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Film "Nowhere Boy" de Sam Taylor-Wood DVD Warner Bros 2011

Publié le par Annie et Kristel

John avant Lennon ou sa jeunesse entre la musique et son amitié avec Paul McCartney.

L'histoire : John Lennon a grandi dans une famille pleine de secrets. Élevé par sa tante Mimi, il retrouve à l'adolescence sa mère, Julia. Arrivé en âge de comprendre le mystère qui a déchiré ces deux sœurs, John veut les réconcilier. Une paix fragile s'installe, aussitôt ruinée par une tragédie. Mais sa mère a aussi légué à John un don précieux : la musique, grâce à laquelle ce jeune homme tourmenté va enfin trouver sa voie.

"Nowhere Boy" est un biopic retraçant les débuts des Beatles, en particulier à travers le parcours de John Lennon entouré de ses deux amis, George Harrison et surtout Paul McCartney. Basé sur les mémoires de Julia Baird, la belle-sœur de John Lennon, il est le premier long-métrage réalisé avec passion par Sam Taylor-Wood, qui n'avait alors à son actif que des courts-métrages expérimentaux dont "Love You More" primé par une Palme d'Or. Avant "Nowhere Boy", les films "Chapitre 27" avec Jared Leto et "The killing of John Lennon" d'Andrew Piddington, avaient déjà été consacrés à l'ex-Beatles sans pour autant traiter de sa période juvénile, avant qu'il n'intègre le groupe qui forgera sa renommée.

Sam Taylor-Wood a d'ailleurs reçu le soutien du réalisateur Anthony Minghella, disparu en 2008. "Nowhere Boy" lui est ainsi dédié. Pour parfaire le tout, le scénariste Matt Greenhalgh, à l'œuvre sur ce film, avait déjà collaboré à l'écriture d'un autre long-métrage musical avec "Control" d'Anton Corbijn, qui relatait la vie du chanteur Ian Curtis. L'un des défis de "Nowhere Boy" a été de reconstituer le Liverpool des années 50, peu de temps après la Seconde Guerre Mondiale. L'aspect final n'a cependant pas été gris, sombre, comme on aurait pu s'y attendre, mais élaboré afin de renvoyer directement vers la psychologie du jeune John Lennon.

La bande originale du film a de son côté été enregistrée dans les mythiques studios d'Abbey Road qui ont accueilli au cours des 60's plusieurs enregistrements d'albums des Beatles dont le fameux éponyme "Abbey Road". L'autre point positif de "Nowhere Boy" se caractérise par son casting, à commencer par Aaron Johnson qui a hérité du rôle de John Lennon, même si la ressemblance avec l'ex-Beatles n'est pas évidente. Mais la justesse de son interprétation d'un personnage si complexe avec ses failles, sa fragilité, son mal-être dans une existence où il ne parvient pas à trouver sa place, jusqu'à ce que la musique vienne illuminer son quotidien, apporte une force authentique au long-métrage.

Pour l'anecdote, Aaron Johnson a suivi une formation en amont du tournage afin de pouvoir assurer lui-même les passages musicaux. Il faut dire que Sam Taylor-Wood avait une idée très précise de l'acteur qu'elle voulait pour le rôle. En auditionnant Aaron, alors en plein tournage de "Kick-Ass", son allure, sa sensibilité, son phrasé emprunté à celui du musicien lui ont fait comprendre qu'elle venait de trouver son John Lennon. Une alchimie artistique ayant rejoint la réalité puisque Sam, devenue depuis Sam Taylor-Johnson, et Aaron se sont fiancés après le tournage, avant de se marier.

Seuls petits bémols dans cette composition presque parfaite : John Lennon avait les yeux marrons et non bleus comme c'est le cas dans "Nowhere Boy". De plus, Aaron Johnson, du haut de ses 20 ans, est en réalité plus âgé de 5 ans que son illustre personnage, John Lennon à 15 ans. Une excellente prestation qui lui a cependant permis de remporter l'Empire Award du jeune acteur.

 N'oublions pas les interprétations féminines remarquées de Kristin Scott Thomas, impeccables, dans le rôle de Mimi, la tante de John, et Anne-Marie Duff, qui campe Julia, la mère de celui-ci, auxquelles viennent s'ajouter deux des futurs membres des Fab Four, dont l'autre leader, Paul McCartney, incarné par Thomas Sangster ("Nanny McPhee", "Love Actually") et George Harrison, joué par Sam Bell dont c'était ici le premier film.

"Nowhere Boy", un biopic réussi sur une partie méconnue du parcours de John Lennon, avec un Aaron Johnson touchant. Le film nous permet de mieux comprendre la personnalité torturée du musicien entré depuis dans la légende, rebelle, toujours en quête de lui-même et du sens de sa vie, ainsi que la dualité John Lennon/Paul McCartney, si complémentaires dans leur créativité, que pourtant tout sépare déjà, excepté un drame similaire.

Un long-métrage intimiste, davantage centré sur la famille que la musique (le nom Beatles n'existant pas encore), ce que certains ont déploré, et se terminant bien trop vite, juste avant le départ des Fab Four pour Hambourg, là où tout va commencer.

A noter que "Nowhere Boy" est sorti aux USA le 8 octobre 2010, veille du 70ème anniversaire de John Lennon, devenu une source d'inspiration pour de nombreux autres musiciens, afin de lui rendre hommage. Malheureux hasard, une autre date comportant le chiffre 8 (8 décembre 1980), voyait disparaître ce grand artiste, épris de liberté et de paix, sauvagement assassiné par un "fan" qu'il avait déjà rencontré pour un autographe gentiment accordé, en toute confiance. John Lennon restera inoubliable par son charisme, ses mélodies, brillant pour l'éternité au firmament de la musique, loin d'un "Nowhere Boy".

Film "Nowhere Boy" de Sam Taylor-Wood DVD Warner Bros 2011

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Clip "Minefields" de Faouzia & John Legend 2021

Publié le par Annie et Kristel

Coup de cœur pour la révélation Faouzia et son titre "Minefields" enregistré avec le célèbre John Legend. Une chanson romantique, puissante, sublimée par un clip somptueux...

La superbe voix de Faouzia, de son vrai nom Faouzia Ouihya, actuellement l'une des étoiles montantes de la musique, ne demande qu'à envoûter le monde entier. Née à Casablanca au Maroc, elle déménage avec sa famille à l'âge de 5 ans au Canada. A 15 ans, la chanteuse remporte 3 récompenses au concours musical Chicane électrique : le Grand prix, la Chanson de l'année et le Prix du public, suivies d'autres distinctions dans son pays d'adoption. En 2018, la carrière de Faouzia prend son envol grâce à sa participation sur le titre "Battle" de David Guetta inclus sur le dernier album de celui-ci, "7". Quelques mois plus tard, elle fait sensation avec sa propre chanson "Tears of gold", avant de travailler avec les producteurs renommés Jesse Shatkin (Sia, One Direction), J Mike (Nicki Minaj, Little Mix), Ali Payami (The Weeknd, Taylor Swift) ou Jonas Jeberg (Kylie Minogue, The Jonas Brothers) sur ses nouveaux singles.

L'année dernière, Faouzia a aussi collaboré avec Galantis sur "I Fly", extrait de la BOF du film d'animation "Scooby", sans oublier le titre "I dare you" (en compagnie de Kelly Clarkson) chanté dans sa langue maternelle. Par ailleurs, le public français a eu l'occasion de la découvrir lorsque Faouzia a accompagné le rappeur Ninho sur le son "Money" issu de l'album "Destin" de ce dernier sorti en 2019.

A présent, Faouzia dévoile un duo de charme avec John Legend, inoubliable interprète de "All of me", son idole. Un rêve devenu réalité pour la musicienne, qui estime que leur rencontre artistique était une chance. "J'ai été honorée qu'il veuille se joindre à moi sur "Minefields" et je ne peux vraiment pas imaginer la chanson sans lui." Ensemble, ils nous proposent l'émouvante ballade "Minefields", également co-écrite par Charlie Puth qui joue du piano sur la version studio du titre, contrairement au clip, tourné en décors naturels, où Faouzia et John Legend alternent leur place derrière l'instrument, sur un lac, dans un champ irréel au milieu d'explosions.

Pour elle, "Minefields" symbolise les champs de mines, défis émotionnels que nous traversons, servant de levier pour soutenir ceux qui nous entourent. "La chanson examine ce que nous, en tant qu'humains, sommes disposés à faire pour retrouver un être cher, quel qu'il soit. Elle pose la question en période de désespoir : quels risques sommes-nous prêts à prendre, poussés par le pouvoir de l'amour ? Ceci est particulièrement émouvant en ces temps difficiles" explique Faouzia.

A noter que le titre est également disponible en version live acoustique mais aussi remixé par le duo français Ofenbach.

"Minefields", un véritable message d'espoir avec en guise d'écrin visuel un clip onirique, entre jour et nuit, calme apparent et tourments intérieurs...

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Livre "Un nouveau départ" Tome 1 : "Retour aux sources" de Christelle Morize Amazon 2020

Publié le par Annie et Kristel

N'avez-vous jamais rêvé de tout quitter, changer de vie pour mieux vous retrouver ? C'est le sujet choisi par Christelle Morize pour son nouveau roman au titre prometteur "Un nouveau départ".

L'histoire : Divorcée depuis cinq ans, Jane voit son existence bouleversée lorsqu'elle se fait renvoyer de son poste d'assistante d'édition quelques semaines avant les fêtes de fin d'année. Son quotidien est déjà difficile à supporter avec les reproches incessants de sa fille Charlie. L'adolescente ne lui pardonne pas d'avoir refusé de donner une seconde chance à son père. Déterminée à se reprendre en main, Jane décide de quitter Los Angeles pour retourner vivre dans sa ville natale du Montana, malgré les protestations de Charlie. Entre le remariage de son ex Brett, les caprices permanents de sa fille, et les étranges prédictions d'une vieille femme, Jane n'est pas au bout de ses surprises.

Avec "Un nouveau départ" et son tome 1 "Retour aux sources", l'auteure Christelle Morize à l'imagination fertile, dont nous avons déjà chroniqué "La maison du pasteur" et l'intégrale de la saga "Les morsures de l'âme" sur notre blog, renoue avec des thématiques qui lui sont chères : le Montana, contrée aux vastes et majestueuses étendues montagneuses, la famille, point d'ancrage d'une vie, les valeurs et leurs transmissions, l'amour qui arrive quand on s'y attend le moins, sans oublier un soupçon de fantastique, comme Christelle Morize sait si bien le distiller. Comment ne pas adhérer à cette histoire emmenée par Jane qui nous ressemble tant, une battante, une mère courage, attachante, souhaitant le meilleur pour Charlie malgré l'aveuglement de celle-ci, résolument du côté de son père, éblouie par sa réussite sociale ? Mais notre héroïne n'a pas dit son dernier mot en dépit de son injuste licenciement. Elle décide alors de se ressourcer là où tout a commencé pour elle à Bozeman, sa ville natale, dans laquelle la solidarité, l'amitié sont bien plus présentes qu'à Los Angeles. Christelle Morize nous livre ici un excellent récit dans l'air du temps incluant les nouveaux moyens de communication que sont les réseaux sociaux, utilisés par Jane pour avoir des nouvelles de sa fille qui ne la contacte pas, trop occupée par les préparatifs du remariage de son père à Londres, faisant ainsi pleurer son cœur de maman. Un désarroi palpable, accentué par les humiliations régulières de son ex-mari, l'odieux Brett, pour lesquelles il prend un malin plaisir. Heureusement, Jane va retrouver l'amour, lui permettant de tourner la page plus facilement et de s'épanouir, enfin. Un bonheur amplement mérité. Ajoutons à cela des tableaux prophétiques et des secrets familiaux venant conclure tel un cliffhanger "Un nouveau départ".

Une fin haletante qui nous fait ardemment désirer le tome 2.

Livre "Un nouveau départ" Tome 1 : "Retour aux sources" de Christelle Morize Amazon 2020

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La légende Daft Punk 1993/2021

Publié le par Annie et Kristel

Retour sur la légende Daft Punk et leurs albums les plus emblématiques ou comment deux frenchies ont réussi à conquérir le monde entier...

Après 28 ans de bons et loyaux services résumés ici de façon non exhaustive, le duo casqué Daft Punk, pionnier international de la French Touch, a tiré sa révérence avec panache par le biais de la vidéo choc "Epilogue" annonçant leur séparation. Celle-ci, postée sur Youtube le lundi 22 février 2021, qui dure près de 8 minutes, est en fait un extrait de leur film sorti en 2006 "Electroma", avec entre leurs mains robotisées or et argent, l'épitaphe "1993-2021", comme une conclusion à l'aventure Daft Punk commencée en 1993 par Thomas Bangalter ainsi que Guy-Manuel de Homem-Christo. Une révélation surprenante et sans raison officielle, le public attendant plutôt la sortie d'un nouvel album, créant une vague d'émotion sur les réseaux sociaux où les hommages sont aussi nombreux que les interrogations suscitées par la vidéo "Epilogue" mettant en scène le duo star dans le désert, toujours casqué, l'un d'eux explosant et l'autre s'éloignant.

Si l'histoire Daft Punk est aujourd'hui terminée, la particularité et marque de fabrique de ces musiciens est d'avoir rapidement choisi de cacher leurs visages, imposant le secret de leur semi-anonymat sans empêcher leur brillante réussite. En effet, leurs apparitions non casquées ont été rares, mais en cherchant bien, il est possible d'en retrouver des clichés.

En 1995, à Londres, une photo en noir et blanc dévoile leurs identités alors qu'ils n'ont que 20 et 21 ans. En 1996, ils récidivent lors d'une performance dans une discothèque de Dijon (dont la K7 audio a récemment refait surface grâce au gérant de l'établissement), ou plus récemment avec des photos volées par des paparazzis dans leur vie privée, notamment à l'occasion de la sortie de l'opus "Random Access Memories" en 2013.

Mais d'où vient ce nom de scène aussi mystérieux qu'étrange ? La réponse est aussi simple que déterminante pour la suite de leur carrière. Tout commence en 1986 au lycée Carnot dans le 17ème arrondissement de Paris où Guy-Manuel de Homem-Christo et Thomas Bangalter se rencontrent alors qu'ils sont tous deux en classe de 4ème. En 1991, ils forment un premier groupe, Darlin', avec le guitariste Laurent Brancowitz, qui rejoindra plus tard une autre formation française phare, Phoenix. Le trio signe un contrat chez le label anglais Duophonic, et sort un 45 tours contenant 2 titres : "Darlin'" et "Cindy So Loud". Cette première tentative sera hélas un échec et vaudra à Darlin' d'être traité de "Daft Punk" (littéralement "Punk idiot") par le pourtant célèbre hebdomadaire musical Melody Maker. Ce qui aurait pu être une humiliation a en fait été un déclic, une force pour Thomas et Guy-Manuel, leur donnant envie de se lancer dans l'électro en 1993 sous le patronyme Daft Punk, échangeant ainsi les guitares pour des consoles.

Ils se font rapidement remarquer et sortent en 1994 un maxi 3 titres baptisé "The New Wave". Mais c'est le suivant, "Da Funk/Rollin' And Scratchin'" qui attise la curiosité de journalistes et critiques, puis du public en s'emparant des dancefloors européens. En 1995, à l'aube de la gloire, Thomas et Guy-Manuel participent au festival des Trans Musicales de Rennes. Encore peu connus, ils apparaissent sans casques, et se produisent devant quelques centaines de personnes. Sur la lancée de "Da Funk", Daft Punk dévoile en 1997 son premier album intitulé "Homework" ("Devoir") en référence à sa conception dans la chambre d'enfant de Thomas Bangalter. C'est seuls que les deux musiciens le signent, rencontrant ainsi un immense succès. Parmi les futurs morceaux cultes, on retrouve "Rollin' And Scratchin'", "Da Funk" (avec notre clip coup de cœur ayant pour héros un chien si humain), mais aussi l'entêtant "Around The World" prononcé 144 fois dans la chanson. La vidéo, réalisée par le célèbre Michel Gondry, est quand à elle devenue légendaire avec sa horde de robots, squelettes et momies tournant en rond. 

Après "Homework", il faudra patienter jusqu'en 2001 avec "Discovery", le second album du duo au son plus disco-pop, qui marquera un tournant dans leur irrésistible ascension avec entre autres le tube clippé résolument manga "One More Time", un univers visuel qu'on retrouvera dans d'autres vidéos et participations des deux complices durant cette période. Un triomphe grâce auquel Daft Punk devient incontournable. En 2006, après 8 ans d'absence scénique, Thomas et Guy-Manuel se produisent, casqués pour la première fois, au célèbre festival américain de Coachella devant 35 000 personnes, au sommet d'une immense pyramide. Un grand moment qui restera dans les annales, point d'orgue d'une tournée de 9 dates. Par la suite, Daft Punk présente au festival de Cannes le film "Electroma" dont sera extraite la vidéo "Epilogue" qui signera leurs adieux.

L'année suivante, Thomas et Guy-Manuel dévoilent un nouvel opus live "Alive 2007" enregistré à Paris Bercy le 14 juin 2007. Il comporte des hits issus de leurs précédents albums remixés et parfois mélangés à l'image de "Around The World" couplé à "Harder, Better, Faster, Stronger", moment fort du disque, tout comme "One More Time/Aerodynamic" ou "Da Funk/Daftendirekt". "Alive 2007" vaudra au duo électro une nomination dans la catégorie "Spectacle musical de l'année" aux Victoires de la musique. Ce sera d'ailleurs l'unique fois que Daft Punk concourera dans la cérémonie française, qu'il boycottera en 2014 après la sortie de son 4ème album "Random Access Memories".

Après avoir fait danser la planète, direction Hollywood pour les deux robots qui composent la bande originale du film "Tron : l'héritage" réalisé par Joseph Kosinski, sorti en 2010. Le disque, enregistré avec l'orchestre philharmonique de Londres, s'affranchit de son statut de BOF pour devenir une œuvre de Daft Punk à part entière. La même année, le duo français, qui sera également décoré de la médaille de Chevalier de l'Ordre des Arts et des Lettres, apparaît sur scène lors de la tournée américaine de Phoenix à New York. 

Après des mois de rumeurs et un changement de label pour Columbia Records, Daft Punk sort enfin un 4ème album en 2013 baptisé "Random Access Memories". Composé de 13 titres dont un hommage au célèbre compositeur Giorgio Moroder ("Giorgio by Moroder") et de nouvelles collaborations ("Instant Crush" Feat Julian Casablancas et son clip avec des mannequins de cire au tragique destin), il est surtout porté par les participations du prolifique Pharrell Williams et du mythique Nile Rodgers sur "Lose Yourself To Dance" et surtout le tube planétaire "Get Lucky". "Random Access Memories" devient rapidement un succès phénoménal. Difficile d'imaginer alors que cet opus sera leur dernier.

Après le record mondial de "Random Access Memories", les deux amis continuent de faire parler d'eux entre les rumeurs de retour, de tournée et la sortie du documentaire "Daft Punk Unchained" en 2015. Mais finalement, c'est en compagnie du musicien The Weeknd que Daft Punk revient sur le devant de la scène en collaborant l'année suivante sur deux de ses chansons "I Feel It Coming" (reprise en français par Juliette Armanet) et "Starboy" issus de l'album éponyme.

Depuis, silence radio, exceptée une participation en qualité de producteurs au titre "Overnight" du groupe australien The Parcels. De nombreuses spéculations reprennent autour d'un come-back en 2017, les deux précédentes tournées ayant eu lieu en 1997 et 2007. Il faudra pour cela attendre le jour fatidique du 22 février 2021 avec cette annonce coup de poing : les Daft Punk se séparent, alors que le public pensait qu'ils participeraient à la mi-temps du Superbowl avec The Weeknd.

Les Daft Punk auront dès leurs débuts su marquer les esprits et capter notre attention, nous permettant de suivre leur odyssée avec passion grâce à des clips ingénieux, un son rétro-futuriste unique, envoûtant, solaire, à mi-chemin entre électro-pop, funk, disco, rock. Le duo aura travaillé en totale autonomie, d'où son originalité audacieuse, s'emparant de titres obscurs pour leur offrir une seconde jeunesse. Un style inimitable qui nous manquera assurément.

Merci Daft Punk...

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Livre "La jeune fille et Gainsbourg" de Constance Meyer Editions Archipoche 2010/2016

Publié le par Annie et Kristel

"La vie ne vaut d'être vécue sans amour", extrait de "La Javanaise", titre signé Serge Gainsbourg.

A l'occasion des 30 ans de la disparition de Serge Gainsbourg survenue le 2 mars 1991, nous avons souhaité lui rendre hommage à notre façon en vous faisant découvrir "La jeune fille et Gainsbourg" de Constance Meyer, qui fut le dernier amour, caché, de ce grand artiste.

 Présentation : Paris, automne 1985. Une adolescente de 16 ans, la tête emplie de rêves, dépose une longue lettre sous la porte de Serge Gainsbourg au 5 bis rue de Verneuil. Quelques heures plus tard, celui-ci l'appelle et l'invite à dîner. C'est le début d'une histoire d'amour qui durera 5 années, les dernières de la vie du musicien jusqu'à sa disparition en mars 1991. Serge et Constance se voient régulièrement, chez lui ou ailleurs. Restaurant, séance de travail, boîte de nuit, émission TV, virée au commissariat voisin, palace parisien, nuits blanches : ils partagent nombre d'excentricités. "Constant dans l'inconstance/ Tu ne sais pas où tu vas" écrit Serge dans "Sois plus doux avec moi" en forme de clin d'œil. Constance Meyer n'avait jamais fait publiquement état de cette relation. 25 ans plus tard, elle nous livre ce récit personnel, tendre et poétique, dédié à une icône de la chanson française et à un être hors norme. Ses mots, pour quitter le silence du secret, servent de thérapie à la jeune fille passionnée par la photographie et l'écriture devenue femme.

 Après "Lise et Lulu" de sa première épouse Lise Lévitsky, également paru en 2010 (chroniqué sur notre blog), "La jeune fille et Gainsbourg" de Constance Meyer, dernière femme de sa vie, propose une nouvelle approche intime du légendaire Serge Gainsbourg, comme les deux faces d'une même pièce. Pour info, "La jeune fille et Gainsbourg", déjà publié par L'archipel, a bénéficié en 2016 d'une nouvelle édition augmentée chez Archipoche. Agrémentées de nombreuses anecdotes sur ses rencontres avec Jean-Jacques Debout, le regretté Gilles Verlant et bien d'autres, ses souvenirs, son expérience d'auteure, en somme son existence après le Maître, ces quelques pages supplémentaires offrent un autre éclairage à ce témoignage touchant, pudique, par celle qu'on surnommait "L'étudiante", une histoire après tout pas si secrète. Constance Meyer aura réussi, malgré leur différence d'âge et le fait que L'homme à la tête de chou soit alors en couple avec Bambou, à lui apporter sa fraîcheur, sa jeunesse et paradoxalement sa maturité en éclairant les ultimes moments de sa vie.

Serge Gainsbourg, un homme contradictoire, resté au fond de lui un grand enfant, vulnérable, mais aussi provocateur de génie...

Livre "La jeune fille et Gainsbourg" de Constance Meyer Editions Archipoche 2010/2016

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Série "Poldark" Saison 1 à 5 DVD Koba Films 2015/2020

Publié le par Annie et Kristel

Zoom sur la série "Poldark" qui vient de s'achever après cinq saisons passionnantes...

L'histoire : 1783 en Cornouailles. Ross Poldark, donné pour mort lors de la guerre d'Indépendance en Amérique, revient sur sa terre natale frappée par la récession. Son père est décédé, la mine dont il devait hériter a fermé, et Elizabeth, sa promise, s'est mariée avec son cousin Francis. Trahi par les siens, Ross Poldark tente de reconstruire sa vie auprès de Demelza.

Difficile de définir la série britannique "Poldark" sans évoquer son côté romanesque, ses superbes paysages, et surtout la popularité du héros Ross Poldark, brillamment interprété par Aidan Turner. Bien sûr, les sentiments y sont présents avec les femmes de sa vie, Elizabeth (Heida Reed), son amour de jeunesse, et Demelza (Eleanor Tomlinson), sa flamboyante épouse, avec qui Ross fondera une famille lui permettant de trouver une certaine stabilité.

Sous des aspects fragiles, Demelza, est un personnage fort, indépendant, auquel on peut facilement s'identifier grâce à l'audace de sa modernité, n'ayant pas peur de dire ce qu'elle pense, prête à tout pour défendre et protéger les siens, à une époque où la gent féminine n'était destinée qu'au mariage et à donner une descendance à leurs époux. Cela occasionne de nombreux problèmes à Demelza et à ses frères dont elle est restée très proche, de surcroît, d'un milieu social moins favorisé que Ross. Un couple vedette, ciment de la série, dont l'union est parsemée de coups d'éclat et d'intenses retrouvailles.

Ross, quand à lui, a un côté sombre, impulsif, et son amour pour Demelza est mis à rude épreuve en raison de ses sentiments qu'il croit toujours éprouver pour Elizabeth. Mais ce serait réducteur de ne résumer la série qu'à cela, le contexte social durant cette période troublée de l'Angleterre, hantée par le spectre de la Révolution française, y occupant également une place importante. La pauvreté et la famine omniprésentes, les rivalités, notamment celle entre Ross Poldark et son ennemi George Warleggan (Jack Farthing), second époux d'Elizabeth, dont la jalousie envers celui qu'il pense être son rival devient maladive, les trahisons, le désir d'accéder à un rang plus élevé, les inégalités, les faux-semblants, la politique avec tous ses rouages dont l'espionnage, la quête de pouvoir, enrichissent cette fresque emplie des tourments de l'Histoire.

Ross, héros au grand cœur qui partage sa vie entre les Cornouailles et Londres, se bat contre les injustices, pour sauver sa mine ainsi que ses travailleurs, n'hésitant pas à braver le danger et à risquer sa vie parmi eux dans les entrailles de la terre ou à distribuer avec son épouse des vivres pour les familles des mineurs.

En outre, "Poldark" bénéficie d'une reconstitution minutieuse et grandiose dans les moindres détails : costumes, décors, sans oublier les magnifiques et incontournables falaises que les personnages arpentent régulièrement pour notre plus grand plaisir, témoins silencieux de leur destinée.

A noter que "Poldark" se conclut au terme de sa cinquième saison, au grand dam de ses nombreux (ses) fans. Et pour cause, la série, inspirée des romans signés Winston Graham, ne pouvait poursuivre l'aventure en l'état, l'auteur ayant choisi de faire l'impasse sur dix années avant de commencer son huitième tome "The stranger from the sea", la saga en comptant douze. Cependant, l'ultime saison puise son inspiration dans cet ouvrage comme l'explique très justement la créatrice de "Poldark", Debbie Horsfield : "Dans "The stranger from the sea", Winston Graham a laissé de nombreuses références aux événements censés s'être déroulés pendant ces années d'ellipse. On peut aussi déduire beaucoup de choses. Il y a bien sûr des intrigues et des personnages historiques, aussi bien dans les Cornouailles qu'à Londres. La saison cinq s'inspire de tout cela pour suivre la vie des Poldark, de George Warleggan et de bien d'autres dans cette période transitoire."

"Poldark" est une série mêlant histoire, sentiments, action, aux multiples rebondissements, qui vous fera vibrer au rythme des saisons toujours plus palpitantes, dans une Angleterre encore bien loin du Brexit...

Série "Poldark" Saison 1 à 5 DVD Koba Films 2015/2020

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Clip "Si je n'avais pas peur" Live des Mauvaises Langues 2019/2021

Publié le par Annie et Kristel

Souvenez-vous...

Au printemps 2019, nous vous présentions notre coup de cœur musical, Les Mauvaises Langues, un groupe Lillois composé de quatre excellents musiciens : Philippe Moreau (chant), Hervé Poinas (basse), Bertrand Denèle (guitare) et Laurent Combes (batterie), pour la sortie de leur septième album "Pourquoi, Comment ?" emmené par le single clippé "Passager, Passagère", une chanson entraînante, positive.

Aujourd'hui, nous les retrouvons avec leur nouveau single Live "Si je n'avais pas peur", également extrait de leur opus, enregistré et filmé le 17 octobre 2019 au théâtre Sébastopol de Lille, devant 1300 spectateurs pour célébrer les 20 ans de scène des Mauvaises Langues. Nous connaissions ce titre touchant en version studio grâce à notre écoute de l'album "Pourquoi, Comment ?", mais ici, "Si je n'avais pas peur" prend une dimension différente, impressionnante, puissante, renforcée par l'accompagnement des 55 choristes et des 12 musiciens classiques de l'ensemble Divertimento. Cette vidéo nous fait prendre conscience, alors que les salles de spectacles sont fermées et toute l'industrie artistique quasiment à l'arrêt, à quel point tous ces événements nous manquent, comme le plaisir de nous replonger dans la chaude ambiance des concerts, partager ces moments de communion et de passion, d'exaltation.

En attendant des jours meilleurs, vous pouvez vous réconforter en visionnant le clip Live de "Si je n'avais pas peur" et, pourquoi pas, (ré)écouter l'album "Pourquoi, Comment ?" des Mauvaises Langues dans lequel figure cette chanson enregistrée en studio.

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Clip "No Ordinary Love" de Sade 1992

Publié le par Annie et Kristel

Dans le rétro...

C'est en écrivant notre dernière chronique consacrée à l'excellent film "Une Sirène à Paris" de Mathias Malzieu, que nous avons fait le rapprochement avec le titre "No Ordinary Love" de Sade accompagnée de sa magnifique vidéo signée Sophie Muller, réalisatrice et photographe britannique. Un thème similaire, celui d'une sirène et d'un amour insaisissable. Une évidence qui nous a incité à partager le lien de notre article dans notre story Facebook avec cette chanson en habillage sonore.

Tout commence avec une sirène interprétée par Sade Adu éprise d'un jeune marin tombé à l'eau et avec qui elle a échangé un baiser dans une étreinte fugace. Au fond de sa demeure, l'océan, elle repense à lui. Puis, elle feuillette un magazine qui lui donne l'idée de se confectionner une robe de mariée. Après l'avoir revêtue et être devenue humaine, elle nage jusqu'au rivage dans l'espoir de le retrouver et de s'unir à lui. Arrivée sur la terre ferme, elle part à sa recherche dans les rues animées de la ville tout en se jetant du riz, inversant ainsi cette tradition de mariage. Sade entre ensuite dans un bar et boit de l'eau salée afin de survivre. Malgré ses efforts, ses recherches sont vaines. Impossible de revoir son amour. La jeune femme est dévastée par son absence. Ses pas la mènent jusqu'au port en attendant de redevenir celle qu'elle a toujours été, une sirène.

Bien que datant de 1992, "No Ordinary Love" reste intemporel grâce à la beauté et à la poésie de sa chanson et de son clip, tout à fait dans l'esprit de l'univers Sade, sensuel, soul, jazzy et mélancolique. Contrairement à ce qu'on pourrait penser, Sade est un groupe anglais, à l'origine des tubes "Your Love Is King", "Smooth Operator" ou "The Sweetest Taboo". Baptisée du prénom abrégé de sa chanteuse, Sade Adu, la formation se compose actuellement de Stuart Matthewman (saxophone, guitare), Andrew Hale (claviers) et Paul Spencer Denman (basse).

Malgré de bons avis critiques, "No Ordinary Love", premier single extrait du quatrième album de Sade "Love Deluxe", a reçu un accueil plus modeste de la part du public, n'atteignant jamais les sommets des charts, ce qui ne l'a pas empêché de remporter un Grammy Award pour la meilleure performance R&B dans la catégorie duo ou groupe non instrumental en 1994. A noter que le titre, d'une durée de 7'20 est l'un des plus longs de Sade, tandis que la version clippée a été raccourcie, passant à 4'01.

Le temps et la nostalgie aidants, "No Ordinary Love" a gagné ses lettres de noblesse jusqu'à devenir culte, repris dans des films ("Proposition Indécente" en 1993, bien que ne figurant pas dans la BOF), séries ("30 Rock", l'animé "American Dad") pour ne citer qu'eux, souvent dans un esprit de séduction, et par des artistes tels que le groupe Deftones (Feat Jonah Matranga, dont le chanteur Chino Moreno, est fan de Sade), Richard Marx, et surtout Pink avec Dallas Green, etc.

Photo extraite de l'album "Soldier Of Love" (2010) de Sade par Sophie Muller qui avait réalisé le clip "No Ordinary Love"

Une belle revanche pour le groupe emmené par la discrète et trop rare Sade Adu. Culte, assurément...

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Film "Une sirène à Paris" de Mathias Malzieu DVD Sony 2019/2020

Publié le par Annie et Kristel

Après "Jack et la mécanique du cœur", Mathias Malzieu du groupe Dyonisos nous emporte une nouvelle fois dans un univers créatif merveilleux...

L'histoire : Crooner au cœur brisé, Gaspard s'était juré de ne plus retomber amoureux. Quand à Lula, jolie sirène, elle n'a que le chant pour se défendre des hommes, en faisant s'emballer leur cœur jusqu'à l'explosion. Lorsque la Seine en crue vient déposer Lula au pied du Flowerburger, la péniche-cabaret où chante Gaspard, c'est un mini-tsunami qui va bouleverser leur existence. Lui, l'homme qui a souffert d'avoir trop aimé, et elle, la créature qui n'a jamais connu l'amour, vont apprendre à se découvrir et à chanter d'une même voix...

En choisissant de porter à l'écran son roman éponyme "Une sirène à Paris", comme cela avait été le cas avec "Jack et la mécanique du cœur", le musicien-acteur-réalisateur-auteur Mathias Malzieu, leader et chanteur du groupe Dyonisos, nous livre ici un conte moderne à la fois tendre, drôle, baroque, mais surtout réaliste, avec Paris, ville lumière en guise de décor. Pour Mathias, l'élément déclencheur a été la crue des berges de Seine survenue en 2016. Le paysage lui est apparu magnifié, aussi dangereux que poétique. En formidable conteur capable de nous surprendre et de nous émouvoir, il a alors eu l'envie d'écrire une comédie romantique et décalée à la façon d'un film de Frank Capra avec une sirène et un chanteur de cabaret pour héros, qui reste contre toute attente insensible au son de sa voix envoûtante et fatale.

Une alchimie qui fonctionne à merveille entre Nicolas Duvauchelle dans le rôle de Gaspard (à la belle carrière cinématographique depuis l'excellente série "Braquo", et récemment apparu dans le clip de Camélia Jordana "Silence") et Marilyn Lima, parfaite d'innocence énigmatique dans celui de Lula.

Bien sûr, la musique occupe également une place importante au sein du film. Le réalisateur en a écrit les titres, ceux de Gaspard, du Flowerburger, de la rencontre, et a composé le thème de Lula avec lequel elle tue, repris dans le refrain de la chanson "Une sirène à Paris", qui permettent d'en apprendre davantage sur les personnages et leur passé. Elles sont toutes interprétées par les acteurs, ravis par cette perspective qui demeurait un véritable challenge.

Pour Marilyn Lima, le défi de se glisser dans la peau d'une sirène a été comme plonger dans un autre univers. Entre la perruque, les deux heures de maquillage par jour, et le temps passé dans la baignoire dont l'eau devait être régulièrement réchauffée, elle a dû s'habituer à enfiler rapidement son costume et à privilégier dans son jeu d'actrice le haut du corps et les expressions de son visage.

 Cette histoire est la transposition d'une déception sentimentale ayant meurtri Mathias Malzieu au point qu'il a cru ne plus jamais pouvoir retomber amoureux. La sirène a été une métaphore de cette réalité qui enchante le réel avec une femme bien trop belle. Il devait inscrire ce récit dans un "réalisme magique", un conte certes, qui ne se déroulerait pas dans un lieu fascinant et inconnu mais à Paris dont le seul élément surnaturel et fantastique serait la sirène.

Pour Mathias Malzieu, les décors ont été capitaux, "Une sirène à Paris" étant son premier long-métrage en prises de vues réelles. Créer une atmosphère particulière à été essentielle afin de mieux s'immerger dans un monde magique reflétant l'esprit de Gaspard et des Surprisiers, avec son petit appartement ressemblant à une annexe du Flowerburger à laquelle s'ajoutent des détails propres à un célibataire vivant dans un atelier d'artiste. L'inspiration est également venue de cadres naturels. Le tournage extérieur et les scènes au restaurant ont été filmés à Paris. L'aquarium est celui du Trocadéro dont l'équipe a juste réaménagé certains emplacements, et les salles de bains ont été construites en studio.

Le casting joue un rôle primordial dans cette fable oscillant entre mélancolie et fantaisie avec également l'une des égéries de Pedro Almodovar, Rossy De Palma, toujours aussi tourbillonnante et fantasque, l'impérial Tcheky Karyo, Romane Bohringer, extraordinaire dans sa quête de vérité, le touche-à-tout Alexis Michalik dans un rôle surprenant, sans oublier Rodolphe Pauly.

A noter que le neuvième album de Dyonisos "Surprisier" a été écrit durant la conception du film "Une sirène à Paris", et comporte de nombreuses allusions au long-métrage même si il peut aussi s'apprécier de manière indépendante. Surprisier est en fait le joli terme inventé par Mathias Malzieu pour "Une sirène à Paris" afin de définir celles et ceux dont l'imagination peut changer le monde.

Avec "Une sirène à Paris", Mathias Malzieu accroche une nouvelle étoile à son univers poétique, celle de l'aventure parisienne d'une petite sirène d'aujourd'hui qui séduit par la douceur trompeuse de sa mélodie, et d'un amour impossible entre deux êtres que tout oppose. Une rêverie bien plus qu'un film...

Film "Une sirène à Paris" de Mathias Malzieu DVD Sony 2019/2020

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Clip "Pas Essentiel" de Grand Corps Malade 2020

Publié le par Annie et Kristel

"N'écoutez pas cette chanson, elle n'est pas essentielle..."

Voilà en quelques mots le thème de la nouvelle chanson signée Grand Corps Malade. Pour notre première chronique de l'année 2021 que nous vous souhaitons meilleure que 2020, nous ne pouvions pas occulter les problèmes que rencontrent actuellement le monde de la culture, de la nuit, mais aussi les commerces jugés non essentiels tels que les bars, restaurants, etc. Un sujet polémique que Grand Corps Malade n'a pas eu peur d'aborder dans son dernier titre judicieusement intitulé "Pas Essentiel". Un véritable cri du cœur...

Réalisée par son fidèle complice Mehdi Idir (alias Minos depuis peu) avec Jean-Rachid à la production ainsi que Mosimann côté musique, la vidéo "Pas Essentiel" de Grand Corps Malade fait intervenir de nombreux commerçants à l'instar de libraires, disquaires, fleuristes, cordonniers, barmans ou restaurateurs dont les établissements sont en grande difficulté. Rappelons que cette chanson de décembre 2020 a été écrite en réaction aux annonces gouvernementales floues notamment pour le devenir du monde de la culture, et reprend de façon ironique la formule employée pour les commerces considérés comme non essentiels. Elle reste toujours d'actualité, malgré la réouverture de certains d'être eux. 

Grand Corps Malade avait annoncé, peu avant, ce nouveau morceau aux sonorités électroniques par un happening sur la façade du mythique Olympia de Paris où le titre "Pas Essentiel" trônait en lettres rouges brillantes et lumineuses, alors qu'en parallèle le gouvernement confirmait que les lieux culturels (cinémas, musées, théâtres) resteraient encore fermés. Un message utilisé pour le tournage du clip qui nous fait aussi pénétrer dans l'antre magique de cette magnifique salle. En effet, outre la participation des commerçants dont nous vous parlions plus haut, nous suivons dans la vidéo la déambulation nocturne d'un homme masqué dépité de ne trouver que des bars et salles de spectacles aux portes closes. Attiré par les mots "Pas Essentiel" sur la façade de l'Olympia, celui-ci décide de monter sur scène pour tenter de revivre la joie et l'ivresse d'un concert dans le monde d'avant, un peu comme Grand Corps Malade s'imaginant déjà interpréter le titre en live face à un public heureux de le retrouver. Beaucoup ont cru qu'il s'agissait d'une initiative prise par la célèbre salle, mais le Bataclan a aussi montré son soutien en affichant "Pas Essentiel" de façon similaire. Grand Corps Malade s'en réjouit et souhaite que d'autres le fassent également, non pas pour une éventuelle promotion mais pour faire passer le message.

Le slameur, dont l'album "MESDAMES" connaît un beau succès, est un homme généreux et impliqué. Après avoir participé à l'album concept "Jours De Gloire" aux côtés d'autres artistes afin de défendre les valeurs de la République, il fait partie des 200 personnalités militant pour la vaccination rapide des Français afin que chacun puisse retrouver une vie normale. Ainsi, avec "Pas Essentiel", pour l'instant uniquement disponible en téléchargement, il a décidé de réagir à la fermeture toujours active des lieux culturels (mais pas seulement) en proposant ce titre aux paroles cyniques mais pertinentes. Une idée que Fabien avait en tête depuis le moment où il avait entendu que les endroits mentionnés étaient considérés comme non essentiels alors qu'ils font vivre de nombreuses personnes. Des propos maladroits, marquants, violents pour le monde culturel qui lui ont donné envie de s'exprimer au nom d'une industrie qui souffre cruellement. Une ode à une liberté qui nous manque et au retour tant espéré de la culture, dixit le musicien dont la prochaine tournée est prévue pour novembre 2021, si tout va bien. A noter que "Pas Essentiel" comporte un sample (concernant la partie sifflée) du titre "Street Dance" de Break Machine (1984), rendu possible grâce à l'autorisation de l'un de ces créateurs, Henri Belolo, par la voix de son fils Anthony.

A ce jour, la situation est loin de s'être arrangée pour le monde de la culture tout comme les restaurants, bars et clubs.

"Pas Essentiel", une chanson coup de poing en soutien au milieu artistique et aux commerces les plus vulnérables, avec qui nous sommes de tout cœur...

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