisé, qui aurait pu avoir un destin bien différent. Après tout, pour affronter son adversaire, il faut d'abord apprendre à connaître ses failles...

L'histoire : Arthur Fleck (Joaquin Phoenix), comédien de stand-up en galère, est agressé alors qu'il déambule dans les rues de Gotham, déguisé en clown afin de subvenir à ses besoins ainsi qu'à ceux de sa mère malade (l'impeccable Frances Conroy de "Six Feet Under" et "American Horror Story"). Méprisé, bafoué et tourné en ridicule, il sombre peu à peu dans la folie jusqu'à devenir "Joker", le Joker, un dangereux tueur psychopathe. Mais qui est-il réellement ? Quelles sont ses motivations ? Pourquoi agit-il ainsi ?

 Le long-métrage devenu culte répond à ces questions en nous dépeignant ce personnage avant qu'il ne devienne le criminel que tout le monde connaît. Au début de "Joker", on découvre cet homme dans son quotidien aussi morne que sa ville, Gotham, d'abord en homme-sandwich puis en comique pour enfants malades. Mais tout au fond de lui, son rêve le plus fou est de monter sur les planchers sous les applaudissements d'un public conquis.

Arthur voudrait être un véritable humoriste. Pas facile quand on est atteint du syndrome pseudo-bulbaire qui l'empêche de contenir son rire et gâche ses interventions comiques. Au fur et à mesure, cette hilarité incontrôlée devient de plus en plus démoniaque. A la place d'une belle carrière dans le stand-up, Arthur gravit les échelons du crime et de la folie. "Joker" est né...

Todd Phillips nous révèle à sa manière, par un film qui ne s'inscrit dans aucune continuité par rapport aux autres éléments de la franchise "Batman" de DC Comics, les origines de ce super vilain, qui a suscité bien des fantasmes au cours de ces dernières années à travers les comics, séries et films. Raconter les fêlures du clown à l'éternel sourire et à l'inquiétant rire devenu sa signature, exigeait un contexte et le réalisateur a choisi de le mettre en scène dans un Gotham réaliste et dans une époque précise, le début des années 1980. Pas étonnant qu'Arthur se retrouve à Arkham au milieu du film. Mais l'asile d'aliénés des comics "Batman", connu pour son architecture gothique, ressemble ici à un hôpital rongé par les coupes budgétaires. Les scènes dans les couloirs ont d'ailleurs été tournées au sein d'un authentique établissement de santé situé dans le Bronx. Alors qu'il enchaîne les déboires professionnels, les pages de ses cahiers qu'il utilise pour écrire ses sketchs se remplissent de pensées de plus en plus noires, à l'image de Gotham qui broie les plus faibles, en écho à la vision que se fait Arthur du monde extérieur.

Violence, misère, contexte familial compliqué, Arthur évolue au milieu d'une série de circonstances atténuantes. Loin de tout justifier, cet environnement délétère nous fait entrer dans la tête du personnage, accéder à ses pensées et comprendre comment il en est arrivé là.

 Une mère malade, manipulatrice, mythomane, violente, l'absence d'image paternelle, l'ombre de la famille Wayne et en particulier d'un certain Bruce qui plane déjà au dessus de lui, une vie sentimentale inexistante malgré son amour non partagé pour sa voisine seront des facteurs déclencheurs de sa démence.

Ses séances avec une psychologue municipale lui permettant de tempérer ses angoisses et de continuer son lourd traitement médical, seront hélas interrompues, faute de budget, ce qui précipitera sa descente aux enfers. Côté travail, ce n'est pas mieux : des emplois ingrats aggravés par sa pathologie (son impossibilité à contenir son rire), d'où de constantes agressions et humiliations qui finiront par le faire renvoyer. Pour couronner le tout, un célèbre présentateur de talk-shows qu'admire sa mère (magnifiquement interprété par le grand Robert De Niro) se rapproche d'Arthur pour de mauvaises raisons, et en paiera le prix dans sa propre émission.

Evoluant entre réalité, hallucinations et frustration, Joaquin Phoenix est époustouflant dans le rôle d'Arthur. Il parvient à nous faire éprouver de l'empathie et de la compassion pour un personnage complexe mais également dévoué et plein de bonnes intentions. Après Jack Nicholson, le regretté Heath Ledger, Jared Leto et Cameron Monaghan (de la série "Gotham"), les précédents interprètes du Joker, Joaquin Phoenix s'est complètement investi dans son incarnation d'Arthur Fleck, allant jusqu'à perdre de nombreux kilos. Sa maigreur effarante contribue à adhérer au mal-être d'Arthur. Un acteur caméléon qui n'hésite pas à prendre régulièrement des risques, à la façon de Christian Bale, l'un des Batman, justement. L'Oscar du meilleur acteur remporté par Joaquin Phoenix en 2020 pour cette interprétation est amplement mérité.

Todd Phillips a réussi le pari audacieux, sans effets spéciaux, de nous faire partager l'intimité, non pas d'un super-héros, mais d'un futur tueur machiavélique en nous rappelant que les méchants les plus terrifiants sont ceux qui nous sont les plus proches. Car n'oublions pas que malgré la détresse qui se lit sur le visage d'Arthur, il deviendra le symbole du mal absolu...

Film "Joker" de Todd Phillips DVD Warner Bros 2019/2020

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