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Album "Chasseur d'étoiles" de Soprano REC.118/Warner 2021

Publié le par Annie et Kristel

Embarquez à bord du Frégate en compagnie de Soprano pour une odyssée empreinte de tendre nostalgie...

L'arrivée d'un album de Soprano est toujours un événement, et "Chasseur d'étoiles" sorti le 3 septembre 2021 ne déroge pas à la règle. Soprano est un artiste que nous aimons pour sa bonne humeur, sa positivité communicatives, sachant aborder à travers ses textes des sujets graves ou plus légers. Dernièrement, nous vous avions dévoilé le premier extrait clippé de l'opus intitulé "Près des étoiles" avec Didier Bourdon en guest-star, hommage au titre "Plus près des étoiles" du mythique groupe Gold mais aussi "Petite Marie" de Francis Cabrel. Autant dire que grâce à ce coup de cœur, nous attendions la parution de "Chasseur d'étoiles" avec impatience et curiosité. Puis est venu "Dingue" et son rythme festif, trépidant avec cette fois-ci un autre des Inconnus au casting, Pascal Légitimus. Un clip qui se veut comme la suite de "Près des étoiles", disponible à la fin de cette chronique.

Aujourd'hui, nous vous proposons une immersion dans "Chasseur d'étoiles", un album concept comme sait si bien le faire Soprano avec pour thématique l'espace, bien sûr, mais aussi une certaine nostalgie des années 80/90, revendication dont le musicien est fier, que nous comprenons et partageons. Tout commence avec l'intro qui présente le vaisseau spatial du capitaine Sopra et son fidèle équipage, à l'image d'Albator, le Frégate, la DeLorean de l'infini pour un voyage dans le temps musical. Après les deux titres phares déjà évoqués ci-dessus, "Près des étoiles" et "Dingue", place à "NKOTB" ou si vous préférez "New Kids On The Block", du nom de l'un des premiers boys band emblématiques de cette époque, qui a vu débuter les frères Walhberg, Mark, qui était alors Marky Mark et pas encore acteur, tout comme son frère Donnie.

Il est suivi de "Forrest", qui comme vous le devinez, est un clin d'œil au film culte "Forrest Gump" avec Tom Hanks et Robin Wright, sa boîte de chocolats comparable à la vie, et à la phrase "Cours, Forrest, cours" que reprend Sopra dans un droit à la différence et tolérance. Puis vient le combatif "Bruce Lee", référence éponyme au regretté acteur et expert en arts martiaux, disparu bien trop tôt, comme son fils Brandon. Le tendre "Bébé love" fait ensuite place à "La boum", un son directement inspiré du film ayant vu débuter Sophie Marceau, servant de lien avec la chanson suivante "Justine & Aldelkrim" alias Cri-cri d'amour. Soprano n'a jamais caché son attachement pour le Club Do (Club Dorothée), la célèbre émission de TF1 des 80/90's, ayant accueilli des sitcoms durant les grandes années d'AB Productions dont "Premiers baisers" avec Justine ou "Hélène et les garçons" et son fameux Christian "Cri-cri d'amour" campé par Sébastien Roch, l'un des personnages de nouveau présent dans la suite de la série, "Les mystères de l'amour", auxquels rend hommage Soprano dans ce titre survitaminé.

Changement de style avec "Racine", ode au continent africain, contre le racisme qui ne doit jamais gagner. "Rappelle-moi" évoque quand à lui le thème universel de l'amitié, tandis que "Mon silence" et "Paranoïa" reviennent sur les maux de notre société. "Le grand bleu" feat Mc Solaar est sans conteste une réussite totale pour une collaboration orientée rap, inspirée par "Titanic", les sirènes et surtout le film de Luc Besson avec Jean-Marc Barr, Jean Reno et Rosanna Arquette, qui nous a tant fait rêver. L'entraînant "Planète Mars 2021" accompagné de Jul, SCH et le cousin de Soprano, Alonzo, s'avère être une véritable déclaration d'amour à leur ville, Marseille (Mars pour les intimes) mais également à l'OM. Ce son fait suite à leur album commun de 2020 "13'Organisé", un carton dans les bacs, certifié disque de platine, dont la particularité était de regrouper de nombreux artistes marseillais. Enfin, l'émouvant "Roi lion" a une résonnance particulière pour Soprano. Bien sûr, la chanson est une référence évidente au dessin animé de Disney "Le roi lion" et à la famille, la transmission des valeurs, mais il est avant tout le vibrant cri du cœur d'un fils qui a perdu son papa le 3 mai 2020, vraisemblablement de la Covid-19. Pour les fans, le disque est également disponible dans un coffret en édition limitée avec deux bonus tracks, "Amour des miens" et "Cher Daniel" ainsi que des produits dérivés.

A noter qu'après des concerts estivaux, Soprano repartira en tournée dans le cadre du "Chasseur d'étoiles Tour" avec 4 villes, 4 stades en 2022, soit le 11 juin à Lyon, le 18 juin à Marseille, le 25 juin à Bordeaux et le 2 juillet au Stade de France.

En 16 titres (pour la version standard), "Chasseur d'étoiles" prouve que Soprano s'inscrit durablement dans l'étincelante constellation de la chanson française, en illuminant notre quotidien grâce à son talent et à sa générosité.

Album "Chasseur d'étoiles" de Soprano REC.118/Warner 2021

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Clip "Bad Habits" de Ed Sheeran 2021

Publié le par Annie et Kristel

Quand Ed Sheeran se transforme...en vampire.

Pour se consoler des vacances d'été qui s'achèvent, laissant place à la rentrée, quoi de mieux qu'un titre efficace, en l'occurrence notre gros coup de cœur musical, "Bad Habits" signé Ed Sheeran, un artiste que nous apprécions beaucoup et dont nous parlons sur notre blog pour la première fois.

Pour son grand retour, le musicien anglais nous a récemment dévoilé son nouveau single, "Bad Habits" en préambule de son prochain album "=" (non, il n'y a pas d'erreur, Ed Sheeran aimant baptiser presque tous ses opus de signes mathématiques comme "÷", "×") prévu pour le 29 octobre prochain, soit deux ans après "No. 6 Collaborations Project". Ayant beaucoup travaillé en studio ces derniers mois d'où sa discrétion, le jeune papa avait hâte de renouer avec son public et de lui faire découvrir "Bad Habits". Ed Sheeran a toujours eu pour but de se renouveler en poussant sa musique vers de nouvelles directions et comme il l'espérait, cette orientation est bien présente dans "Bad Habits", mauvaises habitudes en français. 

En effet, il avait assuré que ce single serait vraiment différent de son univers et de ses tubes comme "Thinking Out Loud", "Perfect", "Castle On The Hill". Promesse tenue. Ainsi, Ed Sheeran nous offre un morceau aux sonorités électro-pop entêtantes qui signe des records d'écoutes bien mérités. "My bad habits lead to late nights, endin' alone/Conversations with a stranger I barely know/Swearin' this will be the last but it probably won't/I got nothin' left to loose, or use, or do" scande-t-il sur un beat entraînant, produit notamment avec l'un de ses fidèles collaborateurs, Johnny McDaid.

Le clip de "Bad Habits", réalisé par le talentueux Dave Meyers, souvent évoqué sur ce blog, a également de quoi surprendre en mêlant habilement les codes du film d'horreur et de la comédie musicale. Dès la nuit tombée, Ed Sheeran, devenu vampire dans un élégant costume rose, investit avec son gang les rues de Londres. Sortant de chez le coiffeur, le songwriter vole dans les airs à la rencontre de ses amis afin de reprendre des forces puis se retrouve face à un autre lui qu'il souhaite oublier pour le moment. Londres est à feu et à sang, mais notre ami vampire aux faux airs de Joker semble prendre le contrôle de la capitale et esquisse quelques pas de danse. Heureusement, une fois le soleil levé, le cauchemar prend fin pour Ed Sheeran redevenu lui-même et jouant tout simplement de la guitare sur le toit d'un immeuble.

Une chose est sûre : avec "Bad Habits", Ed Sheeran a voulu casser son image et surprendre le public, ce qui a été le cas. En effet, pour l'anecdote un peu futile, certains ont été choqués de constater que le célèbre musicien à la chevelure rousse était plutôt blond pour les besoins du clip. Mais toujours à leur écoute et par souci d'apaisement, il a expliqué que cette couleur était provisoire. Dans un premier temps, le titre et surtout le clip ont été fraîchement accueillis, mais le talent gagnant toujours, Ed Sheeran est parvenu à imposer "Bad Habits" qui est devenu sans conteste l'un des tubes de l'été.

Totalement conquises par "Bad Habits" dès la première écoute, nous vous proposons également à la fin de cette chronique, en complément de l'originale, sa version acoustique au style plus épuré et sobre qui saura vous conquérir, assurément...

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Série "The Magicians" Saison 1 à 5 DVD Universal 2016/2020

Publié le par Annie et Kristel

Plongez au cœur de la magie avec la série "The Magicians"...

Après un mois de silence où nous n'avons malheureusement pas eu la possibilité de publier une nouvelle chronique, ce dont nous nous excusons, nous revenons aujourd'hui vers vous afin de vous faire découvrir notre coup de cœur "The Magicians", une série pas comme les autres, aujourd'hui terminée, comptant 5 saisons au total.

L'histoire : Passionné par la magie depuis sa plus tendre enfance, Quentin Coldwater est admis à l'université de Brakebills, une école mystérieuse qui forme les futurs magiciens. En compagnie d'autres apprentis sorciers, il réalise que le monde féerique qui le fascinait lorsqu'il était petit est bien réel et que des forces maléfiques menacent l'humanité toute entière. Recalée, sa meilleure amie Julia tente de se former à la magie par des moyens plus inquiétants.

Depuis la saga "Harry Potter" et son irrésistible univers, chacun cherche le prochain magicien qui saura séduire les (télé)spectateurs. Dès 2011, le producteur Michael London ("Sideways", "Thirteen") décide d'adapter les livres à succès de Lev Grossman, "Les Magiciens" avec pour héros le sympathique Quentin Coldwater qui nous introduit dans un autre monde dont il ne soupçonnait pas l'existence. Michael London écrit donc un pilote avec les scénaristes de "X-Men First Class", Ashley Miller et Zack Stentz, mais la Fox rejette le projet. Il développe alors un autre pilote avec Sera Gamble ("Supernatural") et John McNamara ("Profit", "Lois et Clark") que Syfy accepte.

La série se démarque par la nature sensuelle de ses nombreux personnages, un groupe solidaire qui bataille et progresse pour préserver la magie de la Terre et celle du monde parallèle Fillory dans une réalité plus dure, sombre et cruelle qu'il n'y paraît, malgré de jolies trouvailles décalées et loufoques comme les lapins parlants faisant office de messagers à l'image de notre préféré "Besoin d'aide, bisous Elliott". Des magiciens à l'humour potache, jouant ouvertement avec la culture geek, mais sachant aussi réfléchir sans cynisme sur la difficulté de se détacher de l'enfance.

Sous-estimée pendant sa première diffusion, la réputation de cette série passionnante et envoûtante s'est affirmée avec le temps par la richesse de protagonistes complexes, attachants, grâce à un message fort porteur d'espoir, une invitation à bâtir un nouvel avenir. La preuve avec ses 19 Emmy Awards remportés sur 32 nominations. Seul petit bémol : le personnage de Quentin, qui est passé au fil des saisons de héros, comme nous le disions précédemment, à simple faire-valoir avant de disparaitre complètement après des adieux déchirants à la fin de la saison 4. Un départ incompris de la part de nombreux fans du couple qu'il formait avec Alice bien que prévu de longue date. L'ultime saison 5 s'est donc faite sans lui, nous laissant un bien grand vide, en dépit d'un final surprenant.

Quittez votre quotidien et laissez-vous ensorceler par l'excellente série "The Magicians"...

Série "The Magicians" Saison 1 à 5 DVD Universal 2016/2020

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Clip "Carrousel" d'Amir feat Indila 2021

Publié le par Annie et Kristel

Le carrousel de la vie, de l'amour...

Pour bien débuter cette période estivale, nous avons souhaité partager avec vous "Carrousel", notre coup de cœur musical en compagnie d'Amir et Indila dans un clip romantique et féerique au cœur du désert tunisien.

Pour la sortie de son nouvel album "Ressources", Amir a désiré collaborer avec Indila pour partager cet instant musical magique qu'est le délicat "Carrousel". Une rencontre événement pour la chanteuse qui sait se faire désirer depuis le grand succès de son premier album "Mini World" ou plus récemment avec son dernier titre "Parle à ta tête".

Une évidence que ce duo d'exception comme l'explique très justement Amir : "C'est la chanson qui a créé cette rencontre. On s'était croisés dans le passé sans pour autant nouer de lien. J'ai toujours été sensible à son univers. Lorsque nous avons composé cette chanson, écrite en solo au début, j'ai tout de suite pensé à Indila. Alors, on s'est dit qu'on devait la lui proposer car on n'avait rien à perdre. On a réussi à trouver cette touche musicale commune à nous deux. Parvenir à avoir un titre 100% Amir et 100% Indila, ça a été notre défi."

 Désormais choisi comme le nouveau single de l'album "Ressources" après notamment "La fête" et "On verra bien", "Carrousel", co-composé avec Jérémy Frerot, Nazim Khaled, l'incontournable Renaud Rebillaud, et Skalpovich, fidèle compagnon à la ville comme à la scène d'Indila, possède tous les atouts pour permettre de booster davantage les ventes de l'album. "Et je cours/J'ai le cœur en aller-retour/C'est la première fois/J'ai trouvé un ticket pour elle/Dans ce carrousel" chantent les deux interprètes sur le refrain ensorcelant de ce titre clippé qui leur a permis de s'amuser en retournant dans leur précieuse enfance le temps du tournage, dixit Indila.

Signé Kevin Hilem sur une idée des deux artistes, la vidéo de "Carrousel" permet à Amir de se glisser dans la peau d'un garagiste sous le charme d'Indila, qui incarne une jolie vendeuse travaillant de l'autre côté de la rue. Poussé par son collègue incarné par Djimo, Amir va alors rejoindre Indila dans sa boutique. Sauf que la porte qu'il pousse le transporte mystérieusement au milieu d'un désert de sable blanc. Après un long périple avec pour seul indice un cheval de manège, Amir finit par retrouver Indila... forcément au centre d'un carrousel, vêtue comme toujours d'une superbe robe de princesse. Les tours de manège vont faire chavirer les cœurs avant de retrouver, à regret, la réalité, chacun de leur côté. A moins que...

"Carrousel", un clip enivrant qui vous fera tourner la tête, porté par deux artistes au talent incontestable...

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Clip "Près des étoiles" de Soprano 2021

Publié le par Annie et Kristel

Toujours plus près des étoiles...

Enfin, Soprano revient cette année avec un nouvel album "Chasseur d'étoiles" avant une tournée des stades en 2022. A l'occasion de son come-back tant attendu, il nous dévoile son premier single "Près des étoiles" qui reprend le tube de Gold "Plus près des étoiles" et invite Didier Bourdon dans un superbe clip très 80's rappelant la série "Stranger Things". Mais ce n'est pas tout...

Après le succès de son précédent et excellent opus "Phoenix" notamment emmené par les hits "Le coach" et "A nos héros du quotidien", paru en édition simple et collector (chroniqué sur notre blog), c'est désormais la tête dans les nuages que Soprano nous offre l'album "Chasseur d'étoiles", qui sortira courant 2021, complété par un documentaire sur sa carrière bientôt disponible sur Disney +.  

Élu personnalité préférée des 7-14 ans (et bien au delà), le sympathique Soprano fera également une tournée des stades comportant 5 concerts durant l'été 2022. En attendant avec impatience de remonter sur scène, comme de nombreux autres artistes, le musicien continue de nous faire voyager dans l'univers céleste de son prochain album. Après le morceau phare "Chasseur d'étoiles", présent sur la réédition de "Phoenix", voici venu "Près des étoiles". Et si ce titre vous semble familier, ce n'est pas le fruit du hasard : en effet, Soprano a décidé de revisiter le tube emblématique de Gold, "Plus près des étoiles". "Un peu plus près des étoiles/Là où les rêves n'ont pas de frontières/Pour oublier l'apesanteur sur Terre/Un peu plus près des étoiles/Pour leur emprunter un peu de lumière/Revenir sur Terre la tête pleine d'espoir" chante-t-il avec l'optimisme qui le caractérise, accompagné de synthés "vintage" pour une ambiance plus 80's que jamais.

Pour le magnifique clip de "Près des étoiles", Soprano frappe fort avec une vidéo d'environ 8 minutes aux allures de véritable film de SF, truffée de références à Michael Jackson, Lionel Richie ou la série culte de Netflix, "Stranger Things". Nous y suivons l'histoire de Sam et de ses deux amis, Lili et Rocky (avec à ses côtés son chien Balboa), partant, chaque nuit, à la chasse aux Ovnis. Seulement, Sam sera puni un soir par son père, interprété par Didier Bourdon (qui vient tout juste de se lancer dans la chanson), après avoir écouté sa "musique de sauvage" un peu trop fort, et ne pourra donc pas rejoindre ses camarades. Quand Sam dira s'entraîner à devenir une star, son père lui rétorquera alors, en guise de clin d'œil, qu' "il n'y a rien de mal à être un inconnu". De son côté, le cosmonaute Sopra remettra en marche son vaisseau spatial qui, depuis l'espace, illuminera la chambre de Sam. Avec ses copains, ce dernier partira tout de même à l'aventure. Qu'importe les obstacles, notre petite bande d'amis essayera de se rapprocher... Un peu plus près des étoiles.

Un bel hommage à Gold mais pas seulement. Les fans de Francis Cabrel reconnaîtront également dans les paroles du deuxième couplet celles extraites de sa chanson "Petite Marie" : "Je viens du ciel et les étoiles entre elles ne parlent que de toi". Un clip et une chanson au parfum délicieusement rétro qui vous emmènera dans une époque pas si lointaine, mais déjà dans une autre galaxie...

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Exposition "Unzipped The Rolling Stones" au Stade Orange Vélodrome de Marseille 2021

Publié le par Annie et Kristel

Marseille est Stones. Vivez l'âme du Rock, depuis la ville rebelle...

Alors que nous sommes privés de culture et de concerts depuis un an, voilà enfin une bonne nouvelle qui redonnera le sourire à tous. L'exposition itinérante consacrée au mythique groupe de Rock les Rolling Stones, intitulée "Exhibitionism", lancée à Londres en 2016 change de nom, devient "Unzipped" en référence à la pochette de "Sticky Fingers" et s'installe dans la ville emblématique de Marseille, plus précisément au Stade Orange Vélodrome, du 10 juin au 5 septembre 2021. Il faut dire que ce lieu est le temple du football, mais aussi de la musique avec les concerts de Madonna, Pink Floyd, Paul McCartney, AC/DC et forcément des Rolling Stones, qui s'étaient produits dans la belle ville de Marseille en 1966, 1990, 2003 et en juin 2018 à l'occasion de leur dernier concert en France. Si vous êtes fans, préparez-vous...

Lors d'une conférence de presse en ligne, Philippe Manœuvre, journaliste Rock, fan des Stones, parrain de l'exposition, et Martin d'Argenlieu, directeur des Grands Projets Olympiques de Marseille, ont annoncé une exposition événement immersive considérablement remaniée, repensée, différente depuis sa présentation à Londres et New York.

L'exposition retracera à travers plus de 400 artefacts (costumes, décors de scène, instruments de musique, paroles manuscrites, affiches, visuels, pochettes de disques originales) l'histoire incroyable de ce groupe entré dans la légende, fondé en 1962. Treize salons seront occupés par l'exposition qui s'étendra sur 2000 m², entièrement redécorés et réaménagés. Ces espaces permettront aux visiteurs de découvrir l'univers des Rolling Stones.

Un salon sera entièrement consacré aux déclinaisons du célèbre et incontournable logo "Tongue And Lips", signature du groupe depuis les années 1970, dessiné par John Pasche, un jeune designer anglais pour 50 livres sterling. L'exposition proposera des scénographies iconiques : le modeste appartement que partageaient Mick Jagger, Keith Richards et Brian Jones à leurs débuts sur Edith Grove a été reproduit en grandeur nature à partir des photos d'archives et les souvenirs de la formation, là où ils vont apprendre les rudiments du blues et y construire leur mythe, leurs chansons, sans oublier le Studio Olympic de Londres qui permettra au groupe d'y enregistrer nombres de leurs classiques et où Jean-Luc Godard les filmera pendant la création de "Sympathy for the devil", agrémenté des instruments originaux des Stones et des images d'archives du cinéaste.

La visite se conclut en immersion dans le concert historique du groupe à La Havane, à Cuba, devant deux millions de spectateurs.

Mick Jagger, dans un court message en visioconférence, l'a promis, "Vous allez adorer" et les organisateurs n'ont pas exclu la possibilité d'une visite surprise des membres des Rolling Stones. Cependant, afin de respecter les protocoles sanitaires et pour limiter l'affluence, des créneaux de réservation ont été prévus afin que le nombre de visiteurs ne dépassent pas 200 par séance. L'exposition sera ouverte sept jours sur sept avec des nocturnes le vendredi.

Enfin, signalons également la sortie du catalogue de l'exposition "Unzipped" chez Flammarion, un accompagnement idéal de cet événement pour tous les aficionados des Pierres Qui Roulent, avec la présentation des artefacts par les musiciens, à paraître le 26 mai 2021.

Exposition "Unzipped The Rolling Stones" au Stade Orange Vélodrome de Marseille du 10 juin au 5 septembre 2021

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Film "Nowhere Boy" de Sam Taylor-Wood DVD Warner Bros 2011

Publié le par Annie et Kristel

John avant Lennon ou sa jeunesse entre la musique et son amitié avec Paul McCartney.

L'histoire : John Lennon a grandi dans une famille pleine de secrets. Élevé par sa tante Mimi, il retrouve à l'adolescence sa mère, Julia. Arrivé en âge de comprendre le mystère qui a déchiré ces deux sœurs, John veut les réconcilier. Une paix fragile s'installe, aussitôt ruinée par une tragédie. Mais sa mère a aussi légué à John un don précieux : la musique, grâce à laquelle ce jeune homme tourmenté va enfin trouver sa voie.

"Nowhere Boy" est un biopic retraçant les débuts des Beatles, en particulier à travers le parcours de John Lennon entouré de ses deux amis, George Harrison et surtout Paul McCartney. Basé sur les mémoires de Julia Baird, la belle-sœur de John Lennon, il est le premier long-métrage réalisé avec passion par Sam Taylor-Wood, qui n'avait alors à son actif que des courts-métrages expérimentaux dont "Love You More" primé par une Palme d'Or. Avant "Nowhere Boy", les films "Chapitre 27" avec Jared Leto et "The killing of John Lennon" d'Andrew Piddington, avaient déjà été consacrés à l'ex-Beatles sans pour autant traiter de sa période juvénile, avant qu'il n'intègre le groupe qui forgera sa renommée.

Sam Taylor-Wood a d'ailleurs reçu le soutien du réalisateur Anthony Minghella, disparu en 2008. "Nowhere Boy" lui est ainsi dédié. Pour parfaire le tout, le scénariste Matt Greenhalgh, à l'œuvre sur ce film, avait déjà collaboré à l'écriture d'un autre long-métrage musical avec "Control" d'Anton Corbijn, qui relatait la vie du chanteur Ian Curtis. L'un des défis de "Nowhere Boy" a été de reconstituer le Liverpool des années 50, peu de temps après la Seconde Guerre Mondiale. L'aspect final n'a cependant pas été gris, sombre, comme on aurait pu s'y attendre, mais élaboré afin de renvoyer directement vers la psychologie du jeune John Lennon.

La bande originale du film a de son côté été enregistrée dans les mythiques studios d'Abbey Road qui ont accueilli au cours des 60's plusieurs enregistrements d'albums des Beatles dont le fameux éponyme "Abbey Road". L'autre point positif de "Nowhere Boy" se caractérise par son casting, à commencer par Aaron Johnson qui a hérité du rôle de John Lennon, même si la ressemblance avec l'ex-Beatles n'est pas évidente. Mais la justesse de son interprétation d'un personnage si complexe avec ses failles, sa fragilité, son mal-être dans une existence où il ne parvient pas à trouver sa place, jusqu'à ce que la musique vienne illuminer son quotidien, apporte une force authentique au long-métrage.

Pour l'anecdote, Aaron Johnson a suivi une formation en amont du tournage afin de pouvoir assurer lui-même les passages musicaux. Il faut dire que Sam Taylor-Wood avait une idée très précise de l'acteur qu'elle voulait pour le rôle. En auditionnant Aaron, alors en plein tournage de "Kick-Ass", son allure, sa sensibilité, son phrasé emprunté à celui du musicien lui ont fait comprendre qu'elle venait de trouver son John Lennon. Une alchimie artistique ayant rejoint la réalité puisque Sam, devenue depuis Sam Taylor-Johnson, et Aaron se sont fiancés après le tournage, avant de se marier.

Seuls petits bémols dans cette composition presque parfaite : John Lennon avait les yeux marrons et non bleus comme c'est le cas dans "Nowhere Boy". De plus, Aaron Johnson, du haut de ses 20 ans, est en réalité plus âgé de 5 ans que son illustre personnage, John Lennon à 15 ans. Une excellente prestation qui lui a cependant permis de remporter l'Empire Award du jeune acteur.

 N'oublions pas les interprétations féminines remarquées de Kristin Scott Thomas, impeccables, dans le rôle de Mimi, la tante de John, et Anne-Marie Duff, qui campe Julia, la mère de celui-ci, auxquelles viennent s'ajouter deux des futurs membres des Fab Four, dont l'autre leader, Paul McCartney, incarné par Thomas Sangster ("Nanny McPhee", "Love Actually") et George Harrison, joué par Sam Bell dont c'était ici le premier film.

"Nowhere Boy", un biopic réussi sur une partie méconnue du parcours de John Lennon, avec un Aaron Johnson touchant. Le film nous permet de mieux comprendre la personnalité torturée du musicien entré depuis dans la légende, rebelle, toujours en quête de lui-même et du sens de sa vie, ainsi que la dualité John Lennon/Paul McCartney, si complémentaires dans leur créativité, que pourtant tout sépare déjà, excepté un drame similaire.

Un long-métrage intimiste, davantage centré sur la famille que la musique (le nom Beatles n'existant pas encore), ce que certains ont déploré, et se terminant bien trop vite, juste avant le départ des Fab Four pour Hambourg, là où tout va commencer.

A noter que "Nowhere Boy" est sorti aux USA le 8 octobre 2010, veille du 70ème anniversaire de John Lennon, devenu une source d'inspiration pour de nombreux autres musiciens, afin de lui rendre hommage. Malheureux hasard, une autre date comportant le chiffre 8 (8 décembre 1980), voyait disparaître ce grand artiste, épris de liberté et de paix, sauvagement assassiné par un "fan" qu'il avait déjà rencontré pour un autographe gentiment accordé, en toute confiance. John Lennon restera inoubliable par son charisme, ses mélodies, brillant pour l'éternité au firmament de la musique, loin d'un "Nowhere Boy".

Film "Nowhere Boy" de Sam Taylor-Wood DVD Warner Bros 2011

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Clip "Minefields" de Faouzia & John Legend 2021

Publié le par Annie et Kristel

Coup de cœur pour la révélation Faouzia et son titre "Minefields" enregistré avec le célèbre John Legend. Une chanson romantique, puissante, sublimée par un clip somptueux...

La superbe voix de Faouzia, de son vrai nom Faouzia Ouihya, actuellement l'une des étoiles montantes de la musique, ne demande qu'à envoûter le monde entier. Née à Casablanca au Maroc, elle déménage avec sa famille à l'âge de 5 ans au Canada. A 15 ans, la chanteuse remporte 3 récompenses au concours musical Chicane électrique : le Grand prix, la Chanson de l'année et le Prix du public, suivies d'autres distinctions dans son pays d'adoption. En 2018, la carrière de Faouzia prend son envol grâce à sa participation sur le titre "Battle" de David Guetta inclus sur le dernier album de celui-ci, "7". Quelques mois plus tard, elle fait sensation avec sa propre chanson "Tears of gold", avant de travailler avec les producteurs renommés Jesse Shatkin (Sia, One Direction), J Mike (Nicki Minaj, Little Mix), Ali Payami (The Weeknd, Taylor Swift) ou Jonas Jeberg (Kylie Minogue, The Jonas Brothers) sur ses nouveaux singles.

L'année dernière, Faouzia a aussi collaboré avec Galantis sur "I Fly", extrait de la BOF du film d'animation "Scooby", sans oublier le titre "I dare you" (en compagnie de Kelly Clarkson) chanté dans sa langue maternelle. Par ailleurs, le public français a eu l'occasion de la découvrir lorsque Faouzia a accompagné le rappeur Ninho sur le son "Money" issu de l'album "Destin" de ce dernier sorti en 2019.

A présent, Faouzia dévoile un duo de charme avec John Legend, inoubliable interprète de "All of me", son idole. Un rêve devenu réalité pour la musicienne, qui estime que leur rencontre artistique était une chance. "J'ai été honorée qu'il veuille se joindre à moi sur "Minefields" et je ne peux vraiment pas imaginer la chanson sans lui." Ensemble, ils nous proposent l'émouvante ballade "Minefields", également co-écrite par Charlie Puth qui joue du piano sur la version studio du titre, contrairement au clip, tourné en décors naturels, où Faouzia et John Legend alternent leur place derrière l'instrument, sur un lac, dans un champ irréel au milieu d'explosions.

Pour elle, "Minefields" symbolise les champs de mines, défis émotionnels que nous traversons, servant de levier pour soutenir ceux qui nous entourent. "La chanson examine ce que nous, en tant qu'humains, sommes disposés à faire pour retrouver un être cher, quel qu'il soit. Elle pose la question en période de désespoir : quels risques sommes-nous prêts à prendre, poussés par le pouvoir de l'amour ? Ceci est particulièrement émouvant en ces temps difficiles" explique Faouzia.

A noter que le titre est également disponible en version live acoustique mais aussi remixé par le duo français Ofenbach.

"Minefields", un véritable message d'espoir avec en guise d'écrin visuel un clip onirique, entre jour et nuit, calme apparent et tourments intérieurs...

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Livre "Un nouveau départ" Tome 1 : "Retour aux sources" de Christelle Morize Amazon 2020

Publié le par Annie et Kristel

N'avez-vous jamais rêvé de tout quitter, changer de vie pour mieux vous retrouver ? C'est le sujet choisi par Christelle Morize pour son nouveau roman au titre prometteur "Un nouveau départ".

L'histoire : Divorcée depuis cinq ans, Jane voit son existence bouleversée lorsqu'elle se fait renvoyer de son poste d'assistante d'édition quelques semaines avant les fêtes de fin d'année. Son quotidien est déjà difficile à supporter avec les reproches incessants de sa fille Charlie. L'adolescente ne lui pardonne pas d'avoir refusé de donner une seconde chance à son père. Déterminée à se reprendre en main, Jane décide de quitter Los Angeles pour retourner vivre dans sa ville natale du Montana, malgré les protestations de Charlie. Entre le remariage de son ex Brett, les caprices permanents de sa fille, et les étranges prédictions d'une vieille femme, Jane n'est pas au bout de ses surprises.

Avec "Un nouveau départ" et son tome 1 "Retour aux sources", l'auteure Christelle Morize à l'imagination fertile, dont nous avons déjà chroniqué "La maison du pasteur" et l'intégrale de la saga "Les morsures de l'âme" sur notre blog, renoue avec des thématiques qui lui sont chères : le Montana, contrée aux vastes et majestueuses étendues montagneuses, la famille, point d'ancrage d'une vie, les valeurs et leurs transmissions, l'amour qui arrive quand on s'y attend le moins, sans oublier un soupçon de fantastique, comme Christelle Morize sait si bien le distiller. Comment ne pas adhérer à cette histoire emmenée par Jane qui nous ressemble tant, une battante, une mère courage, attachante, souhaitant le meilleur pour Charlie malgré l'aveuglement de celle-ci, résolument du côté de son père, éblouie par sa réussite sociale ? Mais notre héroïne n'a pas dit son dernier mot en dépit de son injuste licenciement. Elle décide alors de se ressourcer là où tout a commencé pour elle à Bozeman, sa ville natale, dans laquelle la solidarité, l'amitié sont bien plus présentes qu'à Los Angeles. Christelle Morize nous livre ici un excellent récit dans l'air du temps incluant les nouveaux moyens de communication que sont les réseaux sociaux, utilisés par Jane pour avoir des nouvelles de sa fille qui ne la contacte pas, trop occupée par les préparatifs du remariage de son père à Londres, faisant ainsi pleurer son cœur de maman. Un désarroi palpable, accentué par les humiliations régulières de son ex-mari, l'odieux Brett, pour lesquelles il prend un malin plaisir. Heureusement, Jane va retrouver l'amour, lui permettant de tourner la page plus facilement et de s'épanouir, enfin. Un bonheur amplement mérité. Ajoutons à cela des tableaux prophétiques et des secrets familiaux venant conclure tel un cliffhanger "Un nouveau départ".

Une fin haletante qui nous fait ardemment désirer le tome 2.

Livre "Un nouveau départ" Tome 1 : "Retour aux sources" de Christelle Morize Amazon 2020

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La légende Daft Punk 1993/2021

Publié le par Annie et Kristel

Retour sur la légende Daft Punk et leurs albums les plus emblématiques ou comment deux frenchies ont réussi à conquérir le monde entier...

Après 28 ans de bons et loyaux services résumés ici de façon non exhaustive, le duo casqué Daft Punk, pionnier international de la French Touch, a tiré sa révérence avec panache par le biais de la vidéo choc "Epilogue" annonçant leur séparation. Celle-ci, postée sur Youtube le lundi 22 février 2021, qui dure près de 8 minutes, est en fait un extrait de leur film sorti en 2006 "Electroma", avec entre leurs mains robotisées or et argent, l'épitaphe "1993-2021", comme une conclusion à l'aventure Daft Punk commencée en 1993 par Thomas Bangalter ainsi que Guy-Manuel de Homem-Christo. Une révélation surprenante et sans raison officielle, le public attendant plutôt la sortie d'un nouvel album, créant une vague d'émotion sur les réseaux sociaux où les hommages sont aussi nombreux que les interrogations suscitées par la vidéo "Epilogue" mettant en scène le duo star dans le désert, toujours casqué, l'un d'eux explosant et l'autre s'éloignant.

Si l'histoire Daft Punk est aujourd'hui terminée, la particularité et marque de fabrique de ces musiciens est d'avoir rapidement choisi de cacher leurs visages, imposant le secret de leur semi-anonymat sans empêcher leur brillante réussite. En effet, leurs apparitions non casquées ont été rares, mais en cherchant bien, il est possible d'en retrouver des clichés.

En 1995, à Londres, une photo en noir et blanc dévoile leurs identités alors qu'ils n'ont que 20 et 21 ans. En 1996, ils récidivent lors d'une performance dans une discothèque de Dijon (dont la K7 audio a récemment refait surface grâce au gérant de l'établissement), ou plus récemment avec des photos volées par des paparazzis dans leur vie privée, notamment à l'occasion de la sortie de l'opus "Random Access Memories" en 2013.

Mais d'où vient ce nom de scène aussi mystérieux qu'étrange ? La réponse est aussi simple que déterminante pour la suite de leur carrière. Tout commence en 1986 au lycée Carnot dans le 17ème arrondissement de Paris où Guy-Manuel de Homem-Christo et Thomas Bangalter se rencontrent alors qu'ils sont tous deux en classe de 4ème. En 1991, ils forment un premier groupe, Darlin', avec le guitariste Laurent Brancowitz, qui rejoindra plus tard une autre formation française phare, Phoenix. Le trio signe un contrat chez le label anglais Duophonic, et sort un 45 tours contenant 2 titres : "Darlin'" et "Cindy So Loud". Cette première tentative sera hélas un échec et vaudra à Darlin' d'être traité de "Daft Punk" (littéralement "Punk idiot") par le pourtant célèbre hebdomadaire musical Melody Maker. Ce qui aurait pu être une humiliation a en fait été un déclic, une force pour Thomas et Guy-Manuel, leur donnant envie de se lancer dans l'électro en 1993 sous le patronyme Daft Punk, échangeant ainsi les guitares pour des consoles.

Ils se font rapidement remarquer et sortent en 1994 un maxi 3 titres baptisé "The New Wave". Mais c'est le suivant, "Da Funk/Rollin' And Scratchin'" qui attise la curiosité de journalistes et critiques, puis du public en s'emparant des dancefloors européens. En 1995, à l'aube de la gloire, Thomas et Guy-Manuel participent au festival des Trans Musicales de Rennes. Encore peu connus, ils apparaissent sans casques, et se produisent devant quelques centaines de personnes. Sur la lancée de "Da Funk", Daft Punk dévoile en 1997 son premier album intitulé "Homework" ("Devoir") en référence à sa conception dans la chambre d'enfant de Thomas Bangalter. C'est seuls que les deux musiciens le signent, rencontrant ainsi un immense succès. Parmi les futurs morceaux cultes, on retrouve "Rollin' And Scratchin'", "Da Funk" (avec notre clip coup de cœur ayant pour héros un chien si humain), mais aussi l'entêtant "Around The World" prononcé 144 fois dans la chanson. La vidéo, réalisée par le célèbre Michel Gondry, est quand à elle devenue légendaire avec sa horde de robots, squelettes et momies tournant en rond. 

Après "Homework", il faudra patienter jusqu'en 2001 avec "Discovery", le second album du duo au son plus disco-pop, qui marquera un tournant dans leur irrésistible ascension avec entre autres le tube clippé résolument manga "One More Time", un univers visuel qu'on retrouvera dans d'autres vidéos et participations des deux complices durant cette période. Un triomphe grâce auquel Daft Punk devient incontournable. En 2006, après 8 ans d'absence scénique, Thomas et Guy-Manuel se produisent, casqués pour la première fois, au célèbre festival américain de Coachella devant 35 000 personnes, au sommet d'une immense pyramide. Un grand moment qui restera dans les annales, point d'orgue d'une tournée de 9 dates. Par la suite, Daft Punk présente au festival de Cannes le film "Electroma" dont sera extraite la vidéo "Epilogue" qui signera leurs adieux.

L'année suivante, Thomas et Guy-Manuel dévoilent un nouvel opus live "Alive 2007" enregistré à Paris Bercy le 14 juin 2007. Il comporte des hits issus de leurs précédents albums remixés et parfois mélangés à l'image de "Around The World" couplé à "Harder, Better, Faster, Stronger", moment fort du disque, tout comme "One More Time/Aerodynamic" ou "Da Funk/Daftendirekt". "Alive 2007" vaudra au duo électro une nomination dans la catégorie "Spectacle musical de l'année" aux Victoires de la musique. Ce sera d'ailleurs l'unique fois que Daft Punk concourera dans la cérémonie française, qu'il boycottera en 2014 après la sortie de son 4ème album "Random Access Memories".

Après avoir fait danser la planète, direction Hollywood pour les deux robots qui composent la bande originale du film "Tron : l'héritage" réalisé par Joseph Kosinski, sorti en 2010. Le disque, enregistré avec l'orchestre philharmonique de Londres, s'affranchit de son statut de BOF pour devenir une œuvre de Daft Punk à part entière. La même année, le duo français, qui sera également décoré de la médaille de Chevalier de l'Ordre des Arts et des Lettres, apparaît sur scène lors de la tournée américaine de Phoenix à New York. 

Après des mois de rumeurs et un changement de label pour Columbia Records, Daft Punk sort enfin un 4ème album en 2013 baptisé "Random Access Memories". Composé de 13 titres dont un hommage au célèbre compositeur Giorgio Moroder ("Giorgio by Moroder") et de nouvelles collaborations ("Instant Crush" Feat Julian Casablancas et son clip avec des mannequins de cire au tragique destin), il est surtout porté par les participations du prolifique Pharrell Williams et du mythique Nile Rodgers sur "Lose Yourself To Dance" et surtout le tube planétaire "Get Lucky". "Random Access Memories" devient rapidement un succès phénoménal. Difficile d'imaginer alors que cet opus sera leur dernier.

Après le record mondial de "Random Access Memories", les deux amis continuent de faire parler d'eux entre les rumeurs de retour, de tournée et la sortie du documentaire "Daft Punk Unchained" en 2015. Mais finalement, c'est en compagnie du musicien The Weeknd que Daft Punk revient sur le devant de la scène en collaborant l'année suivante sur deux de ses chansons "I Feel It Coming" (reprise en français par Juliette Armanet) et "Starboy" issus de l'album éponyme.

Depuis, silence radio, exceptée une participation en qualité de producteurs au titre "Overnight" du groupe australien The Parcels. De nombreuses spéculations reprennent autour d'un come-back en 2017, les deux précédentes tournées ayant eu lieu en 1997 et 2007. Il faudra pour cela attendre le jour fatidique du 22 février 2021 avec cette annonce coup de poing : les Daft Punk se séparent, alors que le public pensait qu'ils participeraient à la mi-temps du Superbowl avec The Weeknd.

Les Daft Punk auront dès leurs débuts su marquer les esprits et capter notre attention, nous permettant de suivre leur odyssée avec passion grâce à des clips ingénieux, un son rétro-futuriste unique, envoûtant, solaire, à mi-chemin entre électro-pop, funk, disco, rock. Le duo aura travaillé en totale autonomie, d'où son originalité audacieuse, s'emparant de titres obscurs pour leur offrir une seconde jeunesse. Un style inimitable qui nous manquera assurément.

Merci Daft Punk...

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